Cata Catalane

ou Le triomphe de la connerie.

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« Nous on est mieux que les autres, et si y’avait pas les autres, on serait encore beaucoup mieux que mieux ». Voilà à quoi pourrait se résumer le crédo de tous les nationalismes. La mémoire des peuples est ainsi faite qu’elle se dissout avec le temps, mais si on prêtait une oreille aux vieux oubliés dans les maisons de retraite, ils sauraient nous dire le prix qu’on finit par payer pour s’être, un jour, laissé séduire par le pipeau nationaliste. Comme disait Romain Gary, « le patriotisme est l’amour des siens, le nationalisme c’est la haine des autres« . Nuance. De taille. Il savait de quoi il parlait. Il s’était, lui, battu contre de vrais ennemis. Nationalistes, justement.

DLKIrOaW0AA4re6Depuis dimanche, au sujet de la Catalogne, les réseaux sociaux se sont substitués à l’État de droit. BFM tient lieu de maître, non pas à penser, faut pas exagérer, mais à réagir. Depuis dimanche on baigne dans le révisionnisme immédiat. On a vu quoi? Des flics tapant sur des manifestants pacifiques. A Barcelone. Aussitôt, je lis des allusions à une résurgence de la dictature, à un retour aux « vieux démons » du franquisme, blabla… Les clichés sur l’Espagne s’activent immédiatement: sauvagerie particulière et spontanée, tendance à la cruauté, on a ça dans le sang, dans l’ADN de l’hispanitude, inquisition, tauromachie, Julio Iglesias (je déconne)… C’est pas dans un pays civilisé qu’on verrait ça! Au printemps dernier pour la loi Travail, dans les rues de Paris, les CRS y allaient avec des roses et aux derniers sommets du G7, les « forces de l’ordre » protégeaient les puissants carapatés dans des forteresses anti peuple  avec des marshmallows et des sucres d’orge… Y a des coins où on est plus civilisé, et d’autres coins où on est espagnol, c’est comme ça… Taper sur des manifestants désarmés est, toujours et partout, un scandale. Et n’augure en rien de la justesse de la cause concernée.

th-4Ce n’est pas parce que des manifestants présentent l’aspect rassurant et familier de braves gens  pacifiques que leurs idées sont justes. Nous connaissons en France avec la ManifPourTous, un exemple de familles à poussette défendant les idées les plus rances avec un sourire béat et un pullover noué sur les épaules. Hypocrites, manipulateurs et gnangnan, gentils comme des virus.

Dimanche les manipulateurs indépendantistes, Puigdemont en tête, ont sciemment organisé un pseudo référendum dont ils savaient à l’avance que non seulement il n’a pas de valeur juridique, admettons que ce soit là un argument impropre, la légalité étant fluctuante, mais que Rajoy, dans sa stupidité première de bras cassé pathologique, corrompu et répressif, allait lui opposer la seule forme de négociation qu’il maîtrise: la matraque. Et qu’il n’y aurait plus qu’à se baisser pour ramasser les fruits du mensonge et de la manipulation semés depuis maintenant plus de vingt ans.

Quelques vérités, qui ne sautent aux yeux ni sur Twitter ni sur Facebook, sont moins connues des Français et hélas peut être aussi de certains Espagnols et méritent d’être soulignées:

- l’Espagne est un pays décentralisé où les régions jouissent d’une autonomie que les Français ont peine à imaginer. L’Espagne n’est pas, à l’instar de la République Française, une et indivisible, elle est une et divisée. On est à la fois de sa région et de son pays. On vote dans les deux. On parle parfois deux langues, l’espagnol et le catalan, ou le basque, ou le galicien, ou le castillan, mais dans ce cas il y a superposition et on ne voit pas en quoi ça serait un avantage… Le bilinguisme est toujours un plus culturel.

