Salauds de pacotille

imagesJe suis déçue! Déçue, déçue…

Voilà donc les 343 de 2013. 343 salauds, disent-ils. En écho avec les 343 de 1971, j’ai bien compris. Celles qui osèrent affirmer: « J’ai avorté » défiaient la loi, cette loi de 1920 qui devait repeupler la France après le grand massacre de 14-18. Loi des pères, loi des hommes.

343, c’est donc juste l’intention pour les dits salauds d’aujourd’hui de tourner en dérision le courage des femmes d’hier. Pourquoi? Mais parce qu’ils sont trop subversifs, insolents, joyeux drilles, impertinents et drôles! Des marrants, on vous dit! Prêt à culbuter les idées reçues, à conchier le politiquement correct, à défier l’ordre moral des coincés du cul ! Dans quel but ? Affirmer leur droit à « aller aux putes ». Wow! La société toute entière en tremble sur ses fondations.

Mais j’ai beau compter, recompter, je n’en dénombre que 19 !  C’est bien gentil de défendre son droit testiculaire de base mais bon, ça exige un minimum de rigueur. On veut aller aux putes et on sait pas compter? Tsss… Tsss…

images-1Elisabeth Lévy, qui est à l’émancipation des femmes ce que l’Oncle Tom est aux Black Panthers, avait envie d’ « emmerder les féministes ». Pourtant, ma pauvre Elisabeth, sans ces féministes que tu vilipendes, sans ces « brigades du plumeau » que tu accables de ton mépris, tu croupirais à tes fourneaux, tu ferais ton ménage sans ramener ta fraise, tu végèterais sans éducation, sans droit de vote et sans pilule. Ce qui serait dommage, convenons-en.

liasse-billetsEn fait, elle a surtout envie de se faire de la pub sur le dos des mobilisations dont on cause. Elle a donc écouté Frédéric Beigbeder, ce qui implique un certain courage, convenons-en. Et Beigbeder, figurez vous qu’il a bobo à son portefeuille, à sa carte de crédit, à sa liasse d’euros, menacés de jachère. Je stupéfie au dernier degré ! Beigbeder paierait pour baiser ? Je croyais qu’il se contentait d’éditer dans ce but ! Or c’est en tant que micheton menacé que le fils à papa, qui commença dans la pub et en est aux caleçonnades, a pondu le « manifeste des 343 salauds », signé par les humoristes du moment, de Nicolas Bedos à Eric Zemmour. Large spectre.

Un extrait, pour faire plaisir ? Voilà:

« Nous considérons que chacun a le droit de vendre librement ses charmes – et même d’aimer ça. « .

Aimer ça ? Mais bien sûûûr! Sucer des demi-molles, des flapies, des odorantes, des grisâtres, si c’est leur fantaisie, à certaines, ça dérange qui, on pose la question, ça dérange qui?

Mais reprenons: 343, c’est pas vrai. En tout cas à l’heure où j’écris ces lignes et où le manifeste est déjà très commenté sur les réseaux. Mais qu’en est-il de « salauds », puisque c’est ainsi qu’ils ont choisi de se qualifier, les 19 ? S’ils n’ont pas la quantité, ont-ils la qualité? Salauds, en sont-ce vraiment ? Parce qu’attention, salaud, c’est pas donné à n’importe qui. Salaud, ça se mérite. C’est pas un mot, c’est un état, un statut, une façon d’être. Un art de vivre, oui, on peut le dire.

Or qu’est ce que je lis-je, sous la plume des affreux jojos autoproclamés ?

« Nous n’aimons ni la violence, ni l’exploitation, ni le trafic des êtres humains. Et nous attendons de la puissance publique qu’elle mette tout en œuvre pour lutter contre les réseaux et sanctionner les maquereaux« .

images-1Ça, des salauds ? Ça, des provocateurs ? Ça des courageux ? Des chaisières, oui ! Oh, les petites bites ! Rien dans le calbar ! Assumez, les gars, assumez ! C’est quoi ces précautions oratoires à la mords moi le gland ? Z’êtes subversifs, ou juste des flagada du mashmallow,  des mous du scoubidou, des raplapla du trilili ? Tant qu’à y aller, allez-y franchement, à la virile, à la légionnaire ! Soyez des salauds, des vrais ! Des voyous, des crapules, des durs de dur, des tatoués, des qui font peur ! Parce que si c’est pour enrober dans la dentelle, merci, mais on a déjà Frédéric Mitterrand ! Suffit pas de se proclamer salaud, encore faut-il être à la hauteur. Un salaud, un vrai, ça n’en a rien à foutre des autres. Et c’est votre gloire de mâles, votre superbe de dominants naturels, votre honneur de prédateurs de l’extrême que de le revendiquer ! Ne donnez pas dans l’édulcoré, le tiède, le timide! Ne la jouez pas petit bourgeois de la braguette, chaland cauteleux, timoré de la mutinerie ! N’élevez pas des palissades de respectabilité mesquine autour du champ flamboyant de votre juste révolte !

De plus, vous n’affirmez pas que vous y êtes allés, que vous y allez et que vous y retournerez ! Vous vous planquez, à la pleutre, derrière la formule « certains d’entre nous« . Alors ? On dit qu’on fait pas sa honteuse, mais on la fait quand même ? On braillerait dans le vide, pour la beauté du geste, par principe mais sans en être, sans y toucher, sans en tâter ? Mais lâchez vous, bande de chochottes! Vous êtes des princes russes, des vagabonds magnifiques, des génies étincelants, des julots célestes, des hussards sans entraves, exigez d’être sucés sur commande car tel est votre bon plaisir et pis c’est tout ! Qu’on sache où on en est!

Ou alors, fermez la.

 

 

 

 

156 réflexions au sujet de « Salauds de pacotille »

  1. Très beau texte, franc du collier et pas mou du genou du tout. Félicitations, sachez qu’en tant qu’homme je suis tout à fait d’accord avec votre analyse, votre opinion. Ce manifeste de 343 salauds pusillanimes est évidemment une immense connerie, qui ne rejaillit pas bien sur notre gent masculine. Las que ces butors persistent dans leur crasse bêtise, leur insensibilité pathologique, leur mépris des femmes comme d’eux-mêmes. Las, las…
    Bref. Perso, je n’ai jamais payé pour une relation sexuelle, et je n’ai pas l’intention de commencer. Je me désolidarise de ces pseudo-salauds, quitte à devenir leur salaud attitré… Non mais!

    • Ah, les fameux « holier-than-thou »…

      Moi, j’ai déjà payé, mais je me désolidarise complètement de ces pauvres crétins médiatiques.

      Jamais été particulièrement fier d’aller voir une pute. Plutôt le contraire, même (ce qui est autant dommageable). Mais aucun besoin de brandir cette fausse fierté hypocrite de ceux « qui n’ont jamais payé et n’en ont pas l’intention ».

      La misère sexuelle est protéiforme et la psychologie humaine à peu près imprévisible à long terme. Faut pas faire le malin, mon ami. Restez humble, va.

  2. C est ça qu’ils la ferme….je suis pleinement d accord avec ce que je viens de lire…on se croirait revenues au siècle dernier concernant le droit des Femmes qui, sans la vigilance quotidienne, n’ aurait pas vu les avancées tout de même….mais cela suppose des voix pour veiller … Isabelle en est une… Merci Isabelle pour nous représenter de belle sorte…

  3. Ou alors, fermez la.
    Oui voila tout est dit.

    Ces demis sels ,ces fats,ces imbus d’eux même,ces narcisses Etc…
    qu’il se la ferme une bonne fois pour toute.

  4. Déçue ? Nan, même pas ! Que pouvait-on attendre d’un Frédéric Beigbeder, d’un Eric Zemmour ou d’un Nicolas Bedos ?! Dégoûtée, je suis, c’est ça, dégoûtée ! Parce que leur manifeste, il est à gerber !!! Et d’une lâcheté risible, en plus de ça !!! Les putes ? Ben, en fait, oui, euh, certains y sont allés, d’autres iront p’tet, enfin, p’tet ben qu’oui, p’tet ben qu’non, on sait pas trop, quoi… ! Quel courage admirable !!! Les 343, elles, elles avaient toutes dit avoir avorté ! Et c’était interdit par la loi !! Mais bon, faut les comprendre aussi, ces pauv’ 19 ! Ils ont peur de se faire taper sur les doigts par bobonne en rentrant le soir à la maison…

    Ça ne résoudra pas le problème de punir les clients ? Peut-être, mais on n’a encore jamais essayé… Ça vaut peut-être le coup, pour voir… En attendant, si on arrive à faire baisser la demande, on parviendra peut-être à diminuer l’offre ?! C’est ça, la loi de l’offre et la demande, non ? Parce que les pauv’ 19, est-ce qu’ils se rendent compte que c’est, en partie, pour satisfaire « leurs désirs et leurs plaisirs » que, par exemple, des réseaux internationaux se livrent à un trafic juteux de toutes jeunes filles qui se retrouvent sur le trottoir sans autre alternative que d’y rester…???

