Prédateurs

la théorie du prédateur : nouvel éclairage sur les auteurs de viol.

 

Cet article, traduit par Sporenda, est un résumé d’un texte paru sur le site http://www.feministe.us/blog reproduit avec leur autorisation. Merci à Thomas et à Jill.

Le viol par inconnu reste le paradigme du viol, celui que l’opinion publique reconnait sans hésitation comme tel, mais il n’est pas la norme. Comme les féministes le savent, le viol par personne de connaissance est le plus répandu (environ les 2/3 du nombre total de viols déclarés). La perception de la réalité du viol est obscurcie par un certain nombre de mythes et ce n’est que récemment que des recherches ont commencé à modifier notre compréhension des auteurs des viols « majoritaires », les viols par personne de connaissance, et de la façon dont ils procèdent pour commettre leurs crimes. Les travaux de David Lisak, professeur de psychologie à l’université de Massachusetts, et d’autres travaux similaires apportent un nouvel éclairage sur la question.

En substance, la « théorie du prédateur » issue du résultat de ces recherches pose que les viols par personne de connaissance sont commis par un pourcentage relativement peu élevé de récidivistes qui passent inaperçus de la population, chacun d’entre eux faisant plusieurs victimes, et que ces violeurs sélectionnent leurs victimes sur la base du fait qu’ils pourront commettre ces viols sans être détectés et sans que cela entraîne de conséquences significatives pour eux. De ce fait, pour

vaincre la résistance de leurs victimes, ils préfèrent avoir recours à l’alcool ou à d’autres moyens incapacitants, et évitent de recourir à la force ou ne l’utilisent que minimalement.

Cet article est basé sur deux études récentes ; la première est celle de David Lisak et Paul M. Miller qui s’intitule « Viol répété et criminalité multiple chez les violeurs non détectés » (Repeat Rape and Multiple Offending Among Undetected Rapists). Elle a été publiée dans la revue « Violence and Victims » en 2002. La seconde étude a été réalisée par Stephanie K. McWhorter et al ; intitulée « Rapport sur la perpétration du viol par des membres du personnel de la Marine récemment engagés » (Reports of Rape Perpetration by Recently Enlisted Navy Personel), elle a été publiée dans la même revue en 2009. Ces deux études sont à l’heure actuelle les meilleures existant sur le sujet des violeurs non détectés, dont on sait qu’ils constituent la vaste majorité des auteurs de viol (grosso modo, en France, seulement environ un viol sur 5 fait l’objet d’une plainte et seulement environ 1 plainte pour viol sur 5 aboutit à une condamnation judiciaire). Ces auteurs de viol ni incarcérés ni arrêtés sont jusqu’à présent « restés sous le radar » et on disposait de très peu de données sur eux.

L’ÉTUDE LISAK ET MILLER Lisak et Miller, dans leur recherche, ont cherché à répondre à deux questions :

  • Est-ce qu’un nombre important de violeurs non détectés violent plus d’une fois ?
  • Est-ce que ces récidivistes non détectés commettent aussi d’autres formes de violence interpersonnelle, comme c’est le cas pour les violeurs incarcérés ? Leur étude a porté sur un échantillon de 1 882 étudiants d’universités américaines (niveau college) ; l’âge moyen des membres de cet échantillon était de 26,5 ans (ils étaient donc un peu plus âgés qu’une population étudiante normale) , et le groupe était ethniquement diversifié. Lisak et Miller ont posé à ce groupe 4 questions visant à établir s’ils avaient commis des viols ou des tentatives de viol sans jamais utiliser le mot viol dans leurs questions. En effet, l’usage explicite de ce mot, en tant qu’il connote une stigmatisation morale et sociale, aurait risqué d’entraîner une sous- déclaration des faits de la part des étudiants interrogés. Ces questions étaient les suivantes :

1) Vous êtes vous jamais trouvé dans une situation dans laquelle vous avez essayé d’avoir des relations sexuelles avec une adulte en utilisant ou en menaçant d’utiliser votre force physique (lui tordre les bras, l’empêcher de bouger etc.) si elle ne coopérait pas ?