- que la Catalogne a bénéficié, à l’instar des autres régions, de la Galice à l’Andalousie en passant par Euzkadi et l’Extrémadure ou la Castille, dès la mort de Franco, avec la très bancale et contestable (pour d’autres raisons) Constitution de 1978 (référendum du 6/12/78), d’un statut d’autonomie effective qui permet à la culture catalane, réalité indéniable, de parler sa langue, s’exprimer, créer, exister.

th-5 Exemple: les Jeux Olympiques de 1992, à Barcelone, furent obtenus avec l’appui de Madrid, le soutien actif de Felipe Gonzalez et l’enthousiasme de tout le reste du pays, ce qui entraina des subventions et des travaux d’équipement et d’embellissement financés au niveau national. Le changement d’image, la réputation internationale (et méritée) de Barcelone viennent aussi de cette solidarité là. A cette occasion, on se souvient que les annonces au micro et sur les panneaux étaient faites d’abord en français, langue officielle des JO, puis en catalan, et seulement après en espagnol. Terrible oppression à ce qu’on voit. Insoutenable violation des droits humains.

th-6- Dans ces mêmes années 90, l’ancêtre du PP (Parti Populaire actuellement au pouvoir avec Rajoy), s’appelait Alianza Popular. Son dirigeant de l’époque, José Maria Aznar (à droite sur la photo), était un héritier direct des oligarques franquistes: son grand père et son père furent respectivement à la tête de la Radio Nacional de España, la radio officielle franquiste, et de EFE, l’agence officielle d’information de l’Espagne franquiste. Aznar, par pur calcul électoral, négocie avec Pujol, Président de la Generalitat, (à gauche sur la photo), en échange de son appui, un transfert de compétences dont le principal tient au système éducatif. Désormais, l’enseignement public en Catalogne est dispensé en… catalan. Pour que les enfants étudient en espagnol, leurs parents doivent les mettre dans le privé. Le cheval de Troie indépendantiste a pris place grâce à l’opportunisme de la droite. Et à la pusillanimité de la gauche qui s’écrase mollement et n’ose pas la ramener. La défaite idéologique qui éclate aux yeux du monde aujourd’hui se situe là, dans l’indifférence et l’intimidation. Pujol se révèlera avec le temps aussi corrompu que ses potes du PP. Sa famille est à l’heure actuelle devant les juges, pour des millions d’euros de détournement de fonds publics.

- aujourd’hui, Rajoy est tellement corrompu pour détournement de fonds et trafic d’influence,  qu’il est prêt à tout pour se maintenir au pouvoir, sans quoi il se retrouve, lui et la bande de Daltons cupides avec qui il dirige son parti, devant les tribunaux. C’est un homme médiocre, lâche, incapable. Qui gagne quand même les élections. Vraie question. C’est à ce niveau là, et pas à celui des flics face aux manifs, qu’on peut se poser les vraies questions sur le rapport des Espagnols à la démocratie. À ce jour, fin 2017, ce pays n’a eu aucune chance de cicatriser du franquisme.

th-7- au fil des années, les plus jusqu’au-boutistes des indépendantistes, les plus tricheurs, menteurs, manipulateurs, ont réussi à imposer l’idée que les catalans souffrent d’une sorte de dictature de Madrid, une oppression dont serait (par quel miracle, on ne sait pas) épargnée le reste de l’Espagne. Quand on creuse un peu, ce qui finit par apparaitre, c’est un complexe de supériorité qui mène l’indépendantiste à affirmer qu’il ne saurait partager avec le reste de l’Espagne une prospérité que cependant il lui doit. On passe subrepticement d’une supposée défense des droits humains, de l’affirmation d’un droit à l’existence qui leur serait refusé, à de la simple épicerie. On pense à la Liga del Nord, de Umberto Bossi, en Italie. Le bénéficiaire de la richesse collective estimant qu’il en est le créateur unique et donc le seul  détenteur légitime, c’est très à la mode par les temps qui courent,  un peu partout sur la planète. Ça s’appelle le néo libéralisme et l’idéologie du chacun-pour-soi qui va avec, ce n’est pas un monopole des catalans, et ça n’a rien à voir avec la liberté et l’autonomie, parce que ça, ils l’ont déjà. Autant que tous les autres espagnols. Ça a à voir avec l’égoïsme.

