Libé-la-Saumure

images Libé, synonyme de journalisme rigoureux, limite intègre, si, si. La preuve? Leur quatrième de couve du lundi 16 septembre. Encore une interview d’une jeune femme plus maline que les autres puisqu’elle a découvert le job de rêve qui permet de s’enrichir en s’amusant et c’est pas du pipeau, enfin si, justement.

Les filles vous êtes trop nulles trop connes. Au lieu de bosser pour une poignée d’euros, d’endurer le RER, l’humour foireux des vos collègues, les pressions de vos supérieurs, au lieu d’économiser pour vous payer le ClubMed, feriez mieux de lire Libé afin d’en savoir plus (et que du vrai) sur la riante activité que toute fille un peu lucide et dégourdie se devrait de repérer: la prostitution! Trop cool, vraiment! Des vacances toute l’année, la rigolade tous les jours et le méga fun toutes les nuits! Youpi!

Pleine page, donc, dédiée à « Marla », qui n’est pas prostituée, malheureux, quel vilain mot, elle est « escort ».  La présentation de l’article use et abuse de phrases en italiques et entre guillemets, pour qu’on comprenne bien que tout ça, c’est elle qui le dit, c’est Marla en personne. En effet, qui est mieux placée pour en parler que celle qui le fait, hein, puisqu’elle vous le dit, c’est que c’est vrai. La rédactrice, dont on ne sait si elle est journaliste ou attachée de presse du très puissant et richissime lobby des maquereaux-pornographes ou si l’un n’empêche pas l’autre, emploie des termes extrêmement positifs pour décrire le milieu. C’est du marketing pro pain-de-fesse.

Dans les lignes qui suivent, pour qu’on s’y retrouve dans cette vibrante et réaliste description de la prostitution vous trouverez en italiques les citations attribuées à Marla et entre guillemets la prose de la journaliste.

Comparés à la description du joyeux monde de la prostitution livrée par le journal, Bambi est une enquête objective sur la vie des cervidés et BlancheNeige un reportage sans concessions sur les dangers de la consommation des pommes. Jugez plutôt: une enfance impeccable, chérie et choyée entre des parents aimants et jamais divorcés (sic), des études brillantes, puis, à la faveur d’un devoir à faire sur la prostitution étudiante, la révélation! Elle aura une super note et même une mention bien (rien ne vaut l’expérience de terrain) en racontant son expérience d’hôtesse dans un « bar chaud » qu’elle vit comme une « chouette colo d’été » avec un « mono génial qui ne vous force jamais ». Aujourd’hui elle est escort « de luxe » et n’a qu’un regret: ne pas avoir de mac, oups, pardon, de « manager » qui gèrerait son planning façon assistant, qui pourrait « filtrer les appels des clients hasardeux ». Question naïve: c’est quoi un client « hasardeux »? Un violent? Un qui paie pas? Un maniaque? Et la parade consisterait à « filtrer les appels »? Comme c’est intéressant, fouillé, approfondi!

Et n’allez pas penser qu’elle vend son corps! Pâââs du tout. Elle le loue « au même titre qu’un ingénieur utilise sa tête bien faite ». Elle vient par ailleurs de découvrir un « nouveau monde gourmand », celui du X, bien sûr! Un pur délice! Tourner un porno, c’est vraiment un terrain de jeu, la différence c’est qu’on est tout nus. Ok! Bien sur! La pipe jusqu’aux amygdales? Une  marelle naturiste! Le gang bang? Une pétanque désapée! La double péné avec coup de pied à la lune? Une belote à oilpé!

D’ailleurs, les gourdiflotes qui ne sont pas prostituées et qui trouvent les mecs décevants dans la vraie vie devraient découvrir cette mine à braves mecs que décrit la propagande maquerelle. Ce ne sont que des gentils garçons en mal de cette affection que les méchantes femmes de leur vie refusent de leur donner. Le coup de bite en sus, c’est juste par politesse, pour faire plaisir, n’allez pas croire!

qziruunvlkwfcixle576 L’article est intitulé « Un putain de bonheur ». Et une putain de mauvaise foi, aussi. Le quotidien qui fut gauchiste reste fidèle à une des traditions de la gauche française, d’un machisme sauvage depuis Proudhon. Pour eux, la « collectivisation des moyens de production » a toujours inclus les femmes. Le quotidien ex-mao publie régulièrement des articles de pure publicité: soit des (supposées) prostituées en exercice témoignent des charmes de cette profession facile, rentable et amusante, soit des clients sociologues, chanteurs, comédiens se la jouent subversifs en volant au secours d’une très vieille et très solide institution patriarcale. Sans oublier l’intervention de mercenaires de la cause, Badinter, Iacub ou Millet qui apportent aux proxénètes une caution morale qui doit bien faire rigoler les Julots mondialisés comptant leurs bénéfices.

On m’a dit une fois, dans un studio de RMC, (chez Brigitte Lahaie) où j’exprimais mon soutien à l’abolitionnisme, qu’un monde sans prostitution repose sur une vision du monde digne des « Bisounours ».  Mais qui vit chez les Bisounours? Ceux qui prétendent que la  prostitution est un jardin de roses?  Ceux qui assurent que face à des clients comme le chanteur Antoine, Philippe Caubère ou DSK on peut baiser sans avoir envie de vomir juste parce qu’ils ont payé pour ? Ceux qui assurent que soutenir la prostitution est une marque de respect envers les personnes prostituées? C’est même plus Bisounours, c’est Oui-Oui à Disneyland.

Le trafic d’armes, le trafic de drogue et le proxénétisme sont les trois business les plus lucratifs de la planète. Les proxénètes ont largement les moyens de financer des campagnes de presse et d’acheter des gogos pour plaider leur sombre cause. Ça mériterait une enquête sérieuse de la part de Libé ? Un minimum d’analyse? De rigueur? Non. Libé a choisi son camp. Celui de la tradition, de l’esprit français, de la gaudriole gauloise, du trottoir guilleret et de Dodo-la-Saumure. Avec pour illustrer le propos, façon paysanne soviétique souriant à l’objectif derrière une gerbe du blé de la récolte record de 1933, le regard clair d’une gamine de vingt trois ans qui, un jour, immanquablement, finira par dire la vérité.

 

85 réflexions au sujet de « Libé-la-Saumure »

  1. Qu’est-ce que c’est bien écrit, comme quoi la colère donne du style, j’ai le souvenir d’une certaine émission hystérique où Naulleau remettait en cause votre talent littéraire, quel con !

      • L’arrogance à son apogée . Donc Mme Alonso tous ceux qui ont l’outrecuidance de critiquer votre style sont des incultes et des idiots? Forcement? Intéressant et quelle tolérance! Vous considérez sans doute que vous avez le talent d’un Flaubert ou d’un Proust. En même temps ce ne sont que des hommes….
        Essayez de respecter un peu la contradiction et qu’on puisse ne pas trouver que vous êtes un auteur extraordinaire.
        Sinon votre article est assez juste, cet article de Libé est assez étonnant et peut même être dangereux. Même si le point de vue de cette prostituée existe et qu’elle a cette perception de son métier, il aurait été judicieux de faire une vraie enquête dont cette interview aurait été juste un point (pour par exemple mettre en évidence le changement de perception qui existe dans la société actuelle?).

  2. On est tous/tes d’accord la-dessus, et on arrive pourtant a des conclusions différentes au regard de l’abolitionnisme…

    Pour faire un métier aussi dur, il faut bien y être poussé(e) par la nécessité? Soit on interdit l’activité/pénalise les clients/etc. sans régler le problème de cette nécessité, et on va droit dans le mur, soit on le règle, et plus besoin d’interdire…

    (Désolée pour les accents graves, je suis en qwerty).