    Et bien oui, qu’on les punisse, ces clients ! On devrait peut-être même leur couper la zigounette ! Mais non, c’est pour rire, c’est pour faire comme eux, ces pauv’19, c’est pour rire ! C’est tellement bidonnant, tout ça… !

    HP

    P.S. : sur le même sujet, lettre ouverte de Guillaume Chérel à Beigbeder, son ex (je crois !)-ami :
    http://www.rue89.com/2013/10/31/cher-fred-beigbeder-filles-seront-elles-putes-comme-les-autres-247107

  5. Bravo Isabelle, cette perche tendue vous a permis de vous défouler et de nous régaler d’un festival de bons mots sur le ton de la pertinence et de l’humour. On s’était déjà bien frictionné sur le sujet lors d’articles précédents. Vous connaissez ma position sur la pénalisation du client. Ce manifeste en est l’un des plus mauvais effets. Souhaitons que le débat s’élève vite vers le concret. En tout cas, merci pour le bonheur partagé par votre plume bien trempée. Je me demande si ça ne va pas donner envie à vos lecteurs de vous mettre gentiment en colère de temps en temps ;-)

  6. Ah ! Ca vous a fait du bien cette rage ! Quel style ! Un vrai plaisir à vous lire chère Isabelle. N’hésitez pas à récidiver. Bravo et encore Bravo !

  7. Certes faire le rapprochement avec des femmes qui se sont battues pour l’avortement et uniquement évoquer la répression pénal du client est pour le moins inacceptable. C’est aussi pour dire qu’avec Zemmour, de Koch et Rioufol qui sont d’affreux réactionnaires droitiers ne sont pas les mieux placés non plus pour défendre des femmes qui demandent des droits. Caubère c’est différent car lui, il est là depuis la première heure et n’a attendu personne. Cela dit, Isabelle Alonso agite depuis des années une réthorique puritaine et rétrograde à ce sujet. C’est justement un projet de loi réactionnaire et répressif que ne renie en rien la droite de l’Ump bien au contraire qui risque de faire évoluer le proxénétisme mafieux et criminel. Ces personnes prostituées doivent faire face aussi aux répressions parfois violentes de la police. S’il faut en effet, sortir des femmes le plus souvent sans-papiers et venant des pays de l’est de la traite, ça passe aussi par le fait de donner des droits à des personnes pour que celles-ci puissent exercer leur métier dans de meilleures conditions. Pour ainsi mieux faire face à des agresseurs potentiels qui sont rarement les clients qu’Isabelle Alonso et la plupart des abolitionnistes méconnaissent et aussi pour éviter le plus possible les Mst avec des meilleures protections sanitaires. Enfin je ne sais pas si ces bobos laïcards de gauche puritains qui vont sur le terrain de la droite dure à ce sujet, ont une vie sexuelle épanouissante ou pas ce n’est pas mon problème et je m’en fous. Par contre se mêler de ce que font des gens consentants en véhiculant des faux chiffres et déformant certains faits réels (partout où des politiques prohibitionnistes sont mis en place le proxénétisme mafieux ne baisse pas) tout en insultant des personnes demandant des droits, je ne supporte pas. Un tel projet de loi aussi répressif et réactionnaire est sans doute aussi constitutionnel. Aussi féministe respectable qu’est Isabelle Alonso par ailleurs, elle devrait comprendre que la liberté de disposer de son propre corps est menacé par un tel projet de loi inutile, répressif qui n’aboutira à rien où les personnes prostituées seront autant violentées par les mafieux proxénètes et devront face encore plus durement à la répression policière.

    • Je crois saisir que nous ne sommes pas d’accord et que nos deux points de vue sont difficiles à concilier. La démocratie, c’est le débat! Quant au rapport avec le « puritanisme », je ne le vois pas. Et l’allusion à la vie sexuelle des uns et des autres ne me parait pas pertinente. Je ne crois pas que les personnes prostituées et leurs clients soient mieux lotis que les autres.

      • Je ne dis pas pour autant que les clients et les prostituées sont mieux lotis non c’est l’inverse malheureusement. Le rapport avec le puritanisme c’est le fait de caricaturer, de se mêler de la vie intime des gens en leur disant non c’est pas bien, etc… C’est un service tarifé et non une relation sexuelle que l’on peut avoir dans un couple. Je vous remercie de me laisser m’exprimer ici car une personne que je nommerai pas m’a censuré. Là-dessus nous sommes en désaccord en effet.

    • « Isabelle Alonso agite depuis des années une réthorique puritaine et rétrograde à ce sujet ».

      Le puritanisme , il est de quel côté?
      Du côté de ceux qui considèrent que l’ accès sexuel inconditionnel au corps des femmes constitue un droit de l’Homme, même si celles-ci ne veulent pas d’eux, même si ça implique de payer des prostituées pour les violer, détruisant ainsi chez elles toute possibilité d’éprouver du plaisir–parfois définitivement?.
      Ou les féministes, qui sont au contraire pour le droit à une sexualité féminine libre, désirée, et pour le plaisir sexuel pour TOUTES les femmes, y compris les femmes pauvres?
      Les partisans de la prostitution veulent qu’il y ait d’un côté des femmes respectables et de l »autre des putains avec qui on peut tout se permettre: la maman et la putain, c’est la définition même du puritanisme.

      Et il n’y a jamais autant de prostituées qu’aux époques puritaines–cf l’Angleterre victorienne.

      Quand à traiter de « rétrograde » les abolitionnistes, vous ne manquez pas d’air: les rétrogrades, ce sont ceux qui défendent une pratique archaique aussi vieille que l’esclavage mais malheureusement plus difficile à éradiquer.

      • Bravo ! Ils manquent totalement d’imagination ces bonhommes, à toujours nous flanquer leur accusation de puritanisme au visage, alors qu’ils ne supportent pas l’idée de voir les femmes libres de désirer qui bon leur semble, libres de ne pas être obligées d’aller vers eux par nécessité !

      • J’avoue ne pas comprendre pourquoi après avoir affirmé que les féministes prônent et militent pour une sexualité libre, désirée, épanouie…etc… pour TOUTES les femmes… vous ajoutez « y compris les femmes pauvres ». Comme si le fait d’être « pauvre » enlevait ontologiquement l’essence de féminité ! Expliquez-moi ou reformulez pour que je passe cette difficulté d’interprétation (de ma part). En vous remerciant, JM KANINDA gyn-obst.

        • Sporenda voulait dire je pense que les femmes pauvres avaient de tous temps été d’avantage privées que les autres du droit à une sexualité libre puisque la société ne leur laissait guère d’autres choix pour gagner leur vie qu’être bêtes de somme domestique ou esclaves sexuelles. L’immense majorité des prostituées le sont pour des raisons économiques. « Belle de jour » est un pur fantasme cinématographique !

    • C’est étrange, mais c’est un fait : la sexualité prédatrice (« j’utilise l’autre comme un objet de plaisir »), qu’elle soit vécue ou fantasmée à travers le porno, débouche invariablement sur le puritanisme, qui clive le monde entre les « purs » (ceux qui sont « au-dessus » du sexe, en général des femmes : la mère, la compagne, la sœur, etc) et les « impurs »(ceux qui se « vautrent dans la fange », les « pervers » assumés ou honteux, en général les clients eux-mêmes, les prostituées et les filles du X).
      Qu’on relise à ce sujet l’un des titres-phares de l’Angleterre victorienne, Dr Jekyll et Mr Hyde (le moche, le mauvais Hyde est celui des deux qui « va aux putes »), et qu’on lise ensuite Alice au pays du porno de Michela Marzano (2005), par exemple. Rien n’a changé.
      Décidément, le sexe prédateur présenté comme libératoire (prostitution, porno) ne libère rien du tout. Au contraire, il enchaîne, fait régresser et dégrade ses clients. Comme on disait avant avec plus de justesse qu’on l’imaginait, « la prostitution, le porno, c’est la misère sexuelle ».
      Alors, ceux qui traitent les abolitionnistes de puritains, vous repasserez, merci.

      A Isabelle Alonso
      Hilarante, cette façon d’inverser les citations du lamentable machin pompeusement baptisé « manifeste » par une Elisabeth Lévy en plein délire de grandeur. On sent que ça venait des tripes, que c’était viscéral, que ça salissait moins votre blog à l’envers.
      Excellente initiative : l’hygiène, c’est fondamental.
      Et un grand bravo pour votre plume !

    • :-) Je pensais au légionnaire de la chanson, celui qui sent le sable chaud, tel qu’il est resté fixé dans la mémoire collective et tel que je n’en connais aucun. Et non pas à la mode actuelle, comme vous pouvez le deviner. Les tatoué-e-s que je fréquente n’ont pas grand chose à voir, nous sommes d’accord!