2) Avez-vous jamais eu des rapports sexuels avec une personne, bien que cette personne soit non consentante, parce qu’elle était trop intoxiquée (alcool ou autre substance) pour résister à vos avances ?

3) Avez-vous jamais eu des rapports sexuels avec une personne contre sa volonté parce que vous avez utilisé, ou menacé d’utiliser, votre force physique si elle ne coopérait pas ?

4) Avez-vous jamais pratiqué une fellation ou un cunnilingus avec une personne contre sa volonté parce que vous avez utilisé, ou menacé d’utiliser, votre force physique si elle ne coopérait pas ?

Sur les 1 882 étudiants, 120 ont admis qu’ils avaient commis un/des viols ou tentatives de viol, soit un peu plus de 6% du total. Selon Lisak et Miller, ce chiffre est probablement inférieur à la réalité car les données disponibles sur les auteurs de viols détectés mettent en évidence qu’ils sous-déclarent le nombre de leurs viols.

L’information vraiment nouvelle est celle qui fait apparaître comment ces violeurs se répartissent. Parmi ces 120 violeurs, 44 ont déclaré avoir commis un seul viol ; les 76 restant étaient des récidivistes. Ces 76 hommes, soit 63% des violeurs, ont commis un total de 439 viols ou tentatives, soit une moyenne de 5,8 viols par individu. Certains des violeurs étaient même des super-récidivistes, puisque 4% d’entre eux étaient responsables de 400 viols ou tentatives.

Le modus operandi de ces violeurs révèle aussi que la plus grande partie de ces viols diffèrent de ce qui est reconnu par la justice et l’opinion publique comme étant un « vrai viol ». De ces 120 violeurs qui se reconnaissent comme tels, seulement 30% ont rapporté avoir utilisé la force ou les menaces, tandis que les 70% restant disent avoir violé des victimes incapacitées car en état d’intoxication, la proportion étant à peu près identique pour les 44 violeurs qui ont reconnu un seul viol et les 76 qui en ont reconnu plusieurs.

Lisak et Miller ont trouvé que les violeurs récidivistes étaient aussi responsables d’une gamme étendue d’autres actes de violence, incluant voies de fait sur leur compagne et maltraitances d’enfants. Leurs questions portaient sur des actes tels que gifler ou étrangler une partenaire de vie, battre ou molester sexuellement un enfant, ainsi que sur des formes d’agression sexuelle autres que le viol. Les 76 violeurs récidivistes, soit 4% de l’échantillon total étudié, étaient responsables de 28% des violences commises par les participants à cette étude : les presque 1 900 hommes interrogés rapportaient un total d’environ 4 000 actes de violence. Les super-récidivistes signalés plus haut, soit 4% des sujets interrogés, étaient à eux seuls responsables de plus de 1 000 de ces actes de violence, soit à peu près 25% du total.

Les conclusions à tirer sur la base de ces constations sont que le viol n’est pas un problème isolé car les récidivistes non seulement commettent un pourcentage considérable du total des viols mais sont aussi responsable d’une proportion très importante des violences conjugales. En d’autres termes : si ces super-récidivistes disparaissaient de la société, les violences envers les femmes et les enfants diminueraient de façon spectaculaire.