  3. Vu sous cet angle, votre article est délicieux et vous avez raison de vous en donner à plume-joie, car dans le fond, c’est une réaction à show à la page d’un journal qui pratique une certaine forme de racolage sur ces Unes, avec plus ou moins de bonheur.
    Les vices que vous dénoncez à juste titre, ne sont-ils pas la conséquence d’une hypocrisie qui consiste à tolérer sans vouloir reconnaître ? L’ordre moral s’accommode mal avec la réalité de la testostérone et du plus vieux métier du monde. Depuis toujours l’offre répond à la demande. N’en déplaise aux puritains, cette réalité est bien tangible.
    Qu’en pensent les intéressées ? Veulent-elles un vrai statut social ? Un statut de travailleur indépendant ? Un service d’utilité publique ? Dernièrement, on a refusé d’offrir des assistants sexuels aux handicapés. Pourtant, ils étaient tous volontaires. Et pour la personne handicapée, n’est-ce pas une double peine ? Leurs besoins sexuels méritent-ils cet aveuglement ?
    La répression du client ne fera qu’augmenter la clandestinité, on ira plus loin, à l’abri des regards, autrement dit, on multiplie les risques dans leur plus nocive globalité. Il y a tout un monde ombrageux qui baise en lousdé, gratos ou contre une poignée de thunes, dans tous les coinstots bizarres de la rue, et qui n’attend qu’une chose, c’est d’être pris en compte par un système social, et d’être respecté au même titre que tout un chacun. La répression doit d’abord combattre les filières étrangères qui embrigadent des jeunes filles qui sont violées, tabassées, droguées et ne disposent plus d’aucun moyen pour s’en sortir. Cette activité criminelle relève-t-elle de la brigade des Mœurs, des Stups ou des services de lutte contre l’immigration clandestine ? Peu importe. Les trois ne seront pas de trop pour en venir à bout. Là d’accord, qu’on y mette le paquet ! Mais que cette lutte contre la criminalité n’aboutisse pas sur une croisade morale perdue d’avance. Vendre son corps de son plein gré, c’est aussi ça la liberté.
    bien amicalement

    • « Depuis toujours l’offre répond à la demande. »

      Merci de mettre le doigt dessus, la demande dont vous parlez est a l’origine meme du traffic d’etre humain. Qui est le troisieme plus gros marché apres le traffic d’arme et de drogues. Le seul moyen de mettre fin a cette traite est de s’attaquer a la demande.

      « L’ordre moral s’accommode mal avec la réalité de la testostérone et du plus vieux métier du monde. »

      La prostitution n’est pas un metier. Un metier ca se choisit, la prostitution est subie dans la majorité des cas.

      « La répression du client ne fera qu’augmenter la clandestinité, on ira plus loin, à l’abri des regards, autrement dit, on multiplie les risques dans leur plus nocive globalité. »

      Si vous avez une autre methode pour mettre fin au traffic d’etres humains faites nous signe. En gardant a l’esprit que la legalisation ne fait qu’empirer les choses (vous n’avez qu’a regarder ce qui se passe en Allemagne par exemple, ou dans n’importe quel autre pays qui a legalisé), et que la repression des clients decourage les trafficants (regardez la Suede par exemple).

      • Je pensais avoir été clair sur ce point du trafic d’êtres humains en préconisant de mettre en oeuvre tous les moyens répressifs pour y mettre fin. Je ne peux que vous rejoindre là-dessus.
        Pour la comparaison avec d’autres pays (du Nord en l’occurrence) permettez-moi de douter, même si l’intention est louable – terme hélas équivoque lorsqu’on parle de prostitution.
        Pour ce qui est du métier, à condition qu’il soit bien évidemment choisi et voulu par l’être humain, reconnu par la société, je ne m’opposerai pas à sa régularisation, et peut-être même dans le cadre de la Santé Publique. Si finalement, hommes comme femmes pouvaient s’envoyer en l’air avec une personne de leur choix, en changer quand ils veulent, se rendre dans un salon du plaisir où l’on irait jouir comme on fait de la gym ou n’importe quel autre hobby, et cela en toute liberté, je me demande si on s’emmerderait encore à vivre en couple et à supporter des années un conjoint qui finit par vous sortir par les yeux. Les avantages du sexe sans les inconvénients du ménage, en voilà une révolution sociale. Quand on songe que tous les deux jours, une femme meurt sous les coups de son compagnon, en plus on sauverait des gens ;-)
        Cordialement

        • « Traite des êtres humains » et « prostitution » sont deux concepts différents et non superposables. La traite sans prostitution existe et la prostitution sans traite existe, donc merci de ne pas confondre les termes. Employer l’un pour l’autre, c’est brouiller les pistes. Et brouiller les pistes profite au système, pas à qui le conteste. Merci.

  4. Toujours les mêmes âneries, resservies immanquablement par des incultes dans chaque intervention pro-prostitution, comme si ils venaient tout juste de les inventer, et en plus tout fiers de leur découverte.
    La palme toutes catégories du cliché le plus éculé revenant sans nul doute au « plus vieux métier du monde » (NON ce n’est pas le plus vieux métier du monde, 5 minutes de lecture de n’importe quel historien sur le sujet permettrait de tordre le cou à cette idiotie mais c’est sans doute trop demander ).
    Suivi de près par les exigences de la testostérone (il a existé et existe encore des sociétés sans prostitution; les hommes y ont pourtant bel et bien des testicules).

    Si seulement les porte-parole de la phallocratie renouvelaient un peu leur stock d’arguments de temps en temps, et en particulier abandonnaient ceux que l’usage d’un cerveau en état de fonctionnement minimal permet d’éliminer d’office, le « travail  » de féministe serait un peu moins répétitif.

    • Si le mot inculte signifie qu’on en pratique aucun, je vous remercie du compliment. Quand au plus vieux métier du monde, vous avez certainement raison, décider de ce qui est bien ou pas bien pour les autres a bien dû précéder le commerce du plaisir.
      La prostitution ne concerne pas que les femmes, beaucoup de jeunes hommes rencontrent le même mépris, les mêmes difficultés et les mêmes risques. Réduire le débat à la vilaine phallocratie contre le bon féminisme ne me semble pas la bonne solution, car vous ne faites qu’ajouter de la division à la lâcheté du législateur. Quant à vouloir faire de la France (on ne nous dit pas comment, c’est dommage) un pays sans prostitution, alors là, je ne commente pas, pardonnez-moi, j’en deviendrais vite taquin.
      Je vous concède que la « réalité de la testostérone » n’est pas une expression très ragoûtante, surtout si on ne dépasse pas les coutures d’un slip kangourou. Je la voyais plus globale, et même au-delà du sujet de la prostitution, juste en consultant les fichiers de la délinquance sexuelle (agressions, viols, séquestrations, assassinats sur adultes, mineurs, enfants) bien présente dans NOTRE belle société et dans toutes les couches sociales. N’est-ce pas contre « ça » qu’il faut lutter et apporter des solutions, même si ce « ça », il nous ulcère tellement, qu’on ne sait même plus comment le nommer.
      Cordialement

      • « La prostitution ne concerne pas que les femmes, beaucoup de jeunes hommes rencontrent le même mépris, les mêmes difficultés et les mêmes risques. »

        Vous êtes à vous tout seul une véritable encyclopédie ambulante des mythes et clichés sur la prostitution.

        Consultez des statistiques officielles (pas celles des masculinistes): à l’échelle mondiale , la prostitution concerne 98% de femmes.
        Et à peu près le même pourcentage de clients sont des hommes. La prostitution est donc une activité totalement genrée.

        Et, non, des prostitués masculins dans des bordels pour femmes, ça n’existe pas. La prostitution masculine existe mais c’est un tout petit pourcentage, et ses clients sont des hommes.
        Et non, les hommes violés par des femmes, c’est surtout un fantasme masculiniste. Et la fin du monde, ce n’était pas pour 2012, il n’y a pas 666 morceaux de verre dans la pyramide du Louvre, et le Père Noël n’existe pas.