  8. Mme Alonso,

    Je suis d’accord avec votre papier ! Il faut absolument pénaliser les clients qui profitent de la détresse économique des femmes et de la manque de travail et d’éducation !
    Que les hommes profitent de cette détresse me paraît totalement aberrant et surtout dans un pays où l’on dit qu’il n’y a pas de machisme et d’hégémonie patriarcale ! C’est tout à fait le contraire et il faut continuer à els combattre ! BRAVISSSIMO MADAME !

  9. Merci. Merci pour les femmes qui ne peuvent pas s’exprimer, celles qui subissent tous les jours, celles qui ont combattu il y a 40 ans et qui se retourneraient dans leur tombes si elles voyaient à quel point leur combat est tourné en ridicule par des grandes gueules/petites bites. Quelle honte. Je ne sais pas ce qui est pire: que ces hommes aient signé ce texte, ou qu’ils ne voient pas où est le mal.

  10. Un grand merci @ vous Mme Alonso!
    Votre message me ravit et vous avez tapé juste!!!
    Non mais, pour qui se prennent ils pour oser parler (encore) ainsi en 2013!

    A nouveau MERCI MERCI MERCI

  11. Y a comme des illogismes dans ce manifeste qui me titillent … les 19 signataires actuels ne sont que des hommes qui montent au créneau contre une possible « loi sanctionnant les clients des prostituées ». Donc que des hommes signataires clients d’un côté, et de l’autre que des femmes prostituées ? Donc si la loi ne concernerait que des femmes clientes de prostitués hommes ceci leur conviendrait ? Mais prenons l’exemple de l’un des signataires, Basile de Koch, dont l’épouse fut l’égérie des manifs contre le mariage pour tous… donc dans ce couple l’un signe un manifeste pour la liberté sexuelle des clients de prostituées, et l’autre militait contre la liberté sentimentale de tous et toutes… donc il vaut mieux une liberté sexuelle tarifée qu’une liberté amoureuse ?
    Dans le passage du manifeste « nous ne saurions sous aucun prétexte nous passer du consentement de nos partenaires »… oups à la première lecture, j’avais cru comprendre qu’ils demandaient l’accord de leur épouse, compagne avant d’aller consommer… mais non « leurs partenaires », ce sont les prostituées… quand l’un paye pour un service, je ne vois pas bien où est le partenariat. Si je vais dans un magasin pour acheter une télé à un vendeur, il va me la vendre parce que c’est son boulot et qu’il est sous les ordres de son chef. Si je lui demande son consentement pour me la vendre avant, ça changera quoi ? Si il me refuse ce consentement, il ne fait pas de vente, si il ne fait pas de ventes, il perd son boulot… donc il n’a pas trop le choix du consentement ou pas.
    Le slogan « touche pas à ma pute » résume fort bien ce qui n’est que du non respect de leur/s partenaire/s, que ce soit leurs partenaires sexuelles payées ou leurs partenaires gratuites dans leur vie… j’suis peut être basique, mais quand on est bien dans sa vie amoureuse, dans sa vie sexuelle, on n’a pas besoin d’aller payer ailleurs pour des relations. Ces messieurs se disent non-frustrés, mais euh perso je crois bien que si… et puis il n’y a pas besoin d’être sorti de la cuisse de Jupiter, pour savoir quels dégâts font les réseaux de prostitution sur des milliers de femmes, si ces hommes avaient un peu de jugeote, rien que de penser à ces dégâts là, ils se poseraient la question de leur « complicité » à de tels dégâts, même si ils préfèrent fantasmer sur une prostitution « propre » où de zolies demoiselles vendraient leur corps en toute liberté parce qu’elles seraient tout à fait consentantes. Peut être que ces messieurs pourraient vivre leur vie ne serait ce qu’un jour pour voir si ils tiendraient le même discours après ? Pas la même chose ? Et pourquoi donc ?

  12. Bravo, je me sens sali par les 19/143 . Je suis certain que non seulement c’est un sale (petit) coup porté aux femme mais sans est un porté aux hommes, à la lutte pour l’égalité

    • Je vous comprends. Ce texte abîme les hommes. Mes trois fils, jeunes adultes se sentent souillés par ce texte. à quand le manifeste des mecs bien ?

      • C’est vrai quoi! Ce genre de salauds ne cessent de se plaindre et sur ce site entre autres, que les féministes les dénigrent. Mais ce sont eux et eux seuls qui se salissent en posant de tels gestes!

  13. Très jolie diatribe, par moment j’ai trouvé du Audiard dans le texte,saupoudré d’un peu de San-Antonio.Mais l’essentiel est dit et ces gars là ne savent plus quoi inventer pour faire parler deux.
    Merci pour ce texte Madame.

  14. Bravo Isabelle!
    Ces 19 garçons sont des pleutres.
    N’est pas salaud qui veut….
    Pathétique ce « manifeste » signé par un fils à papa, un people, un chanteur has been, deux journaleux réactionnaires et jen passe….

    • Le plus pathétique c’est Nicolas Bedos qui n’en finit plus de tenter de s’excuser sans se dédire. En plus il est nul. Ses chroniques dans Marianne sont chiantes. Je les saute.

  15. très bien écrit, comme souvent, et cela mérite d’être souligné !
    Mais c’est dommage de reproduire, pour tout inventaire de grossièretés (bien méritées), la palette des valeurs misogynes qui dit en somme « soyez des hommes, là vous en avez une toute petite ! » Ce type de défense, typique des opprimées, blesse momentanément le mâle, certes, mais finalement rétablit la valeur phallique pour tous les autres.

  16. On n’arrêtera pas la prostitution, ça ne me semble pas possible…il y aura toujours des arguments qui feront que des femmes (ou des hommes !) se retrouvent à un carrefour parce qu’ils sont en galère, entre autres… la pénalisation freinera peut-être, mais l’arrêter, je ne pense pas… sinon il n’y auraient plus de chauffards, ou de conducteurs alcoolisés.
    Par contre, que des espèces de bien-pensants pseudo-intello à la Beigbeder, Devos, Zemmou et compagnie se disent « euh non s’ils vous plait laissez nous la possiblité d’aller voir les putes… » nan là franchement ça me dégoûte, et ça m’énerve de voir des glands de ce genre soient toujours sous les projecteurs, malgré leurs innombrables conneries…

    alors oui, comme beaucoup d’autre plus haut, je dis bravo pour cette chronique ! les détours des partages sur les réseaux sociaux m’ont fait venir jusqu’ici, je pense que je croiserai votre route de nouveau dans les jours à venir, en passant sur votre blog pour quelques visites !

  17. @Sporanda, vous mélangez tout. Le puritanisme et la morale à deux balles est de votre côté. A lire vos commentaires, on voit que vous ne connaissez visiblement pas des personnes qui demandent des droits et leurs clients qui sont rarement des violeurs. Le puritanisme le plus rétrograde est de votre côté. Je ne suis pas fan d’Isabelle Alonso je la trouve respectable pour les combats qu’elle mène par ailleurs sauf lorsqu’il s’agit de lyncher Bigard ou encore Orelsan. Cette catégorie de féministes bobos laïcardes et puritaines sont en perte de vitesse depuis des années et faudrait vraiment être aveugle et déconnecté de la réalité pour ne pas le voir! Ces personnes qui instrumentalisent le tabou de la misère sexuelle d’un côté qu’elles ne connaissent visiblement pas et de l’autre le fait d’insulter des femmes qui demandent des droits je trouve ça plutôt indécent quand on se prétend féministe. Heureusement qu’il y a le Planning familial qui soutient ces personnes demandant des droits sociaux à juste titre. Ca va avec le fait de renforcer la lutte contre le proxénétisme du reste.

  18. Si j’apprécie la verve de ce petit texte, il m’ évoque davantage le règlement de compte entre collègues du PAF et une mise en scène personnelle plutôt qu’un plaidoyer anti je ne sais quoi. Sucer une bite molle, ou ramasser la merde et le vomi des autres au smic nounou dégressif à 6€43 de l’heure avec 3h de trajet par jour, pour moi le calcul est vite fait. Sucer une bite molle ma foi, c’est comme la merde et le vomi des autres, non ? On s’habitue ou pas. Si ça va pas, on change de job ! Le boulot, c’est un peu comme le divorce, non ? T’es pas content, tu changes de crèmerie. Combien de bourgeoises ne préfèrent elles pas de continuer à subir un gros porc à la maison juste pour son pognon… C’est interdit le mariage bourgeois peut-être? La chose qui m’amuse le plus dans ce manifeste c’est que SEULS 19 mecs ont eu les couilles de le signer alors qu’on trouverait aisément plus de 343 femmes prêtes à dire haut et fort qu’elles sont CONTRE la pénalisation des clients. Perso je suis contre les reseaux mafieux, mais je veux pouvoir disposer de mon cul comme je l’entends, y compris pouvoir faire un peu de fric avec. Ramené au salaire horaire, c’est mieux payé que le récurrage de chiotte à la maison avec un mec qui ronfle et pète au lit, les slips sales et j’en passe de tout ce que les bonnes femmes doivent supporter au cours de la vie dite « conjugale », coups du samedi soir compris quand on est en désaccord avec monsieur trop bourré.