th-8- le problème de l’Espagne d’aujourd’hui, de toute l’Espagne, est le rapport à la démocratie. Si les Espagnols acceptent avec une sorte de passivité résignée d’être dirigés par une poignée de médiocres sans vision, voleurs et répressifs, c’est qu’ils y sont habitués et n’ont jamais connu autre chose. Comme si, quand on a été mariée de force à douze ans et violée sans répit depuis mais pas battue depuis quelque temps, on pouvait imaginer une vie d’amour et de désir réciproque.  La dictature qui lui fut imposée par trois ans de guerre sans merci a laissé des traces profondes. La majorité des espagnols vivant aujourd’hui n’a pas connu la dictature. Mais celle ci n’a jamais été jugée pour ses crimes. Pas de Nuremberg pour les criminels franquistes comme il y en eut pour les criminels nazis. Pas d’épuration, pas de diabolisation de la collaboration. Au contraire, une amnistie générale qui laissa en place toutes les structures du franquisme. Y compris les programmes scolaires et leur version très édulcorée, voire révisionniste, de la guerre d’Espagne. C’est de l’histoire ancienne? Hélas oui. Ancienne mais ni traité ni guérie. L’Espagne d’aujourd’hui ressemble à un patient de psychanalyse qui parlerait d’un inceste subi dans l’enfance et à qui son psy répondrait: « histoire ancienne, parlez moi du présent, de l’avenir… ». Improbable, non? Qui ne connait pas son passé condamne son avenir.

th-9- si on ajoute, pour aller au fond des choses, que la supposée supériorité catalane se claironne face un vieux complexe d’infériorité du reste de l’Espagne, une honte de soi liée à la très vieille et très efficace Légende Noire de l’Espagne, (lire l’excellent livre de Joseph Perez sur le sujet) créée par les ancestraux rivaux Anglais on disposera de quelques clés permettant de saisir une réalité complexe. La Légende Noire, personne ne sait plus ce que c’est mais, elle n’en finit pas de faire des ravages dans l’estime de soi, et donc la capacité à réagir et s’affirmer, des Espagnols contemporains.

th-10Le ET plutôt que le OU, ajouter plutôt que retrancher, unir plutôt que séparer, supprimer les frontières plutôt qu’en tracer de nouvelles, décider qu’aucun humain, sous aucun prétexte, ne devrait jamais, au nom de quoi que ce soit, interdire à un autre de déambuler à son gré où que ce soit sur notre planète commune, voilà quelques uns des concepts que mes parents, résistants anti franquistes, m’ont transmis. Ça a une autre gueule que les simagrées nationalistes de catalans qu’on ne demande qu’à continuer à aimer s’ils veulent bien arrêter la déconne et choisir des causes communes contre ce qui nous oppresse tou-te-s, Catalans ou pas, contre les diversions froidement organisées par les profiteurs de tout poil.

26 réflexions au sujet de « Cata Catalane »

  1. C’est un point de vue intéressant,Isabelle et je vais lire « La légende noire de l’Espagne » depuis la Bretagne !
    Retour dans les P.O en décembre !
    Amitiés

  2. La vraie espagne ( celle de la fai , du poum , des socialistes et des communistes , sans oublier la cnt a été assassinée en 1933 1936 sous l’oeil des européens ( français , anglais et autres) qui n’ont rien fait et qui se sont couchés comme des couards ;
    cette vraie espagne ne peut encore émerger et de temps en temps , il y a des soubresauts
    s’il y avait une république , ces problemes seraient résolus

    • Jack Loubet, vous oubliez tous les jeunes gens engagés volontaires dans les brigades internationales ! Cet oubli pince le coeur quand on a eu un père français engagé dans la 12ème brigade internationale…

  3. Merci, chère Isabelle, pour ce rappel de la réalité espagnole. Je ne décolère pas pour tout ce ramdam. Mon pays, l’ Espagne, est un unique territoire. Avec le bon et le mauvais. La solidarité est pour tous, privilégiés ou non. Le catalan, comme tous les autres  » parlers  » de mon pays sont ce qui fait la diversité d’une nation. Mon  » valencia  » est de même. Ton texte est une lumière pour tous ceux, dont moi, qui nous sommes un peu éloignés de nos racines. Merci.