        Si vous vouliez bien cesser de jouer les mecsplicateurs et vous renseigner un minimum avant de vous prononcer avec autorité sur des problèmes complexes sur lesquels vous n’avez que des arguments de Café du Commerce à offrir, cela nous ferait gagner du temps.

        • « Les statistiques, c’est comme le bikini: ça donne des idées mais ça cache l’essentiel ! » Vous comprendrez aisément que dans mon café du commerce, cette jolie pensée de Coluche figure en bonne place. Je vous y inviterais bien à boire un verre, tranquille, ou même pour se frictionner les idées si le coeur vous en dit, car je suis encore capable d’échanger sans condescendance, d’écouter les arguments d’une femme, féministe ou pas, moi le bonobo érectus débilitus, et même de rire, d’évoluer, de reconnaître les erreurs de mes raccourcis, de reformuler les questions qui me taraudent la caboche face à notre incapacité à rendre ce monde meilleur. J’ai bien compris que je ne proposais que des âneries selon vous, et je respecte votre point de vue sans avoir envie, je vous jure, de vous ramener par les cheveux dans la caverne la plus proche. Mais vous, à part cisailler mes âneries, vous préconisez quoi exactement à celles et ceux qui souhaitent en faire un métier honorable ? Quel est votre avis sur la pénalisation des clients ?
          Cordialement

          • Répondre à M. Campo m’a tout l’air d’être aussi efficace que la miction dans un violon mais à tout hasard… Contrairement aux tremolos Libérationnistes, la « pénalisation des clients » est à peu près aussi excessive qu’un panneau de signalisation routière: la menace d’une sanction détourne simplement la majorité des hommes d’un acte purement opportuniste auquel il existe moult alternatives. Par contre, elle a l’heur de pourrir le marché des entremetteurs qui vivent de la vente de la sexualité des femmes. Rien de plus.
            Même en Suède où cette mesure existe depuis treize ans (bientôt quatorze), AUCUN prostitueur n’a encore été incarcéré. Au plus prélève-t-on des amendes auprès des contrevenants, proportionnelles à leur revenu. Et cette simple mesure a suffi à détourner trafiquants et maquereaux du pays et réduire de moitié l’incidence du sexe vénal et de snombreux problèemes sociaux attenants.
            Pas de quoi déchirer sa chemise, vraiment… mais soyons francs: n’ets-ce pas plutôt la reconnaissance par l’État d’un geste de violence dans l’achat de sexe qui blesse le libéralisme sexuel masculin dans sa prétention impériale… quoi, le droit de cuissage serait d’un autre âge???!!!
            (Même le président Jimmy Carter le reconnaît: https://www.facebook.com/notes/martin-dufresne/prostitution-le-pr%C3%A9sident-carter-endosse-le-mod%C3%A8le-nordique/10153704118495595 )

  5. Merci, Isabelle, ça fait un moment que je ne supporte plus ce parti-pris de « Libé-La-Saumure » !
    J’espère toujours pouvoir t’envoyer mon dernier livre « Plainte contre X », un autre regard que celui de Libé donc sur ce qu’est « louer son corps »…
    Amitiés.

  6. Merci, merci, merci. Des textes comme celui-ci font du bien. Ce matin, j’ai failli vomir en entendant le témoignage d’une victime de la prostitution sur France Inter et mon estomac s’est encore soulevé à la réécoute de l’interview de Philippe Caubère. Marre que les médias mettent en avant les soi-disant consentantes à la prostitution et passent tranquillement sous silence le traumatisme, la contrainte, le viol, les violences.

  7. Merci Isabelle pour cet article brillant (sur la forme bien sûr , quel talent ! mais aussi et surtout sur le fond)
    Je me permets de vous signaler un livre excellent qui vient de paraître à l’Harmattan : Le viol location écrit par Joël Martine.
    l’auteur y décortique , en examinant de près et honnêtement tous les arguments du débat qui divise les féministes sur cette question de la pénalisation des clients.
    Il faut conseiller ce livre car il répond de manière très argumentée à tous les lieux communs que je retrouve malheureusement encore ci-dessus chez certains commentateurs et il y répond précisément.
    ici une présentation : https://www.facebook.com/notes/corine-lefort/pr%C3%A9sentation-du-livre-de-jo%C3%ABl-martine-le-viol-location/10202091135066747

  8. Polémiquer à propos d’un article de « Libé… » moi je dis que c’est bas de tirer sur un corbillard!

    Et les Demorand/Tourret sont les Ceaușescu de la vie intellectuelle parisienne… Alors pas étonnant que l’on lise de telles inepties dans ce torchon.

  9. Qu’attendre d’autre de Libération, un quotidien qui défendait la pédophilie avec virulence, il n’y a pas si longtemps ?

    Je note aussi qu’il y a cohérence entre servir les intérêts de la « haute finance de gauche » et servir les intérêts de la mafia des maquereaux !

    Bravo et merci pour cet article

    • Attention aux dérives des mots: au sens strict, la pédophilie est l’amour des enfants. Et dans ce sens premier, nous sommes tou-te-s pédophiles. Quant à l’abus sexuel sur les enfants, puisque c’est de ça qu’il s’agit, il a mis encore plus longtemps que le viol tout court à être perçu comme un crime. Le déni était total. La « révolution sexuelle » a caché beaucoup de violences au nom de la liberté de quelques uns à abuser des autres. Elle a aussi chassé beaucoup de culpabilités et inhibitions qui empoisonnaient la vie des gens.
      Quant à la « haute finance de gauche », elle ne veut pas dire grand chose. La haute finance ne se définit pas par rapport à ça. Elle défend ses intérêts. Et ses intérêts sont de droite, par définition: propriété, privatisation, marchandisation. Ce qui n’empêche pas la droite sociale d’exister.

  10. Bravo … et c’est un « vieux » monsieur qui vous le dit …
    J’ai rencontré la prostitution dès la classe de 6° (Lycée Jacques Decour … nos promenades étaient entre « Pigalle et Blanche » … comme dans la chanson …), ensuite professionnellement, notamment en accompagnant des enfants maltraités …
    le discours qui veut convaincre des « charmes », de la liberté, des avantages multiples (et pourquoi pas compassionnels …) de la prostitution, discours tenus par de multiples « bien-pensants » (j’ai entendu, avec consternation, hier Malek Boutih … défendre la prostitution !) … est imbécile, odieux et insupportable.
    Continuez le combat … en plus vous avez du talent !

  11. D’un autre côté, les ventes de Libé s’écroulent ( – 40 % en 1 an!!!!! ). Une vraie catastrophe. Bien sur il y a la crise du journal papier mais pas seulement car Libération baisse beaucoup plus que les autres.
    C’est tout simplement l’échec d’une certaine gauche ultra-libérale.

  12. Magnifique plume Isabelle, jubilatoire et forte, pour un fond fourni, intelligent, juste, féministe quoi.
    L’abolitionnisme est une question de vie ou de mort des femmes. Une urgence humanitaire.
    Continuons le combat !
    Mercie à voues

  13. Bonjour,

    MERCI MERCI MERCI d’avoir volé dans les plumes machistes de Libé, qui tombe de plus en plus bas….
    J’ai été frappée en lisant les souvenirs des féministes des années 70 par leurs témoignages sur le machisme et la misogynie des groupes d’extrême-gauche, et notamment des maos (tous retournés dans le système capitaliste depuis bien longtemps).
    Hélas, ça ne change pas, peu d’hommes qui se disent de gauche font la vaisselle et arrêtent de pérorer sur les pauvres Iraniennes qui doivent faire toutes les tâches ménagères etc.