  19. Tout en étant d’accord sur le fond, je trouve assez piteuses les références à Mimi Mathy et Frédéric Mitterrand. J’aurais préféré que seule la gouaille de Ruquier déteigne sur vous et pas ses vannes people à deux balles…

    • Frédéric Mitterrand a écrit un livre où il assume son recours à la prostitution.
      Quant à Mimi Mathy,je fais allusion à sa taille comme à celle de Joaquim Noah, parce que ça n’a rien de désobligeant. Elle assume avec tellement de naturel et de spontanéité qu’on oublie que certains y voient un handicap et je trouve génial qu’elle ait réussi ce qui n’était pas si évident!

      • Oui mais en la mettant – MimyMathy sur le même plan que Beigbeder que vous ridiculisez par rapport à Bret Easton Ellis … Je ne suis pas sûre que cela produise l’effet dont vous parlez…
        Et pourquoi parler d’elle en ce qui concerne sa taille, pourquoi attirer le regard là-dessus, et non pas son talent, son culot, son courage!
        Un peu la même bourde que Nicolas Bedos … quand il a signé ce truc épouvantable avant de se retirer … me semble-t-il …

  20. Isabelle, je ne suis ni féministe, ni chienne de garde, mais, putain (!…) quel bonheur de vous lire ! Je ne vous suis pas toujours dans vos combats mais ce texte et votre réaction me plaisent beaucoup. J’y rajouterai juste un petit truc : que, de province, (après de longues années en région parisienne, je vis maintenant en Bretagne) la revendication de ces messieurs (et, du coup votre réponse) font beaucoup confrontation « parisianno-parisienne ». C’est assez amusant à observer quand on a pris de la distance avec ce monde-là… Et c’est assez pathétique ces mecs ultra-branchés qui tentent un joli coup de pub sur le dos des putes. Quant à ces dernières, je leur souhaitent beaucoup de courage si elles doivent, pour survivre, se taper de tels baltringues…

  21. J’approuve, sans aucune réserve. Je fais mien ce coup de gueule, je le partage, je le diffuse.
    Et en plus, allez savoir pourquoi, ces 19 brêles, je ne peux pas les blairer!
    L’intuition féminine, sans doute!!!

  22. « . A lire vos commentaires, on voit que vous ne connaissez visiblement pas des personnes qui demandent des droits et leurs clients qui sont rarement des violeurs.  »

    A voir vos commentaires, on voit que vous ne savez absolument pas de quoi vous parlez.
    Depuis des années, je suis en contact avec des prostituées, (dont certaines sont des amies), j’ai réalisé toute une série d’ interviews de prostituées dont certains sont encore visibles sur ce sur ce site (je crois), j’ai échangé avec des assoces comme le Nid, la Fondation Scelles, qui aident les prostituées à s’en sortir et luttent contre le proxénétisme.
    Le dernier en date de ces interviews , celui de Laurence Noelle, auteur du livre « Renaître de ses hontes », et qui vient de témoigner devant la DDF de l’Assemblée Nationale et devant le Parlement Européen, va paraître sur ce site.
    Allez sur le site de l’Assemblé nationale, regardez son témoignage éprouvant–si vous en avez le courage–et on en reparlera.

    Vous, tout ce que vous connaissez sur la prostitution, c’est le point de vue du client–que vous êtes peut être.
    Alors comme dit Isabelle, renseignez vous, ou fermez là.

    • C’est vrai que des Thénardier comme vous savent tout sur tout. Hélas, vous truquez des chiffres avec le Mouvement du Nid, Osez le féminisme et Zéro Macho et mentez sur certains faits réels de la prostitution. Je pense que ce n’est pas uniquement sur le témoignage d’anciennes prostituées forcées que vous êtes crédibles, bien au contraire, sur ce sujet-là, il y a un mépris très insignifiant. Vos arguments, je les connais par coeur.

  23. Texte bien écrit mais à côté de la plaque, les 19 qui ont signé dénoncent l’hypocrisie d’une loi, ce qu’elle ne dit pas, et ce contre quoi elle devrait vraiment lutter mais ne le fait pas, c’est à dire, pénaliser un pauvre couillon car c’est plus facile:

    - que d’affronter les violentes mafias d’Europe de l’est qui sont les proxénètes.
    - pour ne pas lutter contre une immigration incontrôlable qui permet l’implantation de toutes ces femmes étrangères sur notre sol.
    -que de s’attaquer aux escort girls de luxe des puissants qui eux ne seront jamais inquiétés.

    Enfin mme Alonso, le manifeste des 343 salopes est, comme n’importe quel texte du monde peut être vilipendé, moqué parodié ou conspué, car c’est cela la liberté d’expression Française, ne vous en déplaise mme Alonso, ce nest pas une relique sacrée intouchable.

  24. Enfin mme Alonso, le manifeste des 343 salopes est, comme n’importe quel texte du monde, il peut être vilipendé, moqué parodié ou conspué, car c’est cela la liberté d’expression Française, ne vous en déplaise mme Alonso, ce nest pas une relique sacrée intouchable

  25. Obstétricien et gynécologue âgé de 59 ans, père de 3 filles et 2 garçons, aîné d’une fratrie de 9 sœurs et 2 frères… la loi VEIL a pesé lourd dans ma décision de passer le concours de gynécologie-obstétrique. La loi VEIL c’est un tournant salutaire dans l’histoire de l’humanité : faire en sorte que des milliers de femmes ne meurent pas des suites d’avortements réalisés dans la clandestinité (hémorragies, infections) ou ne restent pas marquées au fer rouge (stérilité, peurs et angoisses post- avortement clandestin) en dehors des « happy few » qui (en France) pouvaient prendre l’avion se faire avorter le week-end en Angleterre ou aux Pays-Bas…

    Quant aux faiseuses d’anges et aux médecins qui aidaient ou « rançonnaient » les femmes dans ces conditions, ils risquaient la prison, l’opprobre et la radiation de la profession.

    Dans ces conditions, le manifeste des « 343 salopes » avait pour but majeur ou ultime d’entraîner la prise de conscience de toutes les couches de la société et au-delà de la France, dans tous les pays du monde. Pour que cesse l’hécatombe… et pas tant de disposer de leur ventre ou de leur corps comme elles l’entendent ou l’entendraient. Ce qui au plan symbolique est évidemment non-négligeable et même capital car le corps de toute femme lui appartient comme le souffle de sa respiration !

    Les 343 salauds méritent mieux d’être appelés les 19 imbéciles ou les 19 idiots « utiles » à la connerie humaine car ils ne sont ni sincères ni convaincus de la justesse de leur « provoc » qui relève du concours d’école buissonnière consistant à savoir quel est celui d’entre nous qui fera pipi le plus haut et le plus loin possible.

    Que Nicolas BEDOS ait déjà regretté sa sortie et reconsidéré « la qualité » de ses co-religionnaires ou consorts chahuteurs en manque de notoriété.

    Bravo Madame ALONSO.
    Dr JM KANINDA

  26. Ces 343 salauds sont le résultat marketing de provocateurs les narines pleines de coco qui se croient drôles au troisième degré alors qu’ils dévoilent clairement leur vision du non-respect des femmes. La plus grosse insulte faite ici est pour moi le fait de reprendre un manifeste qui désobjectisait la femme et d’en faire le contraire sous couvert « d’humour ». D’ailleurs, le principe du site permettant d’envoyer un « mot doux » (sic) à un connard de la liste (en réalité une insulte twitter pré remplie) est une perversion de type sado maso qui laisse supposer les pratiques de ces malades. Je soupçonne ici clairement un site à dessein de recrutement de vraies dévoyées. Le tampon « repenti » sur la photo de bedos confirme que c’est un manipulateur affectif dangereux.

  27. Quelle bonheur de vous lire, Madame.
    Le meilleur moyen de lutter contre ces imbéciles pédants et prétentieux c’est décidément l’humour… et le mépris.
    Bravo!

