Interview n°13: Karin Bernfeld

« PORNO : LES PURITAINS NE SONT PAS CEUX QUE L’ON CROIT »

par Sporenda

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Karin Bernfeld est née à Lyon. Elle écrit depuis son enfance. Après avoir pratiqué la danse, elle s’inscrit dans un cours de théâtre à 12 ans pour devenir comédienne. Journal intime, recueil de poèmes, premier roman à 14 ans (jamais publié). Elle déménage à Paris à 15 ans, poursuit assidûment le théâtre, pratique la danse, passe son bac. Elle s’inscrit à la fac pour pouvoir continuer à prendre des cours de théâtre. Fait des petits boulots (pose dans des écoles d’art, animatrice Minitel Rose…) A 19 ans, elle écrit un deuxième roman qui intéresse de nombreux éditeurs mais qui après deux ans de démarches, aucun n’a accepté de le publier. Elle écrit Apologie de la passivité à 21 ans. On la voit à la télé, dans les journaux…

Unknown-1Alice au pays des femelles, le roman maudit, sort un an et demi plus tard.

Côté théâtre, ses expériences sont variées mais peu lucratives : figurations, café-théâtre, courts-métrages, théâtre pour enfants… Elle monte un projet personnel adapté d’un roman de Valérie Valère, un monologue poignant où elle joue tous les rôles.

Elle écrit un court texte pour la scène et des courts-métrages…

Après une Licence de Lettres à la Sorbonne, elle s’inscrit à l’Université Paris VII-Diderot pour une Maîtrise autour de l’écriture de la Shoah. L’année de ses 24 ans, elle achève un récit autobiographique sur l’histoire de sa famille : Les Portes de l’espérance.

Dramaturge, elle travaille quelque temps comme conseillère artistique pour la Compagnie Klein-Leonarte et est assistante à la mise en scène de Carole Thibaut sur un de ses spectacles.

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Elle travaille de longues années sur le sujet des troubles alimentaires, prépare une thèse sur le sujet tout en poursuivant ses activités de comédienne. Elle publie Déjouer les troubles alimentaires en 2007, puis soutient sa thèse de Doctorat autour de l’écriture du corps dans l’anorexie-boulimie.

Sporenda : Votre livre (en fait un texte destiné à être joué au théâtre), « Plainte contre X » est dédié à Karen Bach (actrice de hard et vedette du film de Virginie Despentes « Baise moi », suicidée en 2005) et à toutes les mortes anonymes du porno.  

Est-ce que ce livre est pour vous une façon d’être la voix de ces sans-voix ?

Si c’est le cas, pourquoi l’écriture d’un livre/pièce de théâtre – plutôt que des articles par exemple – pour dénoncer les dommages de la pornographie ?

Karin Bernfeld : Oui, votre phrase « être la voix de ces sans-voix » est assez juste… C’est sans doute l’objectif de tout écrivain, à sa manière…

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En ce qui concerne le choix de la forme – un texte destiné à être dit sur une scène devant un public – cela m’a semblé une évidence, une sorte de mise en abîme de la condition même du personnage principal. C’est l’histoire, le parcours de quelqu’un qui s’expose.

Le livre, c’est ce qui reste, que l’on peut emporter avec soi, et ce qui tente de saisir une trace de cette voix.

Alors, bien sûr, des articles peuvent compléter, et d’une certaine manière, le blogue que j’ai commencé récemment apporte peut-être une autre dimension à mon engagement.

Sauf que je ne suis pas journaliste, je ne travaille pas sur de l’argumentatif mais sur du sensible. A la base, je suis écrivain(e), auteur(e), donc dans le domaine de la « littérature », et je me bats avec mes petites armes à moi : les mots.

S : Le porno, en plus de véhiculer une misogynie violente, fait aussi la propagande du viol et de la pédophilie : le viol de très jeunes filles (ou paraissant telles) est une catégorie de porno très demandée. Il  y a donc légitimation d’actes condamnés expressément par la loi – en fait incitation au viol, à la pédophilie et à la torture.

Que pensez-vous de cette double injonction contradictoire de nos sociétés, où ce qui est interdit par la loi est encouragé par la culture?

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KB : Comme toute injonction contradictoire, elle rend fou.

Mais en même temps, il y aura toujours cet argument de ceux qui vont vous traiter d’horrible censeur liberticide : pour eux, il s’agit de « fantasmes », « d’un exutoire » qui n’a rien à voir avec le réel. Ils vous diront que les violeurs et les pédocriminels ne regardent pas ces films (ce qui est en grande partie faux) et que le fait d’en regarder ne fera pas de vous un tortionnaire… (Là, en revanche, on peut parler de complicité dans certains cas par le simple fait de regarder.)

Mais je n’ai pas de réponse définitive. Sauf que l’on en revient à la question que posent Andrea Dworkin et John Stoltenberg à propos de la pornographie et du premier amendement aux Etats-Unis, une question valable en France aussi : celle de la liberté d’expression.
Donc oui, il existe vraisemblablement une culture du viol, et si mon livre s’appelle « Plainte contre X », c’est aussi parce qu’il interpelle sur la justice et la loi.

S : Vous dites que le porno est une « nouvelle normalité »: les garçons pensent que l’affirmation de leur masculinité passe par le fait de regarder du porno et reproduire ce qu’ils y voient, les filles pensent qu’il faut « y passer » et se soumettre: ce serait d’après vous un formidable instrument de « dressage des filles ».

Que le porno soit une entreprise commerciale est évident pour tout le monde, par contre l’aspect « conditionnement idéologique » du porno et sa fonction de formatage des femmes à la soumission sexuelle sont moins discutés. Que pensez-vous de cette fonction, en particulier dans le contexte plus général des avancées des droits des femmes?