  4. Toujours avec de l’humour ces explications sont bien éclairantes et je vais tacher d’en faire ma provende pour éclairer les discussions sur le sujet, même si je savais pour cette famille de corrompues que sont les Pujol. En tous cas merci Isabelle.

  5. Oui ! Oui ! Un texte plein de bon sens dans lequel je reconnais beaucoup de similitudes avec les explications de mon ancienne prof de civilisation espagnole sur la question des nationalismes en Espagne.

  6. Tout ceci est très intéressant, et je suis d’accord avec Isabelle, cependant comment refuser à un peuple, les Catalans, de choisir son destin? La constitution évoquée pour dire que le vote catalan est illégal est une constitution qui ne sert que l’état espagnol. En France aussi on nous sert de la constitution (49.3 etc) mais moi et tant d’autres, on ne nous a rien demandé pour l’écrire, on est né avec, point barre et tais-toi! Et cette constitution est immorale. C’est aux Catalans de décider, pas aux reste de l’Espagne. ça s’appelle la liberté.

      • Concrètement, nous sommes arrivés il y a plusieurs jours en Catalogne, et nous avons rencontré des experts internationaux et des interlocuteurs locaux. Et de nombreuses irrégularités sont à mettre au crédit du gouvernement espagnol dans ce scrutin. Mariano Rajoy déclare que le référendum a été déclaré illégal par la justice, mais en réalité le tribunal n’a fait que suspendre le texte autorisant la tenue dudit référendum. Le chef du gouvernement indique par ailleurs avoir tous les droits de mettre sous scellés le matériel électoral. En réalité, il aurait dû pour cela invoquer l’article 155 de la Constitution espagnole, en vertu duquel le gouvernement peut « prendre les mesures nécessaires pour contraindre [la communauté autonome] à respecter ces obligations ou pour protéger l’intérêt général ». De même, le chef du gouvernement, qui taxe le scrutin d’inconstitutionnalité, contrevient lui-même, en plus de l’article 155, aux articles 2 et 10 du même texte. Le premier « reconnaît et garantit le droit à l’autonomie des nationalités et des régions » de la nation espagnole, et le second consacre la supériorité des traités internationaux dont l’Espagne est signataire à la Constitution. Or l’Espagne est signataire de la Charte des Nations Unies, qui reconnaît le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.(extrait article 20 minutes)

  7. teniez vous le meme discours lors du referendum écossais ? aviez-vous écrit un post de blog grandiloquent lors de la secession du kosovo ou du montenegro, ou de la bosnie? que pensez-vous de l’irlande du nord? du tibet ? du québec? des pays baltes?
    pourquoi ce deux poids deux mesures? cette hypocrisie à l’occidentale est pénible, bien que constante. La révolution de 1789 était elle légale ? La guerre d’espagne n’était-elle pas un coup d’état contre la république? la comparaison avec la ligue du nord italienne est également honteuse, ce sont des amalgames douteux et vous devriez revoir vos propos; j’ai l’impression que sous couvert de votre vertu indignée et documentée se cache le jacobinisme le plus crasse des français, à la melenchon.
    la triste réalité, c’est qu’en espagne, il y a deux espagne. il fallait solder avant les comptes de la dictature, et maintenant, c’est probablement trop tard, la faute au pp qui a laissé pourrir la situation à dessein; ce sont des idéologues bigots et corrompus. trop tard, on n’insulte pas les gens impunément.