L’ÉTUDE McWHORTER

Stephanie McWhorter et ses collaborateurs ont terminé en 2009 une étude qui a abouti à des résultats pratiquement identiques à ceux de Lisak et Miller à partir d’une population différente. L’auteur a étudié 1 146 jeunes hommes s’étant récemment engagé dans la Marine américaine, leur posant des questions sur leur comportement depuis l’âge de 14 ans. Les participants à cette étude étaient plus jeunes que ceux de Lisak et Miller et leur âge moyen était de 20 ans, avec un âge maximum de 34 ans, comme il était prévisible pour des engagés. L’étude était longitudinale, c’est-à-dire qu’elle s’est déroulée sur l’ensemble de leur période de service dans la Marine. La méthodologie utilisée dans cette étude est celle du « Sexual Experiences Survey », un questionnaire standard sur les pratiques sexuelles utilisé par les chercheurs depuis plus de 20 ans.

Sur ces 1 146 participants, 144, soit 13%, ont admis avoir commis un ou plusieurs viols/tentatives de viol, ce qui est un pourcentage nettement plus élevé que les participants de Lisak et Miller. Par contre, les deux études se rejoignent sur le fait que 71% des violeurs ayant commis un viol ou tentative ont reconnu qu’ils en avaient commis plusieurs, chiffre assez proche des 63% de Lisak et Miller. Les 96 hommes qui ont reconnu plusieurs viols en ont commis 6,36 chacun, pas très loin de la moyenne de 5,8 viols par récidiviste trouvée par Lisak et Miller. Du total des 865 viols ou tentatives reconnus par les hommes ayant participé à l’étude, 95% de ces viols ont été commis par seulement 96 hommes, soit 8,4% de l’échantillon total.

Les découvertes de McWhorter sur le modus operandi de ces violeurs confirment aussi celles de Lisak et Miller : 61% des agressions ont été commises sur des victimes en état d’intoxication, 23% par la force, 16% les deux. Curieusement, le nombre des viols par force passe de 34% avant l’engagement à 45% après l’entrée dans la Navy.

L’étude de McWhorter indique aussi que les violeurs commencent jeune : une proportion significative de l’échantillon (40%) disent avoir commencé à violer entre 14 ans et l’âge de leur entrée dans la Marine (qui se situe souvent vers 18 ans) tandis que 60% des violeurs ont déclaré que leur premier viol avait eu lieu après l’âge de 18 ans, l’âge moyen auquel se produit le premier viol se situant entre 16 et 18 ans. Les violeurs qui reconnaissaient avoir attaqué des femmes inconnues représentaient moins du 1/4 de la totalité des violeurs. Plus de 90% disaient cibler le plus souvent des femmes de connaissance et 75% ont déclaré ne viser que des femmes de connaissance ; seuls 7% des violeurs ont déclaré ne viser que des femmes inconnues. Et surtout McWhorter écrit : « des hommes qui n’utilisent que la force, aucun n’a reconnu avoir violé une femme qu’il ne connaissait pas ». Le viol stéréotypique, caractérisé par un homme attaquant une inconnue en utilisant la force, n’a été rapporté par aucun des participants. Les participants qui n’ont déclaré n’utiliser que la force ont aussi dit ne violer que des femmes de connaissance, tandis que les hommes qui rapportent ne viser que des femmes inconnues ont dit n’utiliser que des substances intoxicantes pour parvenir à leurs fins.