KB : Le problème avec ce sujet, c’est que vous trouverez toujours des personnes pour prétendre que le porno n’a aucune influence sur les comportements. Pourtant, quand on échange avec les femmes et les hommes à propos de leur sexualité, ce conditionnement est flagrant. Même la dernière grande étude qui a été faite sur ce sujet ( baptisée « génération YouPorn »…) montre une banalisation de la pornographie et des passages à l’actes. Je travaille depuis plus de dix ans dans des collèges et des lycées sur la sexualité et les relations filles-garçons, j’ai entendu plus de 200 débats avec des adolescents et là c’est évident la propagande qu’exerce le porno (en parallèle avec la propagande religieuse, qui, d’ailleurs, comme l’évoque Plainte contre X, rejoint le porno dans la misogynie).

Mas il est très difficile de discuter sur les représentations et les pratiques sexuelles : certaines femmes diront que l’image extrêmement dégradante des femmes dans le porno n’a aucune répercussion sur les avancées du féminisme…

S : L’idéologie patriarcale traditionnelle distinguait entre les « mamans », à qui il n’était demandé en principe qu’un service sexuel à caractère strictement reproductif, et les « putains », qui étaient préposées aux « raffinements » de l’érotisme.

Ces distinctions s’effacent, et on a l’impression que–sous l’influence de la révolution sexuelle et du porno–TOUTES les femmes sont sommées d’être des performatrices érotiques. La diversification des pratiques érotiques imposées par le porno va-t-elle dans le sens d’une plus grande liberté sexuelle pour les femmes (et les hommes)?

KB : D’une certaine manière, quand on voit les conseils dispensés par les magazines féminins grand public, chaque femme doit aujourd’hui être une bonne pute gratuite. Attention, quand on parle de « pute », cela signifie quoi ? Est-ce que ma/mon partenaire est un objet dont j’use et abuse ? Qu’est-ce que l’on cherche réellement dans la relation sexuelle ?

Il ne s’agit évidemment pas de continuer à reproduire l’ancien schéma « maman/putain », mais au contraire de s’interroger sur les VRAIS désirs des un-e-s et des autres. C’est pourquoi je ne suis pas persuadée que le mot que vous employez, « l’érotisme », soit approprié à propos des « pratiques imposées par le porno », dans la mesure où « eros », le désir, n’est jamais la véritable question de la pornographie.

imagesIl s’agit de consommation, de gavage, et c’est comme si vous compariez l’art de la gastronomie avec un fast food dégueulasse, une dégustation sublime et une crise de boulimie. Tous les dépendants peuvent vous en parler comme moi : il n’y a aucune liberté. Et c’est en cela aussi que je pense qu’il y a un grand mensonge dans la pseudo « libération sexuelle », car c’est effectivement l’inverse qui a eu lieu avec le développement du porno : il s’agit d’une aliénation.

S : Vous soulignez que dans le porno, tout le monde perd: les acteurs, ceux qui le regardent et qui deviennent accros–sauf le producteur.

Pourtant, certaines porno stars (Jenna Jameson etc) sont des people. Que pensez-vous de cette valorisation médiatique des stars du porno? Peut-on ici parler de « déstigmatisation »?

KB : La valorisation médiatique n’est en rien un gage de « gagner » quelque chose, à part peut-être, pour un temps, de l’argent et une forme de notoriété. Mais laquelle ? Quel genre de célébrité devient-on ? Je ne pense pas que ce que vous appelez « déstigmatisation » signifie vraiment un changement profond pour la personne qui vit tout cela de l’intérieur. C’est un leurre total de prétendre que de faire de la prostitution un « travail comme un autre » va résoudre le fait que cela n’en est fondamentalement pas un. Comment on se récupère après ces toutes petites années d’illusion ? Alors, avec cette valorisation médiatique temporaire, qu’est-ce que l’on gagne et qu’est-ce que l’on perd, finalement ?

 S : Vous évoquez l’emprise psychologique qu’installent sur leurs victimes les prédateurs sexuels et le consentement qu’il en obtiennent: 

  »Consentir, les metteurs en scène et producteurs porno n’ont que ce mot à la bouche » écrivez-vous. Diriez-vous que plus la notion de libre consentement est mise en vitrine, plus on peut être sûr que se cache derrière une visée de prédation/’exploitation intensive? Et plus généralement, un contrat par lequel on souscrit à sa propre aliénation est-il valable?

imagesKB : Ce qui est sûr, c’est que le « consentement » est le joker de tous les prédateurs, que ce soit les pédocriminels ou les violeurs : « mais elle était d’accord, elle était consentante », clament-ils, « c’est l’enfant qui voulait, il me l’a demandé », se justifie l’adulte qui a abusé de lui…

Alors effectivement, je ne sais pas dans quelle mesure, ce « contrat par lequel on souscrit à sa propre aliénation » est valable ou pas. Je sais juste qu’à un moment donné il faut remettre le monde à l’endroit, nommer victime et bourreau. Je ne suis pas juriste, et c’est extrêmement complexe…

S : Vous décrivez le porno comme lieu où s’élaborent de nouvelles formes de destruction des femmes: il n’y est question que de « défoncer, exploser, tuer », une misogynie incroyablement violente et inventive s’y exprime et imagine constamment de nouvelles formes de torture pour retenir ses clients.

On a compris que les incitations à la haine raciste/antisémite qui s’exprimaient en toute liberté en Europe avant la DGM sont directement liées aux actes de barbarie des régimes fascistes. Mais comment expliquez-vous que l’on refuse de faire le lien entre la misogynie extrême du porno et les violences sur les femmes? Ceci alors que les enquêtes de police révèlent la présence de matériel pornographique dans une très forte proportion d’affaires de serial killers et de meurtres sexuels.