    Encore brava!

  14. J’ai lu cet article de libé…
    j’ai juste compris qu’il y a une fille, bien précise, qui se prostitue sans état d’âme.
    Je n’y est pas lu l’apologie du proxenétisme et rien me laisse croire que la majorité des putes s’éclate dans le travail… rien ne généralise auxquel cas, je partagerai votre réaction.
    Je n’ai pas lu que la prostitution n’était jamais subi par des gens contraints par d’autre ou juste par la misère. l’ancienne collègue du bar le dit d’ailleurs « pour le fric »…. « j’en parle a personne »

    Pour ma part, je comprend juste qu’il existe une activité humaine qui se vit majoritairement dans le glauque et le sordide et que là il y a un cas, inhabituel (d’où l’intérêt de le relever), ou c’est choisi, et vécu comme un travail intéressant voire passionnant selon la jeune fille ?

    ça légitime pas le proxénétisme. ça a, je trouve, l’intérêt de permettre d’imaginer d’autres possibilités pour la prostitution.

    Est ce à libé de faire ce job je sais pas ?
    l’article enjolive en omettant trop les points négatif, il yen a sans doute. le manque de nuance dans le passage sur les parents laisse croire que c’est sur ce point qu’on nous dit pas tout… finalement c’est le seul qui relève de l’intime et non du professionnel.

    Vous croyez que c’est fictif ?
    ce qui serait du beau journalisme, ce qui nous avancerai plus que ce stérile débat de commentateur : c’est que vous, avec votre parti pris, vous interviewez cette Marla.

    c’est pas une bonne idée ça ?

    • Mon sujet était davantage la manière dont Libé décrit le monde de la prostitution que cette jeune femme qui a sans doute de bonnes raisons de présenter les choses comme elle le fait, vu qu’elle est encore en activité. Oui, c’est à Libé, comme à tout journal honnête, d’aller chercher au delà des apparences et des discours. Oui, absolument.

  15. Merci pour cet article, Mme Alonso. Nous avons désespérément besoin des voix comme la vôtre qui viennent à contre-courant de la propagande dominante pro-prostitutionnelle et pro-pornographique.
    Continuez de décortiquer cette novlangue, c’est indispensable, notamment pour les jeunes femmes que ces discours endorment et embrigadent, jusqu’à ce qu’elles soient brisées, soumises, à jeter, bâillonnées.

  16. Visiblement chère Isabelle, votre article heurte la communauté du porno (sic).
    L’actrice « Rachel » ce dédouane d’êtres une péripatéticienne alors qu’en fait… Il y a moins de différences entre une actrice porno et une prostituée, qu’une pute de rue et une abatteuse dans les chantiers.

    Merci ceci étend dit, merci pour l’article !

    • Oui, j’ai vu ça. Ça agace les chantres du système proxénète qu’on ne soit pas d’accord avec eux. Va falloir qu’ils s’y fassent! Je ne sais pas qui est Rachel, mais en tout état de cause elle n’a pas à se « dédouaner ». De même que lutter contre la pauvreté n’est pas lutter contre les pauvres, lutter contre la prostitution n’est pas lutter contre les prostituées, n’en déplaise à ceux qui, à bout d’arguments, affirment cette absurdité.

  17. Il y a un gros forcing néo-libéral qui a lieu dans les medias en ce moment pour présenter « le plus vieux métier du monde » comme le plus moderne job du monde, le plus cool, le plus sympa, la carrière glamour qui vous permet de mener une vie de jet seteuse, aller dans les endroits branchés, rencontrer des gens sympas et friqués et vous éclater en gagnant un max de thunes.
    Voir le film d’Ozon « Jeune et jolie », qui raconte à peu près la même histoire que Marla: prostitution comme choix de carrière réfléchi, jeune fille venant d’une famille stable et bourgeoise, pas de traumas d’enfance qui expliqueraient ce conditionnement de soumission aux désirs masculins, tout baigne.
    Du pur conte de fées en effet.
    D’une part, la réalité statistique de la prostitution, c’est la contrainte, les réseaux mafieux, les femmes trafiquées, les prostituées mineures.
    Le discours néo-libéral opère en occultant cette réalité statistique et en présentant systématiquement le conte de fée « Jeune et jolie » comme la règle.

    Et surtout, il n’y a pas un une différence radicale entre escort et prostituée de rue, c’est essentiellement le même « métier ».
    En fait, les prostituées savent que les exigences sexuelles des hommes riches sont souvent encore plus compliquées, plus perverses et plus traumatisantes que celles des hommes ordinaires.

    Dans son livre qui vient de sortir, Rachel Moran, une femme sortie de la prostitution qui l’a pratiquée à tous les niveaux, de la call girl de luxe à la prostitution de rue (parcours typique d’une escort qui devient addict) dit qu’elle s’est sentie davantage violée, moins en mesure de poser des limites avec des clients riches–plus exigeants et plus pervers–qu’avec les « johns » de la prostitution de rue.

  18. Bravo, quel article super et direct! Je ne sais pas si vous avez fait des débats avec Morgane Merteuil, mais une vivacité telle la vôtre peut être plus efficace que celle d’autres abolitionnistes plus mous qui se sont fait  »dominés » et de ce fait ont, malheureusement, paru moins convaincants. . .

  19. Bonjour
    Je trouve surprenant que vous montiez au créneau losqu’un journal donne la parole à une prostituée heureuse simplement parce que ça ne colle pas avec votre vision de cette activité.a titre personnel j’ai une fille de 10 ans et ça ne me choquerait pas qu’elle choisisse cette activité plus tard.J’ai un fils de 5 ans et je serais choqué qu’il devienne soldat ou travaille dans un abattoir.Comme le dit IACUB : « ce n’est pas parce qu’il y a des ateliers clandestins de couture avec des enfants esclaves qu’il faut interdire la couture »;n’y aurait il qu’une seule prostituée volontaire que vous ne pourriez dénier sa parole.

  20. Isabelle Alonso (franchement j’ai hésité entre Isabelle, Isabelle Alonso, Madame, etc et je ne sais pas ce qu’il faut mettre !), il y a tout de même un truc qui me gène dans ce texte. Je trouve odieuse la démarche des 343 salauds mais je ne suis pas abolitionniste pour des raisons purement factuelles, tout étant persuadé que 95% des prostituées n’ont absolument pas choisi ce métier et qu’elles feraient tout pour y échapper.
    Vous écrivez : « Le trafic d’armes, le trafic de drogue et le proxénétisme sont les trois business les plus lucratifs de la planète ».
    Et le point commun entre les trois est précisément leur illégalité. Ce qui crée le trafic et la mafia, c’est la prohibition. Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que tout renforcement de la prohibition autour du commerce du sexe ne fera que renforcer le pouvoir des mafias et des proxénètes sur les femmes. C’est juste mathématique. Une pénalisation des clients aura deux effets : diminuer l’offre la moins glauque et sans doute la moins pénible (disons les escorts, vous avez noté que je n’ai pas dit « la plus agréable »), et augmenter l’offre cachée, sordide, incontrôlée. Et accessoirement, faire progresser le tourisme sexuel des mâles vers des pays où les conditions de vie des femmes sont pires, Asie du sud est, etc.
    Je comprends parfaitement, au demeurant, que la solution inverse, l’encadrement, s’apparente pour vous (et pour moi aussi) à un renoncement et à une « officialisation » de quelque chose qui est vécu, au moins par une partie des prostitué(e)s, comme une violence.
    Mais quand on sait pertinemment que la solution « morale » ne fera qu’ajouter du sordide, l’abolitionnisme reste t’il tenable ?
    Bien entendu, mon discours s’effondrerait si l’on pouvait démontrer que l’abolitionnisme conduira à terme à une disparition ou à une réduction véritablement sensible des trafics, du proxénétisme, etc. Pour ma part, je ne parierais pas un demi-kopec qu’après 10, 20 ou 30 ans d’abolition, il y ait eu « décroissance » du business de la prostitution.
    On aura juste réussi à créer une nouvelle forme de délinquance, celle des clients. Pas très glorieux…
    (je précise, ce qui est à la fois une bonne et une mauvaise chose pour la crédibilité de mes paroles, que je n’ai jamais fréquenté de prostitué(e)s. Je ne m’identifie nullement aux 343 salauds !!!).
    Merci de m’avoir lu.