Autrement dit, le « bon viol »,le viol par force et par inconnu, seul type de viol considéré comme certain et avéré par l’opinion publique et justifiant de ce fait une pénalisation judiciaire maximum est un viol qui (d’après ces études) n’existe pas. Ce qui fait que la plus grande partie des viols ne correspondant pas à ce type ne sont pas identifiés comme tels, et donc échappent à la justice. Ces découvertes pourraient expliquer pourquoi la plupart des viols déclarés par les participants n’ont jamais été détectés. Les travaux de Lisak vont au-delà de la simple identification de la prévalence d’un certain type de violeurs et de leurs méthodes, ils apportent aussi des lumières sur qui sont ces hommes et fournissent des détails importants sur leur mode d’opération. Dans un article intitulé « Comprendre la nature prédatrice de la violence sociale » (Understanding the Predatory Nature of Social Violence), Lisak met en évidence que de nombreux facteurs motivationnels identifiés chez les violeurs incarcérés sont aussi présents chez les violeurs non détectés. Comparés aux hommes qui ne violent pas, ces violeurs non détectés éprouvent plus de colère envers les femmes, ils sont habités par un plus grand désir de les dominer et de les contrôler, ils sont plus impulsifs et désinhibés dans leurs comportements, plus hyper-virils dans leurs croyances et leurs conceptions, moins empathiques et plus antisociaux. Les hommes avec des vues rigides sur les rôles de genre et animés de ressentiment envers les femmes sont sur-représentés parmi les violeurs. Ce qui ne surprendra pas les lecteurs/trices féministes, mais c’est une importante confirmation : les hommes qui semblent haïr les femmes généralement les haïssent vraiment. Si leurs propos indiquent qu’ils n’aiment pas ou ne respectent pas les femmes et les voient comme des obstacles à surmonter ou à vaincre, ils disent la vérité. C’est ce qu’ils pensent, et ils se comporteront de façon abusive avec celles-ci s’ils ont la possibilité de le faire sans être pris. La différence majeure entre les violeurs incarcérés et ceux qui ne le sont pas est que les premiers ne se limitent pas à des tactiques de viol ne comportant pas de risques. Dans leur écrasante majorité, les violeurs non détectés n’utilisent pas la force, tablent sur l’incapacitation de leurs victimes par l’alcool ou tout autre moyen non violent et violent des personnes qu’ils connaissent. Ils créent des situations de viol où ils savent que la culture les protège en trouvant des raisons de les excuser et/ou en refusant d’entendre leurs victimes, voire en accusant celles-ci. Les violeurs incarcérés sont ceux des violeurs qui utilisent des tactiques que la société reconnait comme viol et pour lesquelles elle est moins disposée à trouver des excuses. C’est le mode d’opération qui permet aux violeurs non détectés de ne pas l’être : ils identifient correctement une méthodologie qui les place sous la protection de la culture du viol et ils échappent généralement à toute condamnation parce que leur viol ne correspond pas au scénario typique ; en fait il est peu probable qu’ils soient jamais arrêtés parce que leur viol ne se prête pas à des « convictions faciles », et il est rare que les victimes les dénoncent parce qu’elles savent bien que les tactiques utilisées par ces violeurs ne leur laissent que peu de chances de faire reconnaître comme tel le viol qu’elles sont subi. Ces violeurs cherchent sciemment à placer leur victime dans une position où elle est si intoxiquée, effrayée, intimidée, isolée ou sans espoir d’échapper à son agresseur qu’elle ne parvient même pas à exprimer clairement son refus. Et parce que la culture refuse de façon écrasante d’identifier ces tactiques pour ce qu’elles sont, non seulement les coupables nient qu’ils ont jamais commis un viol mais même les victimes sont incapables de nommer ce qu’elles ont subi.

Lisak décrit les caractéristiques des méthodes de ces auteurs de viol, qu’il a identifiées sur la base d’interviews réalisées avec des violeurs non détectés sur une durée d’environ vingt ans.

  • ils excellent à identifier des victimes potentielles et à tester les limites de ces victimes
  • ils planifient et préméditent leurs agressions en utilisant des stratégies sophistiquées pour « préparer » ces victimes en vue de l’agression, pour les surprendre, les isoler physiquement etc.
  • ils utilisent des formes de violence « instrumentales » (visant un but précis) et rarement gratuites
  • ils manifestent un fort contrôle de leurs impulsions et n’utilisent généralement que le degré de violence nécessaire pour terrifier leur victime et la contraindre à se soumettre
  • ils utilisent des armes psychologiques (autorité, contrôle, manipulation, menaces) appuyées par la force physique et n’utilisent qu’exceptionnellement des armes telles que couteau ou revolver
  • ils utilisent délibérément l’alcool pour rendre les victimes vulnérables ou inconscientes