  28. Quel talent ? C’est bien écrit, drôle sarcastique…le génie de Madame Alonso n’est plus à démontrer tout comme d’ailleurs celui des auteurs de ce manifeste..Probablement auront-ils l’occasion malgré leur apparent désaccord de se féliciter lors d’un bon resto de leur talent respectif…Qu’il doit être grisant de manier ainsi les mots….Il serait très injuste de prétendre que le souci de leur image si géniale soit elle, l’emporte largement sur les causes qu’ils prétendent défendre….
    Oui! Je ne doute pas que madame Alonso se soucie terriblement du sort des prostituées qui actuellement se gèlent sous la pluie à l’abord du bois de Boulogne…Je suis persuadé que ces actions souterraines et discrètes sont nombreuses…
    Non ! Madame Alonso n’est pas du style à lire et relire ses écrits et se dire…Waw ! Que je suis génial…Elle exècre d’ailleurs ces petits combats idéologiques d’intellos mondains….
    J’ai liké ce texte..je l’ai mis sur mon facebook, mais j’ai eu le malheur de le relire une seconde fois…Et alors là! C’est le second effet..Passé la forme, brillante, c’est un monticule de conneries, d’ignorance et de mépris…Mais on s’en fou…vous êtes si génial..vous et vos amis…
    Bien supérieur à ce minable ouvrier père de trois enfants qui s’arrête tous les lundi sur le bord de la route avec sa demi-molle et cette jeune femme africaine dont l’anhédonisme n’a d’égal que votre orgueil…
    Qui sont les vrais salauds ? Certainement ceux sont dont l’intelligence et le talent n’ ont de fin que flatter leur image…

    sportifmytho

    • Merci pour les compliments. Quant au reste, excusez moi mais vous parlez sans savoir. Vous n’avez pas la moindre idée de ce que vous affirmez. Faites moi crédit d’un peu de sincérité, parce que voyez vous, en l’occurrence, sur ce type de thématique, il y a surtout des coups à prendre. Et, heureusement, beaucoup de solidarité. Autrement ça serait vraiment décourageant.

  29. Très bien écrit. Une petite claque littéraire au language grossier, ça fait du bien quand les tournures sont remarquablement agencées, cohérentes et spontanées. C’est rythmé et presque poétique.

    La prostitution est un fléau qu’il faut éradiquer. Est-ce que ceux qui achètent les services d’une prostituée se soucient un tantinet de son histoire, si elle est forcée de le faire, si elle a un proxénète, si elle se drogue, si elle a peur? Je ne crois pas. Ils ne cherchent pas un psy ou une relation de respect. Ils l’utilisent comme un trou pour y incérer leur envie qu’ils monnaient volontairement comme pour compenser le côté malsain de l’acte. Forcément, l’argent achète tout !

    Un autre argument qui m’énerve de ceux qui défendent l’accès à la prostitution c’est qu’ils pensent que la femme est libre d’utiliser son corps et devenir pute. Mais dès qu’il s’agit de leur femme, mère ou fille, il n’y a plus personne. Subitement, ils considèrent le plus vieux métier du monde comme trop dégueulasse et horrible pour qu’il soit choisi pour leur famille. Tiens donc ? Chez les autres oui mais pas chez moi. Pourquoi ? Parce qu’ils savent très bien que tout ce qui entoure la prostitution n’est pas des plus glorieux. Et pourtant ils l’a défendent.

    Le coup de gueule d’Isabelle est superbe et je l’a rejoinds. J’irai même plus loin en disant que certaines femmes ont des couilles là où certains hommes n’en ont pas.

  30. Que voulez-vous dire: « Elle a donc écouté Frédéric Beigbeder, qui est à Brett Easton Ellis, son idole, ce que Mimi Mathy est à Joaquim Noah.  » ?
    Merci

  31. @sporenda Je sais quand même de quoi je parle même si évidemment qu’il y a des personnes bien mieux placé-es que moi, les gens que vous insultez en permanence avec collègues et camarades de lutte comme Muriel Salmona ou encore Christine Le Doaré. Vous truquez des chiffres, déformer certains faits. Vous mélangez honteusement prostitution forcée contre laquelle il faut évidemment lutter et prostitution choisie. Je pense que c’est plutôt vous qui devriez vous taire au lieu de parler à la place de certaines personnes qui vous diront bien des choses du fait de votre ignorance et votre mépris.

  32. j’ai découvert votre blog par l’intermédiaire d’un message sur facebook concernant les 343 salauds. Un texte de grandeur teneur. Et je me suis demandé comment m’abonner à votre blog mais je n’ai rien trouvé. Cordialement

    Dominique

    • C’est vrai que je crois que ça n’a pas été prévu par les geeks et néanmoins amis qui ont concocté le présent site! Il faut venir de temps en temps en attendant que j’ai trouvé une solution.
      Merci pour votre message.

      • (Si vous me permettez, chère Isabelle) : Si, si, vos geek z’amis ont prévu le coup : j’ai coché, en bas de mon premier commentaire, la case « notify me of new post by email » et depuis je reçois votre prose directement dans ma boite mail, avec un lien fort pratique qui me permet d’arriver directement sur la bonne page. Vive les geek féministes ! ;)

  33. Lorsque Frédéric Beigbeder s’est mis à poil pour vendre son magasine, un soir sur Canal + j’ai modestement pensé  » la on touche le fond » . (n’ai pas pute qui veut) bref ….. quand à la liste des 19 mecs à problèmes, sans doute « troma » , je ne suis même pas étonnée …Les chats ne font pas forcement des chiens …..

    Sinon j’ai mis votre blog bien au chaud dans le mien , dans la liste « chouchous »….

  34. Ce sont les femmes qui font les hommes, et les mères qui font les pères…
    Pensez-y !!
    et heureusement qu’il a des femmes comme vous qui osent dire pour faire quelque chose.
    cela étant, en tant que sexologue universitaire, je tiens quand même à faire une distinction entre la minorité qui aime son métier et la majorité qui y est obligée. je témoigne en avoir reçu des deux catégories en cabinet.
    la misère sexuelle est un fait !
    et la légalisation de la prostitution diminue le nombre de viols, selon les chiffres établis.. (et je sais en écrivant cela à quel point les chiffres peuvent être manipulés).
    un précédent intervenant fait, à mon sens, une remarquer extraordinaire : demandez à ces ‘salauds’ s’ils accepteraient ce travail pour le femme ou leur fille. s’ils disent oui, alors rien à redire…
    Merci Isabelle, je suis fan.

    • Merci pour votre fanitude, sincèrement, mais permettez moi de vous faire remarquer qu’en tant que « sexologue universitaire » (kèz’aco?) vous avez fait tenir en peu de lignes une compilation presque exhaustive des clichés les plus éculés sur la prostitution. Je crains que nous ne soyons pas d’accord sur la plupart de vos idées sur la question. Mais que ça n’empêche pas le dialogue.

      • kezako ? sexo = master en sciences de la famille et de la sexualité (psychothérapie spécialisée).
        je peux entendre que vous n’aimez pas ce j’écris, en même temps, vous comprendrez qu’intellectuellement parlant, faire comme si je n’avais jamais entendu des femmes témoigner (même si elles sont peu je vous l’accorde) pour, ce serait passablement malhonnête. préférez vous n’écouter que la majorité ? et nier les minorités ? l’enjeu ici est le respect de la Femme, donc de toutes..

        • je devrais peut-être préciser qu’en Belgique, les conditions des Femmes travaillant dans le milieux du sexe ne sont pas les mêmes qu’en France. et chez vous, je comprends que c’est atroce !

          • :) bien sur que vous trouverez des témoignages atroces, pcq il y en a ! pour la majorité.. et en même temps, les lois en Belgique leur permettent d’être indépendante déclarée, et de gérer leur clientèle en toute sécurité.

  35. Ping : Prostitution. Les "paye pour jouir" me dégoûtent, c’est ma liberté ! | Laconnectrice's Weblog

  36. « en Belgique leur permettent d’être indépendante déclarée, »

    Les lois leur « permettent » …
    C’est très joli, mais est-ce que leurs proxénètes leur permettent?
    Eux, que leur « cheptel » soit « déclaré », ça ne les intéresse pas du tout!
    Déclaration: impôts à payer, très peu pour eux.
    Vous avez une vision complètement mystifiée de la prostitution.

    • ce que vous dénoncez, très vrai, concernant une majorité de cette population. il reste une minorité, qui a le droit d’être respectée.
      Vision mystifiée, c’est selon votre conception du mythe. il existe pourtant des femmes indépendantes qui paient des impos, preuve sur papier. Vous désirez en faire des mythes, comme si elles n’existaient pas ? je n’ai pas bien compris, excusez moi.

      • « qui a le droit d’être respectée »: certes. Où avez vous perçu du mépris dans ce que j’écris? En outre le fait de payer des impôts démontre la dimension proxénète de l’Etat, pas le « libre » choix de quiconque.
        Analyser un système, en l’occurrence le système proxénète ne constitue en rien un jugement moral des personnes prostituées. C’est une analyse politique. J’espère que ça, vous pouvez le comprendre.

    • Qu’elles sont très minoritaires.
      Que le rapport n’est pas pour autant symétrique.
      Et que j’ai sur elles le même jugement que sur les clients masculins: il s’agit d’un abus de pouvoir et d’une violence, quelle que soit la personne qui l’exerce.

      • Même si elles sont minoritaires, elles existent (Josiane Balasko en a fait un film) . Si vous défendez le droit des femmes, alors il faut défendre le droit des femmes d’aller voir des prostitués hommes.

        Isabelle, je ne dis pas ça pour vous embêter mais il y a beaucoup de femmes divorcées qui sont malheureuses de ne pas trouver de mecs. J’estime que ces femmes ont le droit d’aller voir des escort boys comme les hommes qui vont voir des escort girls.