 Unknown-1KB : Je ne l’explique pas. Ou plutôt, je pourrais reprendre les réponses stéréotypées de personnes qui sont sans doute totalement colonisées par les agresseurs et qui vivent dans le déni… En général, quand je suis révoltée face à cette violence inouïe déployée contre les femmes, tout ce qu’on me répond, c’est qu’il s’agit de « fantasmes », que les criminels sont minoritaires parmi les consommateurs, etc. On en revient toujours à la même question de la « liberté » et vous serez encore accusés de vouloir faire de la censure… Ce qui prouve en tout cas certainement une chose : dans notre société, et depuis des siècles, le féminicide est toujours plus accepté que le génocide, et effectivement un crime raciste ou antisémite sera toujours bien plus sévèrement puni qu’un crime misogyne. On voit ici où sont les valeurs du monde dans lequel nous vivons, et la valeur qui est accordée aux femmes.

(On peut d’ailleurs noter que l’univers du porno est aussi extrêmement raciste et que cela ne semble pas poser de problème à tous les grands défenseurs des droits dits en français « droits de l’Homme »…)

S : Les hommes qui regardent du porno sont mariés, ont des mères et des filles mais ils ne veulent rien savoir : « pour jouir tout est permis », écrivez-vous. Peut on croire, comme beaucoup d’hommes et certaines femmes le font, que s’exciter en regardant des femmes torturées n’affecte en rien leur comportement avec les femmes qui leur sont proches?

KB : Malheureusement, oui. Car la femme derrière l’écran reste virtuelle pour eux. Le même individu peut être apparemment respectueux des femmes autour de lui tout en jouissant sur des scènes de torture. Le fait est que si, par un procédé inédit, la personne dans la vidéo subitement avait le visage de leurs mères ou de leurs filles, la stupeur les arrêterait dans le processus, et peut-être que l’empathie renaîtrait en eux… ?

Quant aux femmes qui regardent du porno (puisque celle qui dit « je » dans Plainte contre X en fait partie), il faut comprendre leur histoire aussi. Pourquoi et comment peut-on se désolidariser de la victime en face de soi ? Quel est le processus, depuis l’enfance, qui fait que, fille ou garçon, devenu femme ou homme, il est possible d’accepter cela ? Il existe ce qui s’appelle la mémoire traumatique…

S : La façon extrêmement dégradée dont les femmes sont vues dans le porno affecte t-elle toutes les femmes?

KB : Certain(e)s prétendent que non, mais je pense évidemment que oui… Cela fait partie d’une culture, omniprésente, qui s’inscrit dans l’ensemble des violences faites aux femmes, ces violences que j’évoque aussi dans Plainte contre X, qui vont du harcèlement jusqu’au viol et au meurtre.
Le simple fait d’être née fille/femme, au quotidien, depuis l’enfance c’est subir cette violence. Car cette culture du viol se manifeste bien au-delà des films : c’est le fait que le corps des femmes soit à disposition, que des adolescentes agressées sexuellement soient insultées par leurs camarades jusqu’à se suicider, que les victimes soient toujours suspectées d’être coupables.

Nourrir la haine des femmes ne peut en aucun cas permettre d’apprendre à les respecter dans leur intégrité, leur existence même.

imagesS : Vous écrivez que le porno, c’est la généralisation du SM, il n’y a plus de porno qui ne soit pas SM: il n’y a plus que des victimes et des bourreaux. 

Est-ce que le porno, loin d’être une célébration de la sexualité comme le prétendent ses défenseurs, n’est pas en fait une destruction de la sexualité -comme sensualité, tactilité, caresse, physicalité – et son détournement vers quelque chose d’abstrait et de politique, l’expression sexuelle de rapports de domination?

KB : Tout à fait. Là encore certain(e)s diront qu’il existe « d’autres styles de porno », mais la grande majorité de films ne font que reproduire ces mêmes schémas de domination et de violence.

Quant au SM, avec cette démocratisation, il n’en est peut-être que plus ridicule. (Certaines personnes disent qu’elles ont une pratique du SM dans le privé qui n’a aucun rapport avec ce qui est montré dans les films… Vaste débat, là encore, et il est difficile de s’y aventurer…) Limiter la relation à des rapports de pouvoir c’est aussi reproduire les siècles nauséabonds d’un intégrisme religieux qui a imprégné le rapport au corps et au sexe de nos sociétés.

imagesIl y a une grande arnaque avec cette prétendue « libération sexuelle » et les puritains ne sont pas du tout ceux que l’on croit. Dans un de mes premiers romans, mon héroïne disait aussi quelque chose dans ce sens : que les mecs qui sont abreuvés de porno sont de « très mauvais coups ». Oui, ce qui est certain, c’est que le porno est une destruction de la sexualité, au sens où cela éloigne chaque personne de ses propres désirs. Déconnecté(e)s de leurs véritables sensations, elles/ils ne sont que dans la reproduction d’images, de ces prétendues « performances » qui assimilent l’être à une machine sans âme.

S : Dans « Alice au pays des femelles », vous évoquez avec un humour ravageur votre passage dans le monde des messageries roses, où les hommes se connectaient pour faire des rencontres alors que la majorité des « femmes » étaient en fait des professionnelles, souvent des hommes et même des messages automatiques.

Ils sont–d’après vous–prêts à croire les scenarios les plus absurdes du moment que cela va dans le sens de leur désir : qu’un top model se déplace pour venir sucer un loser d’une bourgade de la France profonde leur paraît tout à fait normal. Ces hommes déballent aussi des fantasmes absolument immondes.

Vos livres sont une descente aux enfers de la sexualité masculine, ils en donnent une image fondamentalement sadique et destructrice. Selon vous, dans quelle mesure ces clients des messageries sont-ils représentatifs de la virilité ? Et après cette expérience, est-ce que votre conclusion est celle d’Andrea Dworkin: qu’elle croit (veut croire?) malgré tout en l’humanité fondamentale des individus de sexe masculin ? 