  21. Renaud, l’abolitionnisme a bel et bien conduit, là où la société en a décidé – après 10 ans de lutte contre des arguments comme les vôtres – c’est-à-dire en Suède, Norvège, Islande, Corée du Sud, etc., à une réduction sensible du recours masculin à la prostitution.
    Cette forme d’exploitation et de violence sexiste est tout simplement – contrairement à votre paradigme simpliste des vases communicants (si je ne peux acheter femmes et enfants ici, je le ferai au Cambodge, tudieu!) – affaire d’*opportunisme* comme le démontre cette baisse (d’environ 50%) lorsque clients et surtout proxénètes risquent une pénalité et, inversement, sa progression rapide lorsque de telles lois sont abolies (Pays-Bas, Allemagne, Nouvelle-Zélande) ou systématiquement ignorées par l’État.
    C’eat d’ailleurs évident. Le micheton qui profite d’un voyage d’affaires ou d’une virée entre copains pour exercer son droit de cuissage n’est aucunement forcé à le faire par quelque pression spermatique que ne saurait contrer aucune mesure dissuasive: une bonne cuite lui servira d’alternative pour célébrer sa virilité.
    Quant à l’homme d’affaires qui trouvait son profit dans la fesse, il a déjà déménagé ou cherché un autre domaine dans les pays où il ne peut plus annoncer impunément sa marchandise. Car annonce il doit y avoir: l’argument du « ça va continuer dans la clandestinité » ne tient pas face à l’exigence d’une promotion visible.
    Mais n’ayez crainte, je n’attends rien de cet « effondrement de votre discours ». Comme la plupart des hommes, vous n’êtes pas client mais continuerez à défendre bec et ongles votre privilège de le devenir si et quand bon vous semblera.
    Parce que, hein, pourquoi se priver…?

    • Bonjour Martin,
      Sur les résultats de l’abolition dans d’autres pays, désolé mais pour une étude ou un article qui conclut à une amélioration, il y en a un autre qui dit exactement l’inverse (sans même parler de la question de la transposition d’un pays à un autre). Par exemple sur la Suède, deux articles sur le Monde remettent en cause chaque argument d’un autre article de Slate etc. Je pense donc que personne ne peut affirmer que l’abolition en France conduirait à une amélioration de quoi que ce soit, sauf à avoir une boule de cristal.
      Par ailleurs, vous tombez malheureusement dans le procès d’intention pur et simple pour la fin de votre message. Moi, défendre mon « privilège à devenir client » ? Vous n’avez strictement aucune idée de ça, et si je déclare la démarche des 343 salauds odieuses ce n’est pas pour faire joli. Ma position est à 99% liée aux conditions d’exercice de ces femmes, dont j’ai la conviction qu’elle se dégraderaient, et à 1% liée non pas à la liberté des clients mais à celle des prostitué(e)s, pour les rares d’entre eux/elles qui font ce métier par choix, même par choix « faute de mieux ». Je mets ce 1% pour le principe, car la notion de prohibition recouvre tout de même un aspect moralisateur qui me gêne.
      Ajoutons de plus que la fin de votre message est d’autant plus déplacée que beaucoup de ceux qui rejettent l’abolition sont des femmes, et que par conséquent, assimiler ce rejet à la liberté d’être client est parfaitement abusif.
      Après, est-ce que sur un plan philosophique je considère qu’une société sans prostitution est meilleure qu’une société avec ? Le récit des journées douloureuses de femmes qui enchaînent les passes, des abus, des violences, fait qu’on se dit que l’éventuelle liberté des uns et des autres est chère payée. Et en même temps, je ne parviens pas à considérer, bien que féministe, que le fait de payer un acte sexuel soit une violence « en soi » : je refuse cette vision où le sexe est une chose « à part » des autres activités, « par principe ». Mais j’ai conscience que ce point est totalement subjectif, et pour les raisons citées plus haut (abus, trafics, journées atroces des prostituées…), je me garderai bien de décider si oui ou non il faut rêver dune société sans sexe tarifé.

      • Renaud, Je crois que la liberté d’être client est effectivement le centre du problème – et le fait que des femmes la défendent ne change rien à l’affaire.
        Il y a un privilège en cause – privilège que l’on a déjà appelé « droit de cuissage » dans votre pays.
        Ce privilège est réel, qu’il soit ou non exercé par les individus et sans égard à leur plus ou moins grande indignation quant aux conditions qui en permettent l’exercice.
        Un élément de ce privilège masculin est le négationnisme hautain de celui qui se dit « désolé » de l’existence de contre-arguments aux statistiques désignant une solution. Pour renvoyer deux à dos deux plaidoyers encore faut-il qu’ils soient de poids égal.
        Je vous signale au passage une parution, « Pas client » de Patric Jean: https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2013/11/02/chaque-homme-est-implique-par-la-place-quil-occupe-dans-la-structure-ou-il-est-confortablement-installe/

        • Martin,
          le texte que vous mettez en lien est intéressant et je crois avoir pour ma part montré une position qui est tout, sauf un « plaidoyer en faveur de la prostitution ». Mais votre phrase sur le « négationnisme hautain » montre une seconde fois votre difficulté à argumenter sans accuser votre interlocuteur, c’est assez détestable et je vous laisse donc à vos propres certitudes.

  22. PS pour Martin : De mon côté, je viens de commander le livre de Patric Jean chez Blackmoon. Du votre, je vous suggère d’éviter les attaques ad hominem blessantes ;-)

    • Bien content que vous ayez acheté « Pas Client ». Jai hâte de voir si vous y reconnaîtrez des éléments de notre expérience masculine commune.
      Par ailleurs, ne sachant rien de vous, je serais bien dépourvu si je voulais y aller d’une attaque ad hominem. Commenter le ton d’une réponse et les limites d’un argument – comme j’ai fait – est d’un tout autre ordre.
      Bonsoir.

  23. Fatigué ; oui fatigué de lire , d entendre et même d essayer de comprendre les arguments ou pseudos arguments des uns et des autres sur ce sujet ! Pourquoi me direz vous ? Et bien parce que rare sont ceux et celles qui en parlent avec objectivité ! On ne retient que les témoignages qui arrangent notre propre raisonnement , on ne sort que les statistiques ou études ( la aussi tout un programme ) qui valorisent nos analyses ! Mais des que quelqu un ou plutôt quelqu une sort un discourt tout autre , alors là c est le scandale ! Fatigué d une telle mauvaise foi !!
    Plus de prostitution ? Tout à fait d accord ; plus de violence , plus de haine , plus d envie de bouffer l autre ; bref plus de tous ces cotés sombre qui font aussi partie de l être humain !! Hélas , mille fois hélas . Je ne crois pas à l abolitionnisme dans ce domaine , désolé ! L idée est noble , digne mais pour moi elle n est que ça ! En effet nous ne sommes pas dans un monde de bisounours et cela depuis la nuit des temps .