        Je suis pour une « assistance sexuelle » dans le sens ou tout le monde a le droit a une sexualité : les handicapés, les moches, etc…

        Pourquoi priver ce droit à ces gens ?

        Je suis pour une prostitution « controlée » (oui j’ai les couilles de le dire même si je ne suis pas un salaud) , c’est à dire sans mafia, ni proxénète , ou les prostitués seront rémunérés comme des salariés « normaux ».

        • Il y a beaucoup de handicapés qui ne supportent pas la pitié. Ils ont raison; la pitié affaiblit a dit Balzac . Ils sont solidaires des prostituées qui sont aussi des personnes stigmatisées qui n’ont nul besoin de votre condescendance. Quant à ces femmes qui feraient appel à ces services, on ne peut douter qu’elles n’ont pas grande estime pour les hommes en les traitant comme des objets. La désespérance n’excuse pas tout!

  37. Quelle éloquence bravo.!ce problème est épineux.des femmes ou des hommes choisissent librement ou par nécessite de se prostitues.Ok je suis contre les maqs violences ect…Évitons la guerre des sexes cela est sans intérêts :a part le fait d’exacerbé les sentiments.personnellement.je trouve le deal du plaisir nul …je ne vois pas ou cela mènera ? L’égalité me semble être une bonne chose

  38. Il ne s’agit pas de raconter n’importes quoi.la provocation ne mène a rien ! Je sens bcp de frustratio’ dans vos propos.bonne continuation.! Cdommage que votre énergie ne soit pas utilisée dans un objectif pour faire avance et résoudre les problèmes…

  39. « Il ne s’agit pas de raconter n’importes quoi »

    D’accord, on se le tiendra pour dit désormais: sur la prostitution, les prostituées (et celles qui les écoutent et relaient leurs propos) racontent n’importe quoi.

    Sur ce sujet, seuls savent de quoi ils parlent les individus de sexe masculin qui sont les mieux placés (en plus de leur évidente supériorité intellectuelle et orthographique) pour savoir ce que pensent, ressentent et vivent les femmes.

    On attend avec impatience votre opinion autorisée sur le viol, l’accouchement et l’orgasme clitoridien.

  40. Bravo ! Ne « surveillez » surtout pas votre langage, ça fait telle ment plaisir !
    Je propose cette citation du valeureux Eric Zemmour dans son livre (ne pas acheter) : « Le poil est une trace, un marqueur, un symbole. De notre passé d’homme des cavernes, de notre bestialité, de notre virilité. De la différence des sexes. Il nous rappelle que la virilité va de pair avec la violence, que l’homme est un prédateur sexuel, un conquérant « .
    Alain, homme féministe de 73 ans…
    Oui nos prédateurs poilus sont bien des « salauds »!

  41. Ce qui me frappe le plus dans l’initiative de ces abrutis, c’est le nom qu’ils ont donné à leur manifeste : il a fallu qu’ils copient l’original (celui des « 343 salopes »). Il y a là volonté d’appropriation de ce qui appartient aux femmes. Quand Zemmour a écrit « Le premier sexe », risible (mais néanmoins insultante) « réponse » au « Deuxième sexe » de Simone de Beauvoir, c’était pareil. C’est « C’est bien, donc je le veux ».

    J’ai des chiens (des adoptés), des mâles et des femelles, et j’observe un phénomène analogue : en promenade avec une femelle et un mâle, quand la femelle fait pipi, il faut systématiquement que le mâle refasse pipi (même une demi-goutte) exactement au-dessus. Qu’une femelle puisse « laisser sa trace », c’est impossible pour lui.

    Chez les chiens, ce comportement est drôle. Mais chez les hommes, il me semble inquiétant.

    • Euh, alors moi j’ai une chienne qui va faire exactement ce que fait votre mâle. Serait-elle un mâle ? Un chien manqué ? Ou bien les rapports de territoire chez les animaux, comme chez les humains, sont à détacher du genre ?

    • Merveilleux texte d’Isabelle, comme à chaque fois, merci.
      Tout aussi d’accord avec le commentaire ci dessus, ces 19 mouligasses ne savent que copier mais sans courage car les femmes qui affirmaient avoir avorté le faisaient alors que la loi interdisait l’avortement. Au jourd’hui, ces 19 pleutres peuvent avoir une relation sexuelles payantes sans être inquiété.

  42. Je pense que ce qui doit être clairement annoncer c’est que notre société dans son ensemble, refuse clairement quil soit légitime à quiconque d’acheter un service sexuel (en général acheter à une femme par un homme).
    A la question, souvent posée, « voudriez-vous que votre fille/soeur/mère/femme se prostitue », une immense majorité d’hommes répondraient « non » sans hésiter et pourtant je crois avoir vu que 70 ou 75% des gens en France souhaitaient que la prostitution « libre » (ha!) soit autorisée.
    Moi je souhaiterais poser une autre question : »souhaitez-vous que votre petit garçon considère qu’il y a entre lui et sa petite copine de classe une différence fondamentale puisque lui pourra, quand il sera grand, mettre qqs billets sur la table de nuit et coucher avec elle même si elle n’a aucun désir pour lui? »
    Souhaitons-nous transmettre ce message à nos garçons (et à nos filles)?

  43. PS et à tous ceux et celles qui crient à la légitimité que donne « la misère sexuelle » à aller acheter du sexe je poserais qqs questions:

    1) comment un rapport avec qqun qui ni ne vous aime, ni ne vous désire, vous sort de cette misère sexuelle? une masturbation ferait tout aussi bien l’affaire et ne ferait de mal à personne

    2) Les hommes ont-ils un droit inaliénable d’avoir à leur disposition un cheptel de femmes sacrifiées qui ne seront les mères, les soeurs, les filles de personne bien sûr, mais qui par contre seront svnt la propriété d’autres hommes (ce que le client fera mine d’ignorer)?

    2)le fait d’avoir ENVIE de qqchose donne-t-il le droit de se le procurer auprès de qqun qui se dit consentant contre rémunération? La société doit-elle accéder d’une manière ou d’une autre à toutes les envies pourvu qu’on puisse payer?

    3) Quid des gens qui « consentent » à se faire enlever un rein, un morceau du foie de manière consentie contre rémunération ds certains pays pauvres? Pas grave, « on vit très bien avec un rein » et « le foie, oh le foie ça repousse! ». Ces pratiques ont déjà lieu (au Pakistan et au Bengladesh par ex), alors, puisque ces pratiques existent, doit-on les entériner pour pouvoir mieux les « encadrer »?

  44. Ping : blaqswans | cygnes noirs

  45. Merci, Isabelle Alonso, pour cette réponse aux « salauds »… qui ne sont que des « bobos » si ce n’est des « bonobos »… et qui passent leur temps à confondre prostitution et érotisme… en tant que fille de l’une des signataires du manifeste des 343, encore merci !
    Met avis qu’ils confondent leurs petites partouzes privées avec la vie du trottoir ces hommes…
    Bettina

  46. Bonjour Madame Alonso

    Je vous apprécie comme vos prises de positions féministes mais le projet de loi de la pénalisation du client me choque profondément (comme beaucoup de féministes, de travailleuses du sexe d’ailleurs) car elle touche à la vie privée et intime des travailleuses du sexe et des « clients ». Elle n’opère aucune distinction entre la prostitution libre et la prostitution contrainte. Je pense même que cette loi est totalement hypocrite comme souvent, une loi d’une portée essentiellement symbolique destinée à se donner bonne conscience qui ne se traduira par aucun progrès pour les vraies victimes des réseaux. Les policiers qui s’occuperont à chasser les clients seront d’autant de policiers en moins contre les trafiquants et les proxénètes.

    Et sur les clients, sachez que pour ma part si j’ai fréquenté des escorts dans des relations totalement consenties (où est le crime ?), c’est parce que j’étais totalement bloqué avec les femmes. J’étais encore puceau à plus de 30 ans pour vous donner une idée…J’aurais voulu faire autrement, j’aurais pu aller voir vers un psy, coucher avec la première venue qui voulait bien, mais je suis passé par cette sorte de thérapie et d’apprentissage par des professionnelles du sexe.

    Vous ne pensez pas qu’un homme puceau de 30 ans puisse avoir ce besoin de cette expérience physique qui a également des conséquences sur ses rapports aux autres, sur sa confiance ?

    Je précise qu’une femme pourrait avoir la même envie. aussi.

    A des hommes ou femmes handicapés socialement comme moi qui pourraient s’en sortir autrement, il y a aussi le cas d’hommes ou femmes handicapés physiquement qui n’ont pour certains même pas la possibilité de se masturber.
    Je pourrais vous conseiller le film The sessions qui traite de ce sujet et de l’assistance sexuelle qui a été mis en place dans des pays très évolués comme on dit. Je pense que ce genre de dispositif est bien plus humain et moins dégradant qu’une loi hypocrite et inutile.

    J’espère que vous ne me dénoncerez pas à la police.

    Merci.