Ces résultats sont en conflit avec la vue du viol par étudiant communément admise sur les campus : typiquement commis une seule fois par un jeune homme convenable qui, s’il ne s’était pas laissé entraîner par ses pulsions sous l’emprise de l’alcool, et s’il n’y avait pas eu manque de communication avec sa partenaire, n’aurait jamais fait « une chose pareille ». La réalité est moins bénigne et les études font apparaître que la majorité des viols sont commis par des « serial rapists » (violeurs en série) qui sont des prédateurs violents. Les recherches de Lisak et Miller infirment en particulier un texte récent écrit par un avocat et professeur de droit, Peter Lake, qui présente les auteurs de viol comme de braves garçons qui ont fait une bêtise. Sa conclusion est que ces braves garçons ont simplement fait une erreur de jeunesse et qu’ils rentrent habituellement dans le rang à condition de ne pas être punis lourdement par la justice et envoyés en prison. Lisak et Miller considèrent ces vues comme angélistes et pensent que le viol devrait être traité moins comme un mauvais comportement à rééduquer et davantage comme un crime : « clairement, ces individus n’ont pas simplement besoin d’un peu plus d’éducation sur ce que doit être la communication entre les sexes. Ce sont des prédateurs. »

Le choix des « lieux de chasse » fait aussi parti des tactiques de ces prédateurs : ils trouvent généralement leurs victimes dans un bar, une boîte ou une party. Ils repèrent les femmes qui leur paraissent les plus vulnérables, les plus naïves et les plus ivres, ou ils les font boire ou leur font prendre une drogue. Le lieutenant Brandy Norris, policier dans un commissariat sur un campus, qui a enquêté sur de tels cas déclare : « ils sélectionnent les femmes les plus ivres ». D’un de ces « serial rapists », Elton Yarbrough, qui a violé 5 femmes, Norris déclare « qu’il était assez intelligent pour savoir qu’il n’avait pas besoin de se cacher dans les buissons et de saisir une fille au passage ». Ces femmes étaient toutes des amies, l’une d’elles était une amie d’enfance, il les connaissait bien, elles étaient à l’aise avec lui et n’hésitaient pas à boire beaucoup en sa compagnie parce qu’elles lui faisaient confiance. Il était d’autant plus difficile pour les victimes d’identifier un vieil ami comme étant un violeur ; de plus, comme elles avaient trop bu, elles se sentaient coupables et savaient que l’opinion publique les jugerait responsable de leur viol à cause de leur état d’ébriété. Attitude typique chez les auteurs de viol sur personne intoxiquée, Yarbrough utilisait son propre état d’ivresse comme une excuse : « quand vous combinez beaucoup d’alcool et beaucoup de parties, vous allez avoir beaucoup de sexe ». Dans les viols par personne connue, c’est seulement les scenarios conventionnels socialement reconnus comme viols qui sont identifiés comme tels, si même ils le sont.

La conclusion de ces chercheurs est que ces « serial rapists » ne sont pas réhabilitables. Plutôt que de faire porter les efforts de la société sur leur réhabilitation, il serait plus efficace d’éduquer les gens sur la réalité du viol tel qu’il existe réellement derrière les mythes, leur apprendre à identifier ces violeurs pour intervenir dans des situations à haut risque, à écouter ce que disent les femmes, à ne pas se boucher les oreilles, à ne pas être dans le déni , à cesser de défendre les violeurs et de leur trouver des excuses. Refuser de voir que des hommes qui ont commis plusieurs viols en commettront probablement d’autres, c’est tout simplement les couvrir et donc encourager de nouveaux passages à l’acte de leur part. Et finalement il faut changer la culture du discours sur le viol, une culture dans laquelle les violeurs savent bien que la bonne combinaison d’alcool/drogue et de honte sexuelle garantit le silence de leurs victimes.

Sporenda

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A propos sporenda

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