    Quand à l affaire Marla ; c est quoi le problème ? Une jeune femme qui affiche un certain gout ( ou un gout certain ) pour différentes situations sexuelles et alors ; Merde ! En quoi elle nous empêche de vivre , en quoi est elle condamnable voir méprisable ? La liberté de la femme d utiliser son corps comme elle le veut ; ah oui bravo ; je signe de suite ! Oui bravo mais dans la morale qui m arrange et dans le conditions qui me correspondent !! Je n appelle pas ça être libre moi mais ce n est que mon avis .
    Et puis , surtout ; pourquoi confondre sa prostitution avec la prostitution mafieuse ! C est pénible de tout le temps de mélanger les choses , de mettre toutes les prostituées dans le même sac !
    Je hais le proxénétisme ( vous ne pouvez pas savoir à quel point ) ; je ne m amuse pas de la prostitution issue de la misère sociale ; je ne suis même pas client , mais j aimerais juste que le regard sur des femmes comme Marla change . Ce satané proxénétisme international demande suffisamment d énergie pour qu on foute la paix à la petite minorité qui ne demande qu à être tranquille .
    Bref pour finir , et après avoir lu l ensemble des réactions , un petit message plus personnel .
    Madame Alonso , c est curieux car autant vous m avez agacé par le passé ( parfois encore un peu c est vrai ……) autant j ai une sincère estime pour vous . En fait j adorerai vous rencontrer pour dialoguer avec vous car nous avons , j en suis sur , certaines idées communes . Comme quoi l être humain est bien complexe………………
    Merci de cette tribune

    • Je lis votre message et je n’ai pas le sentiment qu’il s’adresse à moi. Je ne sais pas où vous pouvez lire dans ce que j’écris l’ombre d’un mépris pour les personnes prostituées. Et mon papier sur Marla est intitulé « Libé la Saumure » parce que c’est de Libé qu’il s’agit.

      Encore une fois, déclarer la guerre à la pauvreté n’est pas déclarer la guerre aux pauvres mais exactement le contraire.

      La prostitution est un terme qui finit par signifier tout et n’importe quoi. Parlons de proxénétisme, qui a l’avantage d’être plus précis. Une violence qui fait système. Une violence patriarcale. Qui exploite, qui violente, qui viole, qui anéantit, qui tue. Qui rapporte beaucoup d’argent. Et qui nuit symboliquement à TOUTES les femmes.

      • Si vous semblez mépriser les prostituées puisque vous considérez qu’elles ne sont jamais libres de leur choix et qu’elles le font par contrainte économique (j’exclus le proxénétisme et l’esclavage), par bêtise et que les clients sont dans ce cas leurs prostituteurs proxénètes.
        Vous ne pouvez pas admettre que des femmes sont libres de se prostituer ? qu’elles préfèrent faire ce travail à autre chose ?
        Cela remettrait en cause votre idéologie abolitionniste, n’est ce pas ?

        • Cher client-pas-comme-les-autres,
          Vous seriez surpris de savoir ce que les femmes en prostitution pensent des hommes comme vous qui se décrètent exceptionnels…
          Quant à votre discours sur la position de sujet que vous aimez tant leur attribuer pour justifier votre droit de cuissage, un peu de recherche vous apprendrait que les Blancs du Sud des États-Unis tenaient exactement le même au sujet des Noirs il y a 150 ans pour résister à l’abolition de leurs propres privilèges.

          • vous connaissez vous toutes les femmes en prostitution ? tous les hommes qui les fréquentent ? vous me connaissez ? vous connaissez tous les aspects de la prostitution ?
            il y en a un ici qui comparait les bordels au camps d’extermination nazis, vous vous me comparez à un esclavagiste, cela m’impressionne n’en doutez pas.

            vous savez quoi, plus j’écoute les arguments des abolitionnistes comme vous vous appelez, plus je crois avoir à faire avec des fanatiques idéologues.
            Vous avez vos certitudes, très bien cela vous évite de réfléchir, vous aurez votre loi démagogique sur la pénalisation, l’imbécillité et la lâcheté d’une majorité d’hommes politiques n’étant plus à démonter. Vous serez content mais il n’y aura pas une prostituée qui s’en portera mieux.

        • « (…) N’existerait-il pas de prostituées épanouies dans une activité qu’elles ont choisie? «Mensonge!», s’insurge Mylène: «Ce que les clients veulent entendre, c’est qu’on raffole du sexe, poursuit-elle. Mais jamais aucune fille que j’ai connue n’a eu de plaisir. En fait, on dépose la cervelle en même temps que les fringues et on gémit en cadence pour que ça finisse vite».  » ; « Rosen, elle, a même milité pour la ré­ouverture des maisons closes… «Quand on y est, on n’est pas consciente de la gravité de ce qu’on vit, analyse-t-elle. J’estime avoir une responsabilité grave en ayant dit que j’étais bien dans ma vie de prostituée: c’était donner aux clients l’autorisation d’acheter les autres femmes! En fait, on fait semblant d’aller bien. Les clients, on a envie de leur dire que ce sont des abrutis, mais on est obligées de leur faire des compliments. De devoir supporter ces types, ça me prenait aux tripes. J’aurais pu en tuer un.» » (http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/11/24/01016-20131124ARTFIG00138-prostitution-elles-racontent-l-abattage.php)

          Quand même Le Figaro le reconnaît…

          • c’est une idée de droite conservatrice la pénalisation de la prostitution.
            La gauche conservatrice a la même idée mais elle nous sort des arguments hypocrites. C’est une alliance conservatrice.
            Seuls les gens progressistes en France sont pour la réglementation et la non pénalisation. Mais on le sait en France, les gens libéraux progressistes sont minoritaires et on voit le résultat catastrophique en matière économique et sociale.

            Remarquons que ce sont toujours les mêmes témoignages d’ex prostituées qui tournent en boucle chez les abolitionnistes, leurs témoignages sont saisissants mais elles représentent surtout elles mêmes et un aspect de la prostitution, il y en a d’autres et je ne vois toujours pas en quoi la pénalisation du client va régler le problème.

            Les prostituées actuelles ont cette réaction face à la loi :
            http://www.20minutes.fr/societe/1253851-20131124-penalisation-clients-prostituees-cette-loi-met-corde-cou

      • et bien , madame Alonso , oui , parlons de proxénétisme ; c est bien ce que j ai dit !! Concentrons toutes nos énergie contre ça et stoppons les discours humanistes et utopistes ! Seulement ce n est pas ce que je lis et j entends de la part des personnes qui veulent gérer le problème de la prostitution .
        Concernant mon article , il était ouvert sur l ensemble des réactions en réponse à votre article . Vous devriez tout de même vous y retrouver un peu me semble t il et je ne vous accuse pas de mépris vis à vis des prostituées en général . Je dis simplement qu entre la prostitution mafieuse et le cas de Marla , je pense que ça n est pas la même chose et qu il ne faudrait pas en parler de la même manière .
        Je vais donc en revenir sur notre point communs et je le dis sérieusement , le vrai combat est bien contre le proxénétisme et la dessus je vous suivrai toujours !
        Merci de votre réponse .

  24. La prétention de certains hommes de dicter aux femmes « le vrai combat » m’amusera toujours, surtout dans le présent dossier où il est plus clair que jamais que c’est du privilège du prostitueur qu’il s’agit, le vôtre, Sylvain, le droit sacré de pouvoir à tout moment aller au Bois ou ailleurs vous faire dégorger le poireau par une femme ou un trans précarisé…
    Pourtant, si vous aviez ne serait-ce qu’un soupçon d’honnêteté intellectuelle, vous reconnaîtriez que la façon la plus efficace de contrer les proxénètes, c’est den dissuader les clients par la promesse – la simple promesse, on est encore loin du compte – d’une pénalisation. Comme on l’a fait en Suède, aujourd’hui désertée par les macs, entremetteurs et trafiquants. Car c’ests bien le prostitueur lambda, ce lâche opportuniste qui tente aujourd’hui d’effaroucher les femmes politiques, c’ets lui dont la bourse attire et nourrit les proxénètes, que ce soit un mac roumain ou une prestigieuse ou discrète agence d’escortes, un hôtelier qui « fait tourner » ses chambres l’après-midi ou un éditeur qui met en coupe réglée les praticiennes forcées d’annoncer chez lui pour atteindre le touriste de passage.
    Ces filières peuvent être facilement désactivées, sans qu’il soit nécessaire de remplir quelque prison que ce soit.