    • Non, je ne suis pas d’accord avec vous. On ne justifie pas la misère des uns par celle des autres. Non.
      Quant à vous « dénoncer à la police », si c’est une blague, elle doit être drôle quelque part, mais je ne vois pas où.

      • Pour la police, vous ne souhaitez pas criminaliser les clients ? je suis par conséquent un criminel (ou ex ou futur).

        Pour le reste, vous me répondez par un slogan, une idée toute faite « on ne justifie pas la misère par la misère », les partisans de cette loi d’ailleurs n’ont que des arguments idéologiques.

        Comment cette loi sera appliquée ? ils s’en préoccupent moins (s’introduire dans la chambre à coucher des gens, mise sur écoute, traque sur internet, on n’est pas loin des sociétés totalitaires qui s’intéressent à la vie sexuelle des individus avec combien de policiers occupés à chasser des clients à la place des criminels ?)

        le peu de clients qui se feront prendre mais avec quels ravages ? divorce, suicide, vexation publique, ils s’en moquent…

        la loi arrêtera la prostitution et l’esclavage ? ils ne l’espèrent même pas mais c’est pour le principe et l’idéologie.

        les effets pervers de la loi ? la clandestinité accrue pour les prostituées, ils s’en moquent..

        Fournir une prestation sexuelle en échange d’argent serait toujours de l’esclavage conscient ou inconscient, un point c’est tout. Et le client un violeur donc. Le monde n’est donc pas compliqué et on évite de réfléchir.

        Pas une seule seconde, ils envisagent l’idée d’une prostitution libre et assumée. Bien sur, personne ne le fait par plaisir (comme beaucoup de travailleurs), mais ces femmes et hommes estiment qu’ils peuvent gagner de l’argent ou plus d’argent de cette manière ? ce sont des personnes adultes et vaccinées de quel droit pouvez vous les juger ?
        Une femme peut préférer être escort que travailler à l’usine. C’est sa liberté.

        Vous retournez d’un revers de main la misère sexuelle, le cas des handicapés mais que leur proposez vous ? rien ?

        Merci pour l’espace d’expression que vous m’offrez et cette tribune stupide des « salauds » vous a bien rendu service car autrement en lisant les arguments des uns et des autres, je suis convaincu que cette loi est dangereuse, liberticide et totalement inefficace dans ses objectifs de lutte contre l’esclavage.

    • Monsieur,
      Un peu de sérieux. L’esclavage consenti ou libre n’existe pas et n’aurait d’ailleurs aucun sens. De même la prostitution « libre » n’existe pas, les contraintes existent toujours mais subtiles, « invisibles, « symboliques » comme le GOLF jadis… ou le « dôme de verre » qui dans une volière empêche les oiseaux de voler plus haut ou de recouvrer leur liberté. Ainsi, y a-t-il très peu de femmes chez GOLDMAN SACHS et en général 33 % moins payées qu’un homme dans la même fonction. La prostitution n’est pas un métier ni une profession cest de l’esclavage : ni plus ni moins.

      • je suis très sérieux, moi je parle de choses très concrètes, pas de Goldman Sachs.
        Vous connaissez des prostituées, des escorts ? qui êtes vous pour les juger et dire qu’elles sont débiles de faire ce métier librement et qu’elles sont des esclaves ?
        Bien sur qu’elles le font pour l’argent et pas pour le plaisir mais comme tout travail et certaines ont choisi ce travail à la place d’autres.

    • Si vous aviez la même indulgence et compréhension envers les prostitués que vous en avez pour vous même, vous ne tiendrez pas ce genre de discours. Et en plus, vous demandez à la société qui vous  »handicape » de l’être également. Cela n’a aucun sens. Battez vous contre les préjugés machistes que la société vous impose au lieu de défendre un besoin créé lui-même par cette société.

      Il est certain que la loi ne parviendra pas à attraper tous les clients car ils sont suffisamment sournois et aidés par les proxénètes. Il faut comprendre que cette loi a aussi une porté de choix de société dans laquelle elle n’accepte pas la vente des corps ni que des hommes et des femmes se voient obligés ou contraints de se prostituer pour le plaisir ou le besoin des autres.

      Quant aux handicapés sexuellement délaissés, je ne crois pas que la prostitution est une aide ou un droit que l’on doit leur accordé. Comme dit Isabelle Alonso, on ne justifie pas la misère des uns par celle des autres. Et je crois que vous donnez cet exemple pour vous décharger de toute responsabilité en s’appuyant sur la pitié que l’on pourrait avoir des handicapés. La plupart des handicapés souhaitent être traités comme les autres autres. Avec cette loi ils le seront tout autant.

      • « les clients sont suffisamment sournois et aidés par les proxénètes »

        le client est sournois c’est bien connu et il y a une prostitution sans proxénétisme, vous ne le savez pas non plus ?

        j’ai connu quelques escorts (qui peuvent refuser n’importe quel client) et croyez moi je n’étais pas du tout en face d’esclave…

        et pour le cas d’handicapé, de tétraplégique et l’assistance sexuelle, j’ai bien suivant le mini débat qui a eu lieu récemment (comme là la pure idéologie opposée à on va dire le progrès ) je ne me réfugie pas derrière eux (même si je pense que l’handicap peut ne pas être physique) mais vous ne leur proposez rien ? non, ils ne peuvent pas avoir accès à la sensualité, à la sexualité ? avez vous vu le film The Sessions ? savez vous que les assistants sexuels existent dans de nombreux pays comme les Pays Bas ou le Danemark pays connus pour l’égalité des sexes.

        Je parle d’un certain type de prostitution consentie et de prestation sexuelle, jamais je ne défendrais le proxénétisme, le trafic et les clients doivent en être conscients mais voyez vous ce projet de loi mélange tout.

        • Finalement j’ai réussi à regarder le film The sessions. Que dire ? Une œuvre qui défie le puritanisme américain avec l’approbation du  »clergé » en prime . Le film ne m’a pas convaincue sur la nécessité des assistantes sexuelles pour handicapés. Il apporte néanmoins une réflexion sur la sexualité des handicapés dont André Dupras, sexologue québécois a tenté de retranscrire dans cet article que j’espère vous lirez : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/819543-assistance-sexuelle-pourquoi-ce-n-est-pas-la-panacee.html

          Le film n’apporte pas non plus la solution miracle puisque c’est Mark qui décide que la sexualité par une assistante lui permettra de se sentir mieux alors que finalement c’est la rencontre avec une personne qui est à l’écoute sans jugement qui le fait le sentir mieux .

          Un point qui vous fait honneur, c’est que vous ne prenez pas parti, et heureusement, du trafic et des proxénètes. Mais votre solution d’autoriser un certain type de prostitution est utopique. Permettez-moi de vous dire qu’une société qui autorise les prostitutions volontaires comme la Belgique ou la Suisse, n’améliorera pas la situation pour plusieurs raisons :
          1) Les prostituées seront toujours perçues comme une sous-gamme de l’humanité. Vulgairement une pute dont leur service doit rester caché (de la famille et proches de ceux qui l’utilise)
          2) Comment distinguer et définir une prostitution volontaire et involontaire ?
          3) S’il s’agit d’une prestation de service normale et pour protéger les prostitués, les prostitués tiendront un registre avec le nom de ces clients ? Je ne crois pas que cela soit possible, les clients ne veulent surtout pas être répertorié.
          4) Qu’est ce qui empêchera les proxénètes de devenir patron comme dans toute industrie ?
          5) Le harcèlement psychologique et sexuel qui sont interdits dans le milieu du travail, comment l’applique t-on dans la prostitution ?
          6) Quel type de sexualité on encadre ?
          7) Les maladies liées au travail.
          Et je pourrais continuer la liste. Mais rien que celle-ci révèle la complexité de la situation. Les partisans de la prostitution veulent qu’elle soit vue comme un travail normal mais sans code éthique. Je crois qu’autoriser les maisons closes c’est transférer le problème dans un endroit où la société refuse de voir ce qui s’y passe et surtout loin de ses activités quotidiennes normales. Elle est ici l’hypocrisie.

          • bien entendu qu’il n’y aucune solution miracle, l’assistance sexuelle (différente de la prostitution) n’est en pas une, mais c’est mieux que de ne rien faire du tout pour ces personnes. Bizarre comme des pays comme la Suisse, les Pays Bas ou le Danemark ont pris en compte ces considérations, ce sont des pays aussi où il y a moins de chômage, moins de misère, bref des pays mieux gouvernés et plus égalitaires et moins puritains il faut bien le dire.

            Sur la légalisation, je ne suis pas favorable aux bordels mais à une tolérance de cette pratique qui créent des droits pour les travailleuses du sexe. D’ailleurs certaines s’en créent en se déclarant masseuse, voyante (déjà des idées pour détourner la future loi stupide..facturer un massage du dos et le reste arrivera gratuitement).