    • Votre intervention est un peu pêle-mêle. Plusieurs phrases  »choc » prononcées mais vous n’allez pas au fonds des choses.

      Je ne crois pas qu’il y ait une l’obligation de répondre aux questions que vous donnez avant de s’exprimer sur la Catalogne. Sinon, il faudrait en préciser l’ordre de discution.

      Vous jugez des propos comme honteux mais vous ne prenez pas la peine de dire pourquoi et surtout en quoi les éléments comparés seraient erronés. J’imagine que vous avez compris qu’il n’y a pas d’amalgame et que ce sont des mécanismes similaires qui ont été mis en parallèle.

      Vous ne dites pas non plus quelles sont les 2 Espagne. Tendance bi-partite, comme dans la grande majorité des pays ?

      C’est dommage de vouloir créer le fouilli pour tenter de discréditer et au bout du compte refuser de débattre.

      Et vous qu’en pensez-vous de la Catalogne ?

  8. Quelle indigence que ce texte !

    Apparemment la notion de droit des peuples à disposer d’eux-mêmes vous est totalement étrangère.

    La revendication du peuple catalan ne date pas d’hier et présenter cela comme : « maintenant ils sont plus riches que les autres donc ils se désolidarisent de l’Espagne en crise » est d’une malhonnêteté intellectuelle flagrante.

    Je rappelle que le franquisme auquel vous êtes soi-disant opposée s’est bâti entre autres sur la notion d’unité nationale, ce que vous défendez donc dans ce texte. Voyez donc de quel côté vous vous situez dans l’histoire.

    La Catalogne a déclaré son indépendance avant la guerre civile espagnole et la répression politique franquiste a consisté précisément à reformer une unité nationale dont vous êtes aujourd’hui le barde. Voyez donc de quel côté vous vous situez dans l’histoire.

    Que vous n’ayez pas eu la chance d’avoir des parents catalans pour comprendre trois secondes ce que vous racontez et laisser vos affects de côté (le pays de mes parents, ma bataille) n’est pas le problème de l’histoire. Aux yeux de l’histoire vous adoptez là, que vous le vouliez ou non, la défense unitaire de la droite et l’extrême droite.

    L’Espagne est un état-nation et défendre la nation espagnole contre un peuple qui ne souhaite pas faire partie de cette nation, ne l’a jamais voulu et a été forcé par la violence étatique à en faire partie revient à être nationaliste.

    C’est donc vous la nationaliste.

    Moi aussi j’ai de grands idéaux inculqués par mes aïeux républicains espagnols. Moi aussi je souhaite l’abolition des frontières. Mais justement. Dans un monde sans frontières, l’hégémonie d’un Etat sur un peuple libre n’est pas concevable.

    Le problème n’est pas Rajoy. Le problème reste la droite et l’extrême droite qui, comme partout ailleurs, défendent la nation avant le peuple.

    Merci donc de vous remettre les pendules à l’heure intellectuellement car ce n’est pas parce que la Catalogne est une région autonome qu’elle doit continuer à vouloir être espagnole parce que vous en avez décrété ainsi dans votre cerveau.

    Au nom donc du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes qui n’a rien à voir précisément avec les revendications unitaires des Etats-nations ou nationalismes.

    • Votre message est aussi hargneux contre ma personne (moi en pro-franquiste, faut le faire, quelle finesse d’analyse!) qu’ignorant sur ce qui est en train de se passer en Catalogne. Soyez mignonne de vous informer aux bonnes sources, catalanes entre autres, avant de cracher votre pathétique venin.

      • Certes, c’est bien pratique de ne pas répondre notamment sur la notion que je développe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

        C’est vous qui insultez les catalans dans ce texte en les rapprochant du nationalisme et donc du franquisme. Vous même vous dites que c’est votre anti-franquisme qui vous fait être contre le nationalisme catalan, rapprochant ainsi les deux.