KB : Ces clients ne sont représentatifs que d’eux-mêmes, le produit d’une éducation. Tout comme le consommateur moyen de pornographie ou de prostitution, ce client a construit une « virilité » dans la destruction et la négation de l’autre. Cela ne veut pas dire qu’il n’est pas responsable de ses actes, au contraire, il doit prendre conscience de son comportement et refuser de continuer à le reproduire. Chacun a le pouvoir de changer.
Et bien sûr que je crois (et veux croire) en l’humanité fondamentale des individus de sexe masculin. C’est un système entier qui dysfonctionne.

By Sporenda

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Facebook : https://www.facebook.com/pages/Karin-Bernfeld/13576955903

Blog: http://plaintecontre.wordpress.com/

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La madone des forums. Avec ses lunettes noires, ses tenues sombres et son perroquet trilingue apprivoisé, elle camperait volontiers une cérébrale cousine rockeuse de Madame Adams. Laissez-lui un clavier et le monde s’éclaire. Rigueur, honnêteté intellectuelle, culture encyclopédique, générosité, elle cumule les qualités que je valorise. Avec, en plus, une qualité exceptionnelle d’attention aux autres.

46 réflexions au sujet de « Interview n°13: Karin Bernfeld »

  1. Excellente analyse sur les méfaits du porno lequel, à mes yeux, ne peut précisément ne générer que des MEFAITS.
    Qu’à la limite il redonne un peu de vigueur à des couples vieillissants, pourquoi pas? Mais, déjà, dans ce type de question, se pose un problème, un très grave problème: celui de l’excitation. En état d’excitation, sexuelle ou nerveuse, on peut faire n’importe quoi et ce n’est pas un hasard si, chez les « détraqués sexuels » on trouve ce genre de vidéos génératrices des conséquences les plus dramatiques. La Femme devient objet et uniquement objet! Or, l’acte d’amour est quelque chose de beau. Comme le chantait Guy BEART « Qu’on est bien, dans les bras, d’une personne du genre qu’on na pas…. » L’amour physique doit être l’aboutissement de l’amour sentimental. On laisse libre cours à son imagination pour varier les plaisirs, mais ces plaisirs ne pourront pas naître par la simple reproduction d’actes ayant été vus et revus pratiqués par des « professionnels du sexe ». Sauf à gagner de l’argent de façon relativement aisée, la Femme n’a rien à gagner de se laisser prendre dans le tournage d’un porno. Je pense que trop de « stars » de cet art bien particulier (peut-on oser parler d’art?) s’imaginent qu’un jour, elles crèveront l’écran et que leurs prouesses sexuelles les amèneront « en haut de l’affiche »! Quelle absurdité! Oh! Nier que certaines des stars du show-biz ont gagné « du galon » grâce à leurs fesses (pardon!) serait une absurdité. Les promotions « canapé » existent depuis la nuit des temps et ont encore un bel avenir. Mais que l’on ne s’y trompe pas! Là encore, il y a beaucoup d’appelées mais peu d’élues.
    Et puis, quel véritable honneur peut-on tirer de réussir grâce à son « coup de reins »? Le porno n’est qu’un ensemble d’artifices basés sur ce qui est le plus vil chez l’Humain. Il dessert totalement le féminisme. Il banalise l’acte sexuel contraint et, ça…. c’est grave!!

  2. En lisant cet article, on a presque l’impression qu’un film porno consiste à torturer, écarteler , brûler puis pendre une femme….. Et les femmes qui regarderaient ce genre de films seraient forcement aliénées par le patriarcat. Puisqu’elle aime tant les analogies douteuses, je vais m’en permettre une: le féminisme qu’elle défend est totalitariste. En clair le féminisme qu’elle défend est le seul valable et quiconque n’est pas d’accord est un violeur pédophile ultra-violent. Peut être devrait -elle discuter avec des actrices porno qui lui expliqueront qu’elles ont choisi ce métier . Oui ce qu’elle demande est purement de la censure, elle n’accepte pas la notion de fantasme et voit en chaque film porno une torture odieuse des femmes alors qu’il s’agit d’un exutoire. Si elle n’est pas capable de faire la différence et la part des choses ou si elle croit que ceux qui regardent des pornos n’en sont pas capables, qu’elle le dise plutôt que de toute suite attaquer tête baissée.

  3.  » la censure, elle n’accepte pas la notion de fantasme et voit en chaque film porno une torture odieuse des femmes alors qu’il s’agit d’un exutoire. »

    C’est un exutoire pour les hommes et une torture pour les femmes.
    Il est incroyable qu’on doive rappeler de telles évidences; ce ne sont pas des fantasmes qui jouent dans des pornos mais des vraies femmes, avec de vrais vagins et de vrais anus, auxquels on fait subir des traitements de plus en plus brutaux et dangereux et dont coulent du sang et des excréments à la fin des prises.
    Typiquement, les actrices pornos ont de multiples problèmes médicaux: irritation et infections vaginales, prolapsus anal, incontinence, etc.

    Si on faisait subir ces traitements à des hommes, vous appelleriez ça de la torture; puisque c’est des femmes, c’est juste du sexe.

    • De la torture? Je vous souhaite de ne jamais connaitre les « vraies » tortures. Vous vous posez en victime au nom dune cause des femmes qui, au passage, n’existe pas (Ou alors qu’on m’explique en quoi une ouvrière et une bourgeoise sont d’une même cause). Tout dans vos propos est emphatique, exagéré. Vous voulez que la sexualité masculine soit calquée sur la sexualité masculine . Mais bon selon la théorie du genre il n’y a pas de différence, alors à partir de là ….

