Gilets jaunes, le retour…

image-1Pauvre Macron ! Si vous croyez qu’il en a pas marre ! A peine installé à l’Élysée, il se met tranquilou à tenir les promesses faites à ses financeurs de campagne, il y va à la truelle, il appelle ça « lancer des réformes », les gueux, ceux qui ne sont rien, qui n’ont pas de quoi s’acheter un costard correct et qui ne savent pas traverser la rue, comprennent « démolir les acquis sociaux et les services publics ». Bouchée à l’émeri, la populace….  Au deuxième automne, au lieu d’accepter son sort avec l’abnégation qui sied à son classement dans la cordée, la plèbe enfile un Gilet Jaune et fout un merdier pas possible, genre, (attention référence à suivre, si vous ne connaissez pas Balavoine, sautez une ligne),

« Quand on déferle en ville,

Macron change de trottoir,

On n’a pas l’air viril,

Mais on fait peur à voir… »

Unknown-2Il fait peur oui, et non, pas viril, viril, le mouvement jaune. Bourré de gonzesses. Et ça bloque des ronds points et ça les aménage avec coin cuisine et atelier banderoles. Et ça manifeste, partout, et ça débarque dans les centres ville, et ça fait un barouf insensé. Dans son palais, Macron et sa troupe décontenancent. Une jacquerie hors bilan prévisionnel, hors cadre, hors algorithme? Mais qu’est ce que c’est que ce bintz?  UnknownCette jaunitude leur fout la gerbe. Et la trouille! Alors? Alors? Alors ils ont fait donner la patrouille. Les flics sont arrivés, sans se presser, dument chapitrés, dument équipés, ils ont frappé, matraqué, mutilé, gazé, arrêté, détenu, gardé à vue… Du jamais vu sous la Cinquième, même en 68. Jupiter, faut pas lui faire peur, ça le rend méchant…

A force, il a fini par décourager ceux qui détestent rentrer de weekend avec un bras ou une main en moins. Bon débarras. Macron a repris espoir. S’il lui fallait péter la gueule à tous les laborieux, les lève-tôt, les pas grand chose, il le ferait, au nom du Saint Dividende et du Divin Profit…

images-2Et voilà qu’à la faveur d’une perfide conspiration sino-viruso-mondialo-confinemento-inconnue au bataillon, les Gilets Jaunes, car ce sont eux, ce sont elles, on les a reconnu·e·s, pompiers, hospitaliers, auxiliaires de vie, caissières, profs, éboueurs, routiers, tous les perdants congénitaux sur qui on avait bien cogné, bien tapé, bien passé les nerfs, bien renvoyé dans leurs cordes, se sont mis à jouer les vedettes, et qu’on se met en avant, et qu’on passe en première ligne, et qu’on soigne les gens, et qu’on sauve la situation, et qu’on n’a pas à jouer les indispensable car on EST indispensables. Et qu’on se fait applaudir, le soir, au coeur des villes….

Unknown-5Comment il va faire, notre pauvre Emmanuel, face à ce tsunami de canaille providentielle, pour que le monde d’après soit exactement le même que celui d’avant ? Quand celles et ceux qui viennent de prendre tous les risques vont vouloir autre chose que de l’héroïsation à bon compte, des hommages en langue de bois et des médailles en chocolat ? Ça va pas être facile de leur faire le coup de l’argent magique et du pognon de dingue… L’été sera beau, l’été sera chaud!

Macron, j’aimerais pas être à sa place….

4 réflexions au sujet de « Gilets jaunes, le retour… »

  1. Vous le critiquez, vous le haissez, vous dites qu’il est arrogant, méprisant.
    Je ne le connais pas mais je trouve que c’est le seul qui redonne à la France son rang puissance mondiale et qui l’a bien redressée en 3 ans.
    Il sera réélu car je vois personne d’autre.

    • Ne me prêtez pas des sentiments qui me sont étrangers. Je ne le hais en rien. Je juge sa politique. Il « redonne à la France son rang de puissance mondiale »??? Je ne sais pas sur quoi vous vous basez pour dire ça. Et s’il est réélu, comme vous avez l’air de le souhaiter et ça me sidère, alors la France qui galère aura de sales jours devant elle.

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