        Donc comme j’ai quand même argumenté dans mon texte et non pas simplement craché mon venin (de mon point de vue c’est vous qui le faites dans ce texte que vous avez produit) je vous rappelle que c’est anti-historique de rapprocher les deux. Ils sont antinomiques et c’est de la propagande de les rapprocher comme vous le faites.

        Mais bon apparemment vous ne voulez pas répondre aux arguments.

        Vive les peuples libres ! Vive la Catalogne libre ! Et si c’est de l’arrogance eh bien tant mieux.

    • Sarah,

      Je crois qu’en premier lieu il faudrait définir en quoi consiste le  »droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » et dans quelles circonstances cette notion a été intégrée dans le droit international.

      Ensuite, le franquisme ne s’est non pas bâti sur l’unité nationale mais sur la violence qui a débouché sur la guerre en premier, puis sur un climat de dictature anti opposant (avec tout ce que ça implique comme horreur) tout en imposant la religion catholique. Et il ne faut pas oublier le rôle de l’Eglise à cette période.

      La Catalogne n’était pas la seule région à être majoritairement contre le franquisme. Ailleurs en Espagne, il y avait des hommes et des femmes républicains. Certains ont pu fuir ou se cacher mais d’autres ont été assassinés, emprisonnés, torturés… et c’est gens-là venaient de partout en Espagne. A ce jour, comme le dit Isabelle Alonso, il n’y a pas eu de procès des franquistes. A la mort de Franco, le roi arrive et amnésie totale et générale du passé. C’était sans doute une erreur d’effacer l’ardoise, car les reliquats franquistes subsistent.

      Oui, Franco a éradiqué les cultures et les différences au sein même de l’Espagne et a imposé SA vision de la culture à toutes les régions espagnoles (Galiciens, Vasques, Andalous, Valencien, Castillan, Catalans) alors que les républicains tiennent compte des différences au sein du peuple et justement sont pour une décentralisation du pouvoir, une façon qui permet d’être à la fois d’être Catalan et Espagnol ou bien Andalou et Espagnol. Et lorsque la république d’Espagne est revenue au début des années 80, les régions sont (re)devenues autonomes. Ils ont rétablis le juste équilibre entre Etat et régions.

      Et puis quand je lis  »Que vous n’ayez pas eu la chance d’avoir des parents catalans », je me demande comment vous considérez ceux qui n’ont pas eu cette  »chance » par rapport à ceux qui l’ont. Pourquoi ce serait une chance plus que quoique ce soit d’autre sachant que techniquement on ne choisit pas notre famille ? Malheureusement avec cette phrase vous mettez le fait d’être Catalan dans une position de supériorité par rapport aux autres.

      Rajoy est un problème, l’extrême droite aussi mais pour TOUS les Espagnols, pas juste pour ceux qui vivent seulement en Catalogne.

      Finalement, je note qu’à aucun moment vous ne dites pourquoi la Catalogne doit être indépendante en 2017. Qu’est-ce qu’il vous déplait tant dans le statut actuel de la Catalogne?

    • Mais oui c’est ça.

      Au moins ce qui est bien avec la raison du plus fort c’est qu’elle est toujours la meilleure. Ou comment traiter un peuple d’arrogant parce qu’il a défendu son existence et sa culture contre la violence étatique aux yeux de l’histoire.

      Allez vous avez raison et puis surtout ne remettez pas en question vos idées de gauche quand vous vous retrouvez du même côté que la droite et l’extrême droite. Vous ne comprenez rien à l’histoire et à la notion de domination et de rapport de force.

      J’imagine que vous étiez contre l’indépendance des peuples colonisés aussi.

      J’imagine qu’au nom de la gauche vous avez trouvé ça bien qu’on leur envoie l’armée à ses arrogants? Pour faire quoi? Voter. La démocratie, c’est quoi?

      Je préfère mon arrogance et mon venin à votre bonne conscience tranquille (comment ne pas être tranquille quand on est du côté du lus fort?) prête à massacrer les gens au nom de l’état et de la loi et qui se prétend anti-violence et anti-nationaliste.

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