  4. C’est toujours un plaisir les commentaires des types qui viennent nous expliquer combien les femmes adorent être physiquement blessées et humiliées. Bizarrement, à part quelques gars jouant les rôles « passifs » dans les pornos gays on ne trouve pas beaucoup d’hommes subissant le même traitement ! Et pour ce qui est du prétendu choix d’être actrice porno ou prostituée, il repose sur plusieurs facteurs, le manque d’argent bien sûr mais aussi des blessures psychiques consécutives aux violences sexuelles que de nombreuses personnes prostituées ou actrices pornographiques ont subi avant de débuter dans le milieu, blessures entraînant une addiction au stress et à la violence. Je vous conseille de lire les explications passionnantes de la psychiatre Muriel Salmona à ce sujet dans cet article
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1084720-prostitution-penaliser-les-clients-c-est-bien-lutter-contre-la-precarite-c-est-mieux.html
    et l’ensemble de ces textes sur son blog.
    http://stopauxviolences.blogspot.fr/

    • Où ai-je dit que les femmes aiment être humiliées et blessées? Répondez aux propos plutôt que d’en inventer pour ensuite s’insurger. Vous n’arriverez pas à me faire croire qu’un film porno est une odieuse torture où on massacre les femmes. Moi ce qui m’amuse ce sont les multiples lobbys féministes qui sont là pour « éduquer » les méchants hommes violents. La pénalisation des clients des prostituées et l’interdiction des pornos c’est la même chose : abolir la sexualité masculine ou plutôt la féminiser. Tout cela est très logique, avant c’était la sexualité féminine qui était diabolisée . Aujourd’hui c’est celle des hommes. Le sexe sans amour, le sexe comme rapport de force pour calmer la libido masculine, tout cela est haï par les féministes et même nié. Un biologiste vous expliquerait mieux que moi les différences biologiques et naturelles entre la sexualité masculine et féminine, entre ces deux libidos (beaucoup plus importante chez les femmes, évidence génétique). Mais ça les féministes sen moquent , il faut prendre une revanche et tant pis si la logique, la science et des faits millénaires s’y opposent. Présenter les clients des prostituées et ceux qui regardent du porno comme des pédophiles sanguinaires qui aiment torturer et frapper les femmes, je dois dire que ça c’est amusant .

      • Zemmour… sors de ce corps…

        Hum et sinon je suis biologiste, hein, et ces bêtises, ce n’est pas de la biologie.

        Merci pour cette interview passionnante. J’ai lu « Plainte contre X » : bouleversant.

        • Ah la libido plus importante chez les hommes que chez les femmes, c’est un mensonge c’est ça? Bah voyons! Najat Vallaud-Belkacem, sors de ce corps! Il n’y a aucune différence biologique entre les hommes et les femmes, évidemment…..

  5. L’article est pertinent.

    Mais, la référence aux « loosers de la France profonde » est vomitif. Heureusement que les brillants entres eux sont capables de porter un jugement sur les autres.

    Comme dirait Stromae, en parlant de vous les supérieurs à la télé : »Allez vous faire…. »

    • Demande à sporenda, elle distribue les bons points entre ces misérables « loser de la France profonde » et même te dira si tes fantasmes sont acceptables ou non.

    • Ma référence aux losers de la France profonde semble vous toucher directement, désolée que vous vous sentiez visé :-).

      Ca renvoie au livre de Karin « Alice au pays des femelles », un roman totalement époustouflant impossible à refermer une fois qu’on l’a commencé. Elle y évoque avec humour la bêtise incroyable de certains des clients des messageries roses.

      Certains de ces hommes–clairement pas au top socialement, âgés, sans doute pas très beaux– considèrent néanmoins qu’un top model de 19 ans sera enchantée de faire le déplacement à Aurillac ou à La Ferté sous Jouarre juste pour leur faire une fellation.

      Ils sont des hommes, et ça suffit: toutes les femmes sont par définition à leur disposition et qu’ils n’ont qu’à demander.

      Ces hommes semblent aussi être en demande de tout ce qui peut dégrader et humilier les femmes, parce qu’ils se sentent dépassés et menacés par certaines d’entre elles qui réussissent mieux qu’eux professionnellement et économiquement.

      Je n’ai rien contre les hommes cantonnés à des jobs minables ou à pas de jobs du tout, bien au contraire, je considère que la société française a un vrai problème avec toute une catégorie d’hommes (et de femmes) condamnés à la précarité et aux CDI par la crise et les ravages du néo-libéralisme.

      Mais que ces hommes soient en galère ne leur donne pas le droit de s’en venger sur les femmes–ni d’ailleurs sur toute autre catégorie traditionnellement discriminée.

      • « Certains de ces hommes–clairement pas au top socialement, âgés, sans doute pas très beaux– considèrent néanmoins qu’un top model de 19 ans sera enchantée de faire le déplacement à Aurillac ou à La Ferté sous Jouarre juste pour leur faire une fellation. »

        Alors que si le même gars habite Paris 16ème ca ne pose pas de pbs a une habitante de la ferté sous Jouarre de monter illico le fellationner?
        Et s’il bosse à la télé, voire au cinéma, il devient vulgaire de lui demander pourquoi il a violé une gamine?

        Il existe plusieurs formes de domination (au moins complexée)… et les cache sexes (genre le liberalisme c’est mal patati) ne changent rien à l’affaire…

        C’est très con, parce qu’effectivement il serait temps de s’attaquer au porno, mais avec ce genre d’attitude vous êtes absolument contre productive.

      • Et que dire de la bêtise des hôtesses du téléphone rose alors….. Quant au mépris social de Sporenda je lui laisse volontiers qui semble révéler un complexe professionnel (sans doute causé par des hommes odieux qui ont l’outrecuidance d’être plus compétents qu’elle et qui gagnent plus d’argent…). Bref de la sociologie de comptoir . Moi je préfère rire des hôtesses du téléphone rose qui se croient doter d’un grand pouvoir de séduction alors qu’elle traine elle même leur dignité dans la boue.