            Rappelons qu’il existe déjà des lois contre le proxénétisme et l’esclavage mais les moyens qu’on accorde à ces luttes sont dérisoires. Cela n’est absolument pas évoqué par les féministes et les politiques favorables à cette pénalisation du client qui va mettre fin comme par miracle à la prostitution comme par miracle.
            Le combat contre la prostitution en général c’est autant de moyens (faibles déjà) en moins pour lutter contre les trafics.

            Comment la loi va être appliquée ? avec quel moyens ? quelle protection pour la liberté et l’intimité du citoyen ?
            on s’en moque, on est en plein délire sécuritaire, on est prêt à faire n’importe quoi au nom de la noble cause de la lutte contre le proxénétisme .

            Dans un pays libre, on couche comme on veut, avec qui on veut pour de l’argent ou non et l’Etat n’a rien à dire ou soupçonner.

            Je vous conseillerai également de voir l’épisode 5 de la saison 3 de la série danoise Borgen qui aborde parfaitement cette problématique
            avec une position féministe et pragmatique comme l’a rappelé Elisabeth Badinter sur la liberté individuelle de disposer de son corps.

            c’est sur qu’intellectuellement Elisabeth Badinter c’est autre chose que Najat Vallaut Belkacem, Bachelot ou Chantal Jouanno.

          • Faudrait savoir. Vous prônez à la fois que l’ »Etat n’a rien à dire ou soupçonner » et le fait qu’on devrait organiser ce qu’on appelle assistance sexuelle aux handicapés.

            Quant à Elisabeth Badinter, ce n’est pas la première fois qu’elle tire contre son camp.

          • je différencie la prostitution et l’assistance sexuelle comme je l’ai mentionné dans mon post. Mais cela participe de la même logique qu’une prestation de nature érotique, sensuelle et sexuelle ne peut être condamné moralement par la formule toute faire « le corps n’est pas à vendre ».

            Et un rapport sexuel entre deux personnes consentantes (même avec échange d’argent) ne devrait jamais être interdit dans un état libre.

            L’assistance sexuelle, c’est un accompagnement spécifique de personnes handicapées car il est évident que les personnes doivent être formées.

            Enfin voilà des tas de pays horribles autour de la France le font.
            Bien sur la France c’est pas ça « c’est mon ennemi c’est la finance, c’est plus de SDF dans 5 ans, c’est l’abolition de la prostitution »

      • Il y a des interviews de personnes prostituées sur ce site, et il y en a qui interviennent en commentaire.
        Lisez donc la plus récente de ces interviews, celle de Laurence Noëlle, je doute que ça vous fasse changer d’avis, mais au moins ça vous donnera peut être une idée du fait que vous les clients ne comprenez absolument rien à ce que pensent et ressentent les personnes prostituées, puisque par définition, celles ci doivent vous mentir constamment pour que vous leur donniez votre argent.

  47. j’ai lu ce témoignage et j’y suis très sensible mais dites moi en quoi cette loi servira à quelque chose…il existe déjà des lois contre le proxénétisme, le trafic d’être humain, au lieu de s’interroger sur leur application, les moyens qu’on donne à la police et à la justice, on sort cette loi inutile et moralisatrice. D’ailleurs il y a une autre voie contre l’esclavage, celle de réglementation (il y a beaucoup plus d’exemples en Europe ) mais nous préférons la morale.

    cette loi et ceux qui la défendent ne voient qu’un type de prostitution, de prostituée, et de client, comme ça tout est simple c’est sur, on ne perd pas de temps en réfléchissant.
    J’ai été client très peu de fois (escort ) et ces femmes n’appartenaient pas à des réseaux comme il y a « occasionnelles » qui peuvent faire ça quelques semaines.. oui il y a des prostituées libres.

    Dans une démocratie, des êtres humains adultes peuvent avoir eu des rapports sexuels consentis même contre de l’argent. Le pénaliser est liberticide. Sans parler de l’application de la loi ; comment démontrer le versement d’argent facile à moins d’une caméra de la police dans la chambre à coucher des prostituées (elles vont êtres contentes) ?

    Il y a même ce paradoxe, la prostitution resterait légale, la prostituée serait impunie contrairement au client.

    Et pour le prostitution sous contrainte, organisée en réseau, je ne vois pas en quoi cette loi va régler le problème sinon le déplacer ou rendre la prostitution plus clandestine au détriment des prostituées.
    Et rappelons que dans le contexte européen, il y a des « maisons » en Belgique, en Allemagne, en Espagne, en Suisse, aux Pays Bas.

    • Dans le contexte européen des années 1930-40, il y eût des « camps de travail » à Treblinka, Birkenau, Dachau, Auschwitz… et vinrent Drancy et Natzweiler-Struthof. Les « maisons closes » en Espagne, Belgique, Allemagne, Pays-Bas… même dans un contexte européen ne sont pas un signe de civilisation. Plutôt la cristallisation de la honte et de l’indignité humaine. Dr KANINDA, gynécologue & obstétricien.

      • bravo vous avez gagné Point Godwin.
        Vous pouvez tout trouver horrible et abominable et pondre des lois stupides et inutiles mais la réalité est que les clients français n’ont qu’à traverser la frontière.
        La France interdit le proxénétisme et l’esclavage et n’arrive pas à le combattre malgré les lois existantes.
        Donc certains (certaines féministes et politiciens en mal de symboles) ont eu l’idée lumineuse de prohiber « l’achat d’acte sexuel » sans aucune distinction, avec ses effets pervers (dénoncés par les associations), son aspect moralisateur et liberticide, son application irréaliste, mais nous sommes sauvés sauf les prostituées.

        Je propose une loi qui interdit la misère et qui oblige les gens à être heureux.

  48. J’ai entendu des hommes dire que les prostitués à qui ils ont eu à faire leur ont assuré qu’elle le faisait par choix.
    Petit rappel à ces hommes oh combien naïfs :
    Les prostitués disent à leurs clients ce qu’ils veulent entendre. A savoir qu’ils baisent bien, qu’elles ont pris leur panard et qu’elles sont libres.
    A votre avis, ils sont vraiment naïfs ou ils sont débiles ???

    • enfin si il y a plusieurs types de prostitution.

      mais ceux qui défendent cette loi nous disent que si le client ne peut différencier les prostituées libres et les prostituées des réseaux (qui seraient 80 ou 90% selon ces personnes et sans beaucoup de preuves), on fait comme si tout le monde était esclave et le client était forcément coupable.

      comme si statistiquement il y avait 8 voleurs sur un groupe de 10 personne, on condamnerait d’office les 10 personnes.

      Plus on y pense et plus cette loi est absurde et liberticide, mais heureusement il y a des réactions comme les propos de Mme Badinter aujourd’hui..

      et bien sur cette loi sera inutile contre la prostitution forcée voir dangereuse car cela renforcera la clandestinité.

      Bizarre que personne ne s’intéresse à la faible efficacité des forces de police dans sa lutte contre les réseaux et les criminels, l’idée serait donc que la police qui ne chasse pas les criminels auraient le temps de chasser les clients. Cette loi est le comble de l’hypocrisie.

  49. Ping : [Prostitution] Politique-fiction: Victor Hugo soutiendrait la campagne abolitionniste, et vous? | [ Blaq Swans - Cygnes Noirs ]

  50. Je ne suis pas d accord sur ce projet de loi dans le sens ou cela ne fera que de mettre un pansement sur une jambe de bois . Pour moi le sujet principal n est pas le client mais bien le proxénète !! Seulement ce denier étant plus difficile à atteindre et à combattre ; il est plus simple de s attaquer à la surface des choses . Mais pour en revenir au sujet ; ces fameux 343 auraient bien fait de réfléchir avant de se nommer ainsi ! Voilà un  » jeux de mot  » bien malheureux je trouve ! Aucun rapport !! De plus , visiblement , il est plus compliqué d assumé les suites de ce courageux engagement Combien aujourd hui dans les rangs ? heuuuuuuuuuu ………. Messieurs s il vous plait ; quelque soit le sujet ou la cause à défendre , un peu d intelligence et de savoir vivre ne fait de mal à personne .
    Un homme qui ne se sent pas salaud ( à moins que ….. )

      • bizarre ce point de vue de considérer la prostituée libre, la femme, comme irresponsable, qui vend ses charmes avec quelquefois de la publicité et le client un « prostituteur », coupable de tout. La femme prostituée n’est pas douée de raison ? (je parle toujours du cas de la prostituée qui ne fait pas partie d’un réseau).

        je vois aussi que la prostitution des hommes pour d’autres hommes et pour des femmes n’est jamais abordée. Ces hommes sont aussi victimes du patriarcat ?

  51. bonjour isabelle dommage que tu n ‘est pas réagi a la vanne
    ignoble de nicolas bedos habille en hitler et salissant la mémoire d ‘Anne franck la mélangeant avec des » partouzes « et » pédophilie  » quand tout ces humoristes bedos , dieudo arrêteront de faire de l ‘argent sur la souffrances de femmes et enfants qui ont tant souffert l ‘enfer .d ou viens cette humour malsaint qui surf sur la vague de racisme actuel ou va t ‘ on

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