L’exil est mon pays

l'exil est mon pays

Une petite fille raconte le parcours du combattant de ses parents, venus troquer leurs rêves et leurs utopies pour échapper à la dictature franquiste. Un couple de réfugiés qui perdit ses illusions dans la démocratie. Avec ses mots d’écolière, elle explique comment Angel et Libertad, à peine arrivés en France, durent démarrer une nouvelle guerre, non plus pour leurs idées mais pour leur identité. Elle raconte surtout, avec fraîcheur et humour, comment une fillette apprivoise le déracinement, se débrouille avec ses questions de môme.

Cet exil, à hauteur d’enfant, dans un monde où les adultes sont des géants et où les sentiments, les ressentiments sont à la taille des grands, est touchant et drôle. Tout y est, de la perception enfantine du courage des parents, en passant par les lâchetés et les peurs de tous. Et puis, il y a la langue. Ce pays que l’on ne quitte jamais et qui vous ramène sans cesse d’où vous voulez ou devez partir. Et cette autre langue apprise par devoir et utilisée avec bonheur pour décrire ceux dont l’exil est le pays.

Presse

Guillaume Chérel dans Le Point
Cosmopolitan
François Cavanna dans le Nouvel Observateur.
L’Indépendant

Courrier

d’Alain de la Fuente, reçu par mail.

Merci de l’attention que vous porterez à cette image que j’ai réalisé avec mon coeur en souvenir de nos parents et grands parents qui ont vaincu cette guerre. Je m’appelle Alain de la Fuente, fils de Agustin de la Fuente et petit fils de Joaquim de la Fuente, ce dernier ayant été 7 ans prisonnier politique. Après 3 ans de condamnation à la peine de mort, il fut gracié et passa 4 ans d’emprisonnement dans un camp de rééducation politique à la prison de Ocana (désolé pour el tilde). Il a été arrêté la veille de la naissance de mon père en avril 1938. Si cette image vous inspire, donnez moi des nouvelles. Sachez que je ne voudrais pas vous encombrez avec des choses qui semblent, pour nos contemporains sans intérêts. Les guerres passées ou présentes semblent les intéresser en fonction de l’eau qu’elles apporteront à leur moulin. Merci

10 réflexions au sujet de « L’exil est mon pays »

  1. Chère Isabelle,

    Votre roman fait partie des livres empilés sur ma table de nuit. Dès l’achèvement de sa lecture, je vous confierais mon analyse sur votre blog et plus précisément sur cette page.

    Je vous prie de croire, chère Isabelle, à l’expression de ma plus haute considération.

    Bien à vous,

    T-L.A

  2. Chère Isabelle,
    Je ne sais comment vous remercier pour avoir mis des mots sur ce pays qui est le nôtre. Ma mère a eu à peu de choses près la même histoire que « Gus » et je regrette qu’elle ne soit pas là pour lire votre livre. L’exil est aussi mon pays, même si je suis de la deuxième génération, nous ne sommes jamais comme tout le monde, parce qu’une part de nous est rattaché à ce paradis perdu que l’on n’a jamais réellement connu. J’avoue que mes larmes ont coulé, toute « gallina en corral ajeno » que je suis : l’accent de Libertad et d’Angel, je peux l’entendre, c’était celui de mes grands-parents – tant de petits détails qui peuvent paraître anodin mais qui font les grands messages. J’ai été presque heureuse, car si l’exil est un pays, alors nous sommes concitoyens et nous ne sommes plus seuls. Merci pour ce livre, pour le message qu’il transmet. Merci, bien plus que mes mots ne sauront le dire. Je lirai Fille de Rouge et Maman, je pense que là encore, les larmes couleront.
    Bien à vous, de joyeuses fêtes,
    Flore

  3. Bonjour Isabelle,

    Merci pour ce superbe livre qui résonne très fort en moi, comme les autres.

    J’aimerais vous faire partager quelques remarques personnelles que, par pudeur, je ne désire pas voir s’afficher sur les écrans. Comment pourrais-je m’y prendre ? Adresse électronique, adresse postale, autre…?

    Merci d’avance !

    Cordialement.

    HP

  4. Bonjour Isabelle,
    J’ai fait votre connaissance grâce à l’article paru dans l’Indépendant le lendemain de la commémoration 2013 de la Retirada. J’ai découvert l’histoire des Républicains Espagnols en arrivant à Canet en 2001. Durant mes 8 années d’études hispaniques personne ne m’en avait jamais parlé ! J’ai donc assisté alors aux cérémonies. C’était très émouvant et depuis j’ai lu de nombreux livres relatant la guerre et la fuite de ces guerilleros. J’ai donc eu envie de lire votre livre. Il m’a captivé d’un bout à l’autre mais ce n’est pas tant la situation difficile de vous et de votre famille qui a retenu mon intérêt mais la façon dont vous vous êtes « adaptés » et surtout la façon dont vous le racontez : texte bourré d’anecdotes et de métaphores truculentes qui m’ont bien fait rire. Cela vaudrait un film…
    Voilà, je voulais vous dire merci pour ce témoignage et merci à tous nos amis espagnols et à ce qu’ils ont apporté à la France.
    Bien cordialement

    • Bonjourn
      Ma mère est née à Cordoba et mon père à Valencia. Mais tous deux sont arrivés à Madrid très jeunes, mon père à cinq mois et ma mère à quatre ans. Ils sont donc Madrilènes tous les deux, se sont rencontrés à Madrid où leurs familles vivent toujours.
      Maintenant à moi de vous poser la mienne: pourquoi cette question ?
      Hasta pronto.

  5. Este libro no está publicado en español?
    Pero , lo que se están perdiendo los no francófonos!!!
    Que son muchos, por desgracia, yo soy profesora de francés en secundaria y lo puedo atestiguar.
    Hay que traducirlo urgentemente. No puede ser de otra manera. Quiero que lo lea mi marido y mi amiga Isabel (¡Isabel!)

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