        • Et que dire de la bêtise des hôtesses du téléphone rose alors….. Quant au mépris social de Sporenda je lui laisse volontiers ce qui semble révéler un complexe professionnel (sans doute causé par des hommes odieux qui ont l’outrecuidance d’être plus compétents qu’elle et qui gagnent plus d’argent…). Bref de la sociologie de comptoir . Moi je préfère rire des hôtesses du téléphone rose qui se croient doter d’un grand pouvoir de séduction alors qu’elle traine elle même leur dignité dans la boue.

  6. En clair cette interview c’est le procès des hommes et de la sexualité masculine . Déjà il faudra expliquer ce qu’est le « Loser de la France profonde » et quels sont ces « fantasmes immondes ». qu’est ce qu’il faut faire donc?? Imposer des fantasmes corrects d’un points de vue féminin? Eduquer et « remettre dans le droit chemin » les hommes qui se sont égarés du chemin prévu par le féminisme? Quand les féministes en France comprendront que les hommes et les femmes ont des désirs , des fantasmes et des sexualités différents??? Pourquoi attaquer et mépriser la sexualité masculine en condamnant la prostitution et le porno? A noter au passage que les femmes qui y sont favorables sont considérées ici comme étant aliénées par la société patriarcale. C’est drôle finalement de voir que celles ici qui se prétendent féministes ouvertes, amusantes ,modernes et aimant la liberté tiennent des propos extrêmement liberticides et autoritaires? Tout ça pour obtenir une pâle uniformisation avec des hommes dont la vie et la sexualité sont calquées sur celles des hommes. Triste….

    • Ce n’est pas le procès des hommes et leur sexualité mais la dénonciation des abus et des dérives qu’impliquent la domination sexuelle masculine sur les femmes dans le porno et la prostitution.
      Karin Bernfeld remet en cause le porno socialement établi qu’elle considère comme une dérive et ne parle pas d’uniformisation sexuelle.
      Ce qui est méprisé est la violence faite sur les femmes .
      Quant aux lobbies, je pense que celui du porno est très bien situé pour se défendre. Les seules barrières qui lui ont été imposées jusqu’à présent sont : pas de mineur acteur et film X interdit aux moins de 18 ans. On se demande pourquoi.

    • Vous êtes bien misandre : en gros les hommes ne sont excités que par la violence et la domination ?

      Bizarrement, j’en connais dont ce n’est pas le cas…. Peut-être pas de vrais hommes ?…

      En tout cas, si les hommes ont besoin, biologiquement, de violence pour jouir (ce que je ne crois pas évidemment), ce n’est pas aux femmes d’en payer le prix : ils n’ont qu’à se violer entre eux et nous foutre la paix.

  7. Sinon pour ouvrir sur un autre débat du féminisme , concernant la parité si chère à beaucoup ici: le premier gouvernement paritaire de l’histoire de France, ça marche bien ou pas? Me rends pas compte….

    • Cela permet aux femmes et aux hommes d’accéder paritairement aux hautes fonctions de l’Etat et faire en sorte que le genre d’une personne ne décide pas pour elle quel métier lui convient le mieux.

      • « Sans que le genre ne décide » ?? Pourtant si je ne m’abuse certaines femmes sont au gouvernement justement parce qu’elles sont des femmes puisqu’au Hollande a voulu la parité… En clair être une femme serait un atout pour obtenir un poste. Moi dans mon idéal on obtient un poste pour sa compétence , pas parce qu’on est un homme et pas parce qu’on est une femme. Si ce gouvernement avait fonctionné, on peut être certain qu’on aurait eu un cirque féministe nous annonçant que c’était grâce à la présence des femmes. On évite au moins ça dans l’échec cuisant du gouvernement.

        • Tout comme des hommes sont au gouvernement parce qu’ils sont justement des hommes. Tout comme, les entreprises décident de rémunérer les hommes bien plus que les femmes pour compétences égales.
          Il faut comprendre que si la mentalité des gens avait évolué pour ne considérer que et uniquement les compétences lors de l’embauche, le gouvernement ne penserait pas à imposer des quotas de présence de femmes. C’est une façon d’obliger la société à considérer la place de la femme en tant qu’égale de l’homme dans le monde du travail.
          Personne ne dit que les femmes sont meilleures que les hommes. Les femmes ont le droit d’avoir accès au monde du travail au même titre que les hommes. En ne les embauchant pas parce qu’elles sont des femmes, on leur refuse cet accès.

          • Ah parce que vous pensez que les ministres femmes dont on sait pertinemment qu’elles sont là pour les quotas, ça va aider les femmes à avoir plus facilement accès aux emplois?? Vallaud-Belkacem, Duflot, Taubira et Fourneyron ça donne une bonne image des femmes? Tant mieux alors, le gouvernement français est donc un terrain d’expérimentation pour la parité, une formation pour les femmes politiques, c’est super pour la France ça….
            Ce qui m’amuse aussi beaucoup c’est quil ne faut surtout pas dire que ceux qui ont fait l’Histoire et la grandeur de la France sont exclusivement des hommes. Ca évidemment c’est gênant…

  8. Lubomir: ce n’est pas le procès de LA sexualité masculine-Karin le dit très clairement à la fin –c’est le procès d’une certaine sexualité masculine pathologique , celle des hommes qui s’excitent à voir torturer des femmes dans le porno. Que vous posez comme parfaitement normale et acceptable.

    En faut, les pires ennemis de la sexualité masculine, ce sont les gens comme vous, qui posez que tous les hommes sont des pervers et tortionnaires sadiques.

    « sont ces « fantasmes immondes »
    Vous voulez des détails sur les fantasmes immondes? Je n’ai pas explicité pour ne pas choquer mais voici: des hommes expriment le fantasme de violer et torturer des enfants.
    Ca vous va? Mais bien sûr, selon vous, ce ne sont que d’innocents fantasmes, et il ne faut surtout pas culpabiliser la sexualité de ces hommes!!