    • Allons , cher Martin ! Vous remettez en cause mon honnêteté intellectuelle alors que visiblement vous ne m avez pas compris ; ou mal lu !! C est un peu rapide ………………..
      Je tiens donc à préciser que je ne m octrois pas le droit d aller me dégorger le poireau ( comme vous dites si élégamment ) auprès des prostituées puisque je ne suis pas client .
      Je pense que les filières de prostitutions ne seront mis à mal que si les pouvoirs publiques décident de s attaquer efficacement à ces mêmes filières . Pouvoirs policiers , judiciaires , politiques, sociaux ; ensemble vers un même but ! Ce qui est loin d être le cas aujourd hui !
      C est bien joli l exemple de la Suède ! Exemple qui ne semble pas aussi parfait que ça selon d autres études ; mais bon , je sais les études , chacun n en retient que ce qui l arrange . Bref ; que croyez vous qu il soit arrivé aux anciennes prostituées des boulevard suédois ? Tranquillement retournée chez elles , en paix et en famille dans une vie heureuse ? J espère que vous n êtes pas naîf à ce point ! Ce serait prendre les mafia pour des connes ce qu elles ne sont pas !! Vous retrouverez ces pauvres femmes sur d autres trottoirs ou bordels européens et c est ce qui pourrait se passer en France ! Ne plus voir la misère sur nos trottoirs vous suffirait il ? Qui de censé pourrait vouloir affirmer défendre le droit de ces femmes à vivre normalement et en même temps se satisfaite de ça ?
      Voilà qui serait bien lamentable ; mais ce n est que l avis d un  » malhonnête intellectuel  » ……………

      • C’est vous qui me lisez mal – à dessein ou non, peu m’importe – Sylvain. Je parle de votre privilège de prostitueur si l’envie vous en prend, pas de votre pratique, qui m’indiffère tout autant.
        Quant aux femmes en situation de prostititution, êtes-vous conscient de les essentialiser en les condamnant à cette seule identité lorsque vous ironisez (lourdement) à leur sujet
        « Que croyez vous qu il soit arrivé aux anciennes prostituées des boulevard suédois ? Tranquillement retournée chez elles , en paix et en famille dans une vie heureuse ? »
        Vous êtes vraiment à l’aise, en tant qu’ »intellectuel », avec cette notion d’un « fatum » qui les retient dans la profession ? Ne confirme-t-elle pas votre sécurité spermatique de toujours trouver quelqu’une à prostituer sans conséquences fâcheuses ? C’est bel et bien elle que menace la loi 1437, en même temps que ces mafias et réseaux vers lesquels vous voudriez limiter l’intervention.

      • C’est vous qui me lisez mal – à dessein ou non, peu m’importe – Sylvain. Je parle de votre privilège de prostitueur si l’envie vous en prend, pas de votre pratique, qui m’indiffère tout autant.
        Quant aux femmes en situation de prostititution, êtes-vous conscient de les essentialiser en les condamnant à cette seule identité lorsque vous ironisez (lourdement) à leur sujet
        « Que croyez vous qu il soit arrivé aux anciennes prostituées des boulevard suédois ? Tranquillement retournée chez elles , en paix et en famille dans une vie heureuse ? »
        Vous êtes vraiment à l’aise, en tant qu’ »intellectuel », avec cette notion d’un « fatum » qui les retient dans la profession ? Ne confirme-t-elle pas votre sécurité spermatique de toujours trouver quelqu’une à prostituer sans conséquences fâcheuses ? C’est bel et bien elle que menace la loi 1437, en même temps que ces mafias et réseaux vers lesquels vous voudriez limiter l’intervention.

        • Décidément , si personne ne sait lire , ça va devenir compliqué ! bon ,voyons voir ça dans l ordre .
          Pourquoi voulez vous donc absolument me coller ce  » privilège  » comme vous dites . je ne l ai nullement réclamé et valorisé !
          Quand à ma question , elle n est absolument pas ironique mais juste direct et franche car me semble t il bonne ! J en attends juste la réponse . Je n ai rien d un intello comme vous dites , je vois les choses , je suis dans le concret plus que dans les textes et les théories . Vous ne lisez ou plutôt ne traduisez de mes propos que ce qui vous arrange cher Martin . Je n ai jamais dit qu elles n étaient pas apte à être autre chose dans leur vie !! Je n ai jamais dit qu elles étaient condamnée à se prostituer éternellement ; relisez ce que j écris ! Sortir des réseaux est très compliqué ( ou alors dites moi quelles sont les solutions miracles ) et sans sortie , pas de nouvelle vie ! C est pas de la philosophie , c est du concret encore une fois .
          Vous m accusez de vouloir limiter les actions contres les réseaux ! Je rêve ! Parce que je dis que cette loi de pénalisation n est qu un pansement sur une jambe de bois ; vous en déduisez que je suis pour limiter la lutte !! Bravo , vraiment , quel talent d analyse ( ça , c est de l ironie ! )
          Ma  » sécurité spermique  » n est pas différente de la votre et une fois pour toutes , je dis que les moyens mis en place pour lutter EFFICACEMENT contre les mafias n existent quasiment pas en france et donc , qu il faut tout revoir dans le traitement de se dossier très compliqué . N aurais je pas été clair ?
          au plaisir

          • Vous me placez dans la position délicate d’avoir à déterminer si vous êtes obtus ou de mauvaise foi.
            Croyez-vous vraiment qu’on ne possède un privilège que si on l’a « réclamé ou valorisé »? Hé bien… Je veux bien que vous récusiez l’identité d’intellectuel.
            Vous réclamez qu’on vous dicte les « solutions miracle » (donc discréditées d’avance par votre lourde ironie) pour « sortir des réseaux ».
            Mais la loi 1437 propose de telles solutions et en détail, contrairement au pessimisme bien pratique pour assurer les hommes de chair fraîche à disposition.
            En refusant de sen tenir aux « gros méchantrs trafiquants’ et en allant cibler les bons Français qui assurent leurs profits, la loi contre la prostitution peut dissuader les acheteurs par des amendes significatives et par un travail d’éducation, supprimer la criminalisation des femmes qui, avec son dossier judiciaire, éloigne celles-ci de véritables emplois, durcir les sanctions contre les macs (en réseaux ou non) et contre les trafiquants, créer des filières de soutien psychologique et de formation professionnelle pour aider des femmes à changer de vie, accorder des titres de séjour aux étrangères en coupe réglée, créer un revenu de citoyenneté qui assure le minimum vital, etc.
            Vous préférez cracher sur cette loi en parlant de « solutions miracle ». Voilà pour quoi je parle de vos privilèges de mâle et je suis, comme de plus en plus de monde, bien décidé,à vous en priver, quelle que soit votre indignation feinte…

          • Je suis intervenu antérieurement sur ce fil.
            Depuis, j’ai lu « pas client », un plaidoyer pour la pénalisation.
            J’ai discuté ici et là. J’ai mieux compris, et mieux accepté la position des « abolitionnistes »; sur le principe en tout cas, même si je pense qu’il y a souvent un petit biais moral qui veut distinguer l’activité sexuelle des autres activités, avec une sacralisation du corps qui me gêne. Mais j’ai l’honnêteté d’admettre, en tant qu’homme, de ne voir ça que « de loin » et que je perçois tout à fait la violence d’une intrusion qui n’est pas motivée par le désir ou l’excitation.