    • Mais dans ce cas là poussez la logique jusqu’au bout, déterminez et classifiez tous les fantasmes qui vous semblent ignobles. Vous parlez des hommes qui torturent des enfants, ok. Mais cela est clairement interdit et condamné par la loi. Et bonne chance pour trouver des films pornos sur le net qui en font la promotion. Ce n’est donc absolument pas le sujet et ça vous le savez parfaitement. C’est trop facile et malhonnête de dire: Porno=torture, pédophilie. Ah bien sûr si c’est vrai il faut l’interdire sauf que ce n’est pas le cas. Dans ce cas là définissez clairement les fantasmes immondes (qui ne sont pas déjà condamnés par la loi): Le SM c’est immonde ou pas? L’éjaculation faciale, c’est immonde ou pas? La double pénétration, c’est immonde ou pas? On ne s’en sort pas et on revient au même point: éduquer et rediriger la sexualité masculine. Vous croyez franchement que les hommes qui regardent des pornos sont des monstres horribles aimant la torture des femmes et le viol? Franchement?

    • En clair il y a des choses interdites déjà par la loi alors n’essayez pas de faire croire que quand je défends les fantasmes je défends les tortures faites aux enfants, c’est ridicule et malhonnête de votre part. C’est assez inutile de dire « je suis contre la torture des enfants donc contre le porno », il va falloir trouver autre chose et plus pertinent parce que ce n’est pas du tout l’objet du débat.

      • Lubomir: « En clair il y a des choses interdites déjà par la loi « .

        Vous essayez de nous faire croire que le porno , dans son ensemble, est respectueux des lois et que les « fantasmes immondes » y sont marginaux.
        C’est absolument faux–et vous le savez très bien.

        Ces pratiques interdites par la loi ne sont pas marginales dans le porno, elles y occupent au contraire une grande place.

        Viol, viol collectif, relations sexuelles avec des mineures, tortures, inceste, ce sont des catégories « classiques » de porno qu’on peut trouver facilement en ligne.

        Dans le porno, tout ce qui est interdit socialement et pénalement est montré et justifié: c’est une zone de non droit.

        Et c’est pour ça que CERTAINS hommes sont accros: c’est le lieu où on n’a plus à traiter les femmes comme des (presque) égales et où on peut tout se permettre avec elles.

        Le porno, c’est le pays des hommes qui méprisent et haissent les femmes: au point que ce qui les fait suprêmement jouir, c’est de les dégrader ou de les torturer.

        Car contrairement à ce que vous prétendez, il y a continuité: on passe facilement d’une triple pénétration (qui est déjà une pratique douloureuse et cause de déchirures vaginales/anales) à des formes reconnues de torture.

        En tout cas, merci de faire le travail des féministes: en donnant une image aussi négative de la sexualité masculine :-), vous allez même bien plus loin que nous.

        • « Le porno, c’est le pays des hommes qui méprisent et haissent les femmes ». Ce genre de propos est assez hallucinant et en décalage total avec la réalité. J’ai un scoop pour vous, terrifiant, aujourd’hui 95% des hommes sont allés ou vont sur des sites pornos. Donc premièrement quand il est expliqué dans l’interview que chez des pédophiles ou des violeurs, on retrouve du matériel pornographique, ça n’a rien de surprenant puisque vous pourrez observer ça aussi chez beaucoup d’hommes. Ensuite vous n’allez sérieusement pas me faire croire que 95% des hommes sont des tortionnaires et des monstres qui détestent les femmes, c’est absurde et faux. De la même manière, vous ne me ferez certainement pas croire que l’intégralité des films pornos montrent des souffrances horribles pour les femmes. Vous pourrez prétendre ce que vous voudrez mais il y a beaucoup d’actrices pornos qui font ce métier réellement par choix, ce dont vous parlez existe bien entendu mais représente une minorité. Bref c’est franchement lamentable de faire croire que les hommes qui regardent des pornos sont tous des pédophiles immondes (je vous rappelle qu’il y a de plus en plus de femmes qui vont aussi sur des sites pornos) et que tous les films ne sont que tortures et souffrances. Vous avez surement des goûts, des fantasmes que je respecte mais faites aussi preuve d’un peu d’ouverture d’esprit, comprenez qu’il y a des différences millénaires dans les sexualités féminines et masculines. Merci de répondre sérieusement au lieu de dire que je fait l’apologie de crimes contre l’humanité et de la torture.

          • Et la fin de votre réponse est parlante: C’est bien le procès et la condamnation systématique de la sexualité masculine dont il faut absolument donner une image négative.

  9. « sexualité masculine dont il faut absolument donner une image négative. »

    Comme je l’ai dit, même si c’est involontairement, vous le faites bien mieux que moi, et les féministes vous en remercient :-).

    • « Dans le porno, tout ce qui est interdit socialement et pénalement est montré et justifié: c’est une zone de non droit. » Ca aussi c’est un régal pour ceux qui sont opposés au féminisme liberticide et censeur. Je pourrais passer des heures à vous montrer dans des oeuvres picturales, cinématographique et littéraires tout ce qui est pénalement interdit mais montré avec en plus de l’esthétisme.
      Je vous remercie donc à mon tour de montrer avec tant de transparence le lien entre féminisme et totalitarisme ainsi que le manque de culture :)

        • C’est non seulement justifié mais c’est aussi mis en valeur de manière artistique. Avec le raisonnement de Sporenda tu peux censurer :
          -Orange mécanique de Kubrick (scènes de viol et de violence ).
          -Scarface de DePalma (drogue, violence, meurtres)
          -Casino de Scorsese (corruption, meutre, acte de cruauté)
          -La sirène du Mississipi de Truffaut (Meurtre tout particulièrement mis en valeur)
          Et là je n’ai pris que quelques exemples de films. En clair si on dit qu’il faut supprimer tout ce qui montre des actes pénalement et socialement interdit (pour reprendre les termes exacts de Sporenda), on n’a pas fini! C’est encore plus criant avec les exemples que je viens de donner car il y a en plus un aspect artistique et esthétique qui met en valeur certains crimes.

          • Ah ben au moins vous me rassurez. Je pensais que vous alliez me donner des exemples dans lesquels on montre des personnes qui se feraient violer, tuer, massacrer et torturer pour de vrai.

            Vous n’avez pas compris l’analyse du porno de Sporenda dans son ensemble. Vous essayez de transposer des situations les unes aux autres comme si elles étaient équivalentes afin de ridiculiser le point de vue de Sporenda. C’est dommage de ne pas débattre et d’expliquer en quoi vous n’êtes pas d’accord.

          • C’est simple, je considère qu’interdire les films pornos parce qu’ils montrent des viols et autres actes interdits par la loi, c’est très dangereux parce que c’est la porte ouverte à beaucoup de dérives qui vont à l’encontre des principes de libertés. L’autre point est l’exagération de Sporenda qui nous fait croire que les films pornos sont TOUS des scènes violentes , de barbarie et de torture. C’est plus que de la malhonnêteté intellectuelle, c’est tout simplement un mensonge. Enfin je lui reproche de rejeter la notion de domination dans la sexualité. Certaines positions caractérisent largement l’idée de domination masculine, il faudrait donc les supprimer?? Quant au fait que tous ceux qui regardent des films pornos sont des pédophiles tortionnaires, je crois que ça ne mérite même pas de réponse.

          • Lubomir, votre dernier message est d’une bêtise abyssale. Ainsi interdire des scènes de viol donnerait lieu à des « dérives »? Je suppose que vous ne vous rendez pas compte de l’énormité de ce que vous proférez.

  10. Sinon les combats audacieux et essentiels contre la règle grammatical du masculin qui domine et contre l’utilisation des numéros 1 et 2 dans le numéro de sécurité sociale,ça avance toujours?

  11. @Lubomir: Ah parce que vous pensez que les ministres hommes dont on sait pertinemment qu’ils sont là parce qu’ils sont des hommes, ça va aider les hommes à avoir plus facilement accès aux emplois ? Ayrault, Sapin, Fabius.
    Que contestez-vous exactement ? Les compétences ? Le fait que ce soit des socialistes ? Le fait qu’elles soient des femmes ?
    Pourquoi exigerait-on d’une femme qu’elles soit meilleure qu’un homme pour un même poste ?

    Ceux qui ont fait l’histoire sont des hommes car justement dans une société patriarcale, l’homme a accès au pouvoir, à l’argent, à l’enseignement, à l’art, à la littérature, à la culture, à l’autonomie. Si ces domaines sont confisquées aux femmes, comment voulez-vous qu’elles puissent y démontrer leur capacité ?

  12. Il y a une vie hors Internet et c’est donc avec plusieurs mois de retard que j’ai pris connaissance des réactions à l’interview de moi par Sporenda qui a été publiée sur ce site.
    Je savais déjà que sur Internet les commentaires pouvaient être le fait d’abrutis dénués de toute intelligence, mais je découvre ici aussi le détournement de propos qui confine à la diffamation.

    Ainsi, le dénommé « Lubomir » ne m’a vraisemblablement pas lue avec attention, ou alors il ne sait pas lire du tout ?

    Je pourrais sourire de ce qu’il essaie de me faire passer pour une méchante extrémiste féministe « totalitariste » (je cite) qui veut interdire la pornographie et castrer les hommes, mais je suis juste atterrée par tant de mauvaise foi.
    Car à aucun moment je ne fais (je le cite encore) « le procès des hommes et de la sexualité masculine ». Je n’ai vraiment aucun problème avec « les hommes » ou leur prétendue sexualité et c’est bien Laromir, qui fait des généralités stupides sur « les hommes » et « les femmes » en prétendant que nos sexualités seraient radicalement différentes.
    Où ai-je dit qu’il fallait condamner « le sexe sans amour » (je cite encore ses commentaires) et que « ceux qui regardent du porno (sont) des pédophiles sanguinaires » ?
    J’ai certainement vu plus de porno que vous et je ne peux pas compter le nombre de mes partenaires sexuels « sans amour ». Là n’est donc évidemment pas le problème.
    La vérité, que je pensais claire, qui est pourtant explicite dans mon livre et dans mes réponses aux questions de Sporenda est celle-ci : jamais je n’ai prétendu que toutes celles et ceux qui regardent de la pornographie sont des tortionnaires, je n’ai AUCUN jugement ni sur les actes sexuels entre adultes consentants ni sur les fantasmes de chacun.
    Oui, contrairement à ce que ce « Lubomir » a imaginé – et je ne sais pas comment il a pu à ce point être dans l’inversion de la réalité, mais peut-être parce que ses caricatures simplistes l’arrangent – je connais certainement bien mieux le porno et ses actrices que lui. Alors quand il écrit, se croyant avoir de l’esprit en me conseillant d’aller « discuter avec des actrices porno », là, effectivement, à part rire aux éclats et le renvoyer à une vraie lecture attentive de « Plainte contre X », il n’y a plus rien à faire.

  13. passionnant article qui rejoint notre travail sur les sources de cette misogynie et de l’hypocrisie générale : Le Déni , enquête sur l’Église et l’égalité des sexes.(Maud Amandier et Alice Chablis,Bayard 2014) Cette culture de mépris et de domination des femmes a des sources religieuses. L’Église catholique entretient l’idée que l’humanité est divisée en deux , l’humanité et l’humanité féminine. Elle lutte pour qu’elle ne soit pas considérée à égalité avec les hommes, ce qui permet de lui assigner un rôle, le service des hommes. Sur le plan sexuel en particulier. Le fondement c’est la domination organisée des uns,les hommes, sur les autres, les femmes (chapitre 2 et 4). Le porno et les violences contre les femmes en sont l’expression. c’est une doxa, cela parait normal : la souffrance des femmes laisse indifférent ( chapitre 3)

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