            Mais au final, je reste intimement convaincu que cette loi sera au final essentiellement négative dans ses effets; essentiellement parce que ses effets positifs se feront attendre, et que les effets négatifs, eux, arrivent toujours plus vite qu’on ne voudrait.
            La prohibition a toujours, hélas, les mêmes effets, même lorsqu’elle part d’un constat juste. La victoire morale qu’on peut voir dans cette loi sera t’elle suffisante ?

            Pour info :
            http://www.slate.fr/story/81497/prostitution-suede-modele-pas-vraiment

  25. Andrea Dworkin : »La prostitution qu’est-ce que c’est ? C’est l’utilisation du corps d’une femme pour du sexe pour un homme : il donne de l’argent, il fait ce qu’il veut. Dès que vous vous éloignez de ce que c’est réellement, vous vous éloignez du monde de la prostitution, vous passez au monde des idées. Vous vous sentirez mieux ; ce sera plus facile ; c’est plus divertissant : il y a plein de choses à discuter, mais vous discuterez d’idées, pas de prostitution. La prostitution n’est pas une idée. C’est la bouche, le vagin, le rectum, pénétrés d’habitude par un pénis, parfois par des mains, parfois par des objets, pénétrés par un homme et un autre et encore un autre et encore un autre et encore un autre.Voilà ce que c’est. »
    (Dans Pouvoir et violence sexiste, Éditions Sisyphe, Montréal, 2007. Disponible à la Librairie Violette & Co (métro Charonne) et à la Librairie du Québec à Paris, 30 rue Gay-Lussac, 75005.

  26. Personnellement, j’ai la nausée que certains parlent de personnes prostituées et de leurs clients qui ne connaissent visiblement pas mais se basent seulement sur le témoignage de certaines victimes en truquant certaines réalités et chiffres. L’Abolitionnisme c’est le prohibitionnisme à long terme. d’Elisabeth Badinter l’a bien dit dernièrement. Que certains s’occupent de leurs fesses ça serait pas plus mal. Il est logique que pour mieux faire face aux mafias proxénètes, il faut permettre à des personnes qui ont choisi d’exercer ce métier de pouvoir le faire dans de meilleures conditions en leur donnant des droits et en sortant celles qui le désirent (qui ne se sont pas majoritaires contrairement à des chiffres bidons véhiculées par certains) de la traite. a plupart des clients de prostituées ne sont pas des pervers psychopathes violeurs. Par contre en ce qui concernent les personnes contraintes, oui il doit y en avoir pas mal qui malheureusement ne sont pas sanctionnés. Il faut permettre à des femmes la liberté de disposer de leur propre corps et de pouvoir dire oui ou non. Des droits pour les personnes prostituées permettrait de porter plainte contre leurs agresseurs qui sont rarement des clients dans de meilleures conditions et pour les femmes contraintes qui veulent en sortir aussi. Ce qui permettrait plus efficacement de combattre les proxénètes mafieux.

  27. « Par contre en ce qui concernent les personnes contraintes, oui il doit y en avoir pas mal qui malheureusement ne sont pas sanctionnés.  » Je parle évidemment des violeurs et autres agresseurs.

  28. Oui car pour les prostituées contraintes, il est autrement plus difficile de pouvoir porter plainte contre leurs agresseurs et les violeurs. Il faudrait mieux les protéger afin de leur permettre de sortir de la prostitution si elles le souhaitent. C’est pour ça aussi que pour celles qui ont choisi, des droits leur permettrait aussi de mieux se protéger face à de potentiels agresseurs ne serait-ce que leur permettre d’embaucher un garde du corps et de porter plainte plus efficacement en cas de viol et agression.

  29. Ping : L’Abolitionnisme, qu’est-ce que c’est | Laïos & Terpsichore

  30. Conviction intime? Comme les rapports en cause, alors? Tant que monsieur n’ets pas con vaincu, les droits de mesdames peuvent bien attendre?
    Il ne s’agit pas d’une « victoire morale » mais d’une inversion urgente d’une réoression qui ne porte à date que sur les victimes de l’exercice du pouvoir financier masculin.
    Ne soyez pas le violon de la miction.

    • Vous avez vos intimes convictions et j’ai les miennes, maintenant si vous voyez dans mon message matière à pareil mépris, je vous laisse vous y complaire.

      • Merci à Renaud et Martin d’animer ce site! Je suis ravie que vous veniez vous étriper sur ces pages, parce que le débat est fécond et seuls les antagonistes nous font avancer en nous contraignant à préciser notre pensée. Que la débat reste riche et courtois. Merci les gars et bonne année à vous deux et à tout-e-s les autres!

        • Avec plaisir Isabelle, merci aussi pour nous accueillir ici, cette page (et quelques débats Twitter) m’a obligé à infléchir assez nettement ma position initiale. Je conteste (mollement) toujours la solution employée et l’analyse criminalisante du « client » parce que pour moi le crime est indissociable de l’intention, mais j’appréhende infiniment plus le dommage subi (que je n’ai jamais infligé, au passage, pas par moralité, mais parce que le sexe tarifé ne m’inspire rien) et j’ai maintenant un tout autre positionnement dans les discussions sur le sujet. Et je vomis la démarche des « salauds » (mais ça, dès le départ !). Bonne année à tous.

          • Je suis moi aussi reconnaissant à Isabelle de poser les questons avec assez d’acuité pour révéler les enjeux et assez de colère pour ébranler les résistances « molles ».
            Renaud é.crit « Je conteste (mollement) toujours la solution employée et l’analyse criminalisante du « client » parce que pour moi le crime est indissociable de l’intention… »
            On ne peut nier l’intention de l’acheteur d’une prestation sexuelle. C’est donc son caractère criminel que conteste (mollement) Renaud. Mais il n’y aura crime qu’après adoption de la loi, parce que vos sénateurs auront reconnu ou non une violence à l’égard des femmes dans le système prostitutionnel — comme l’ont déjà fait les parlements suédois, norvégiens, islandais à l’instigation des survivantes et des militantes, lesquelles mènent cette lutte depuis l’époque de Josephine Butler, malgré tant d’efforts pour peindre leur lutte aux couleurs d’une croisade puritaine. Voilà pourquoi cette loi ets si importante: pour faire d’un projet qui demeure de l’ordre de la morale, du bon vouloir personnel de certains patriarches (déjà, Hugo…), une question de droit.

  31. Comme souvent, Isabelle a raison !
    Mais n’a t-elle vraiment que la raison ?
    je crois sentir sous cette réflexion acerbe de la frustration cachée sous une burka …
    En développant son raisonnement à l’extrême , le mariage même devient prostitution puisqu’en échange d’un anneau d’or …

    • « réflexion acerbe »? « burqa »? je ne comprends pas.
      Quant au mariage comme forme de prostitution, c’est un raisonnement qui m’échappe. Dans l’institution maritale, l »épouse paye largement son écot sous forme de travail domestique, d’organisation du fonctionnement di foyer et de production d’enfants qui, encore aujourd’hui, portent la plupart du temps le nom du père. Dans une société pâtriarcale et que je sache nous n’en connaissons pas d’autre, le mari acquiert une servante à vie, qui paye donc cher la supposée sécurité du statut de femme mariée.

  32. Je vous remercie de poser si facilement des mots sur ma pensée concernant ce portrait ! Je reste parfaitement choquée, tout comme cette Faustine Karel, ancienne actrice X qui serait victime de harcèlements, et qu’elle souhaite combattre au nom de la lutte contre la culture du viol. http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1213992-harcelement-menaces-intimidations-ma-tristement-banale-vie-d-ancienne-actrice-porno.html
    Mais le porno est le principal facteur de la culture du viol !
    Ca m’a beaucoup surpris toute cette argumentation pseudo libertaire, même si je suis bien d’accord, elle ne mérite pas de menaces de viol. C’est disproportionné.

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