2 juillet, Samoëns

Unknown-1Quand on m’a proposé de participer à « Un auteur au bistrot« , j’ai dit oui tout de suite. Bistrot et littérature dans le même intitulé, ça m’a paru prometteur. Pourquoi ai-je eu le sentiment qu’un tel évènement se déroulerait en banlieue parisienne, je ne sais pas, mystère des associations d’idées. J’étais, et pas qu’un peu. Ça se passait à Samoëns. Sam quoi? Samoëns! Prononcez « Samoin » (« on dit pas Pariss, on dit Pari, ben pareil! » m’a précisé un autochtone. Ok). Samoëns, c’est à perpète quand on part de Paris-Gare-De-Lyon. Perpète, c’est à dire que je suis sortie des axes TGV où on va très très vite et tout droit, pour entrer au royaume de la diagonale, la courbe, la goguette, la traverse, le méandre, la France, quoi…

UnknownJ’aurais peut être dit non si mes notions de géographie étaient moins approximatives et si j’avais saisi tout de suite qu’il allait me falloir deux trains pour y aller et trois pour en partir (direction Avignon…). J’aurais eu tort. Samoëns, c’est magnifique et ça vaut le détour. Ça se trouve là haut dans la montagne, presque en Suisse, à deux encablure du lac d’Annecy. En Haute Savoie, pour tout dire. Quand je suis arrivée le vendredi soir, il faisait très beau, une lumière radieuse nimbait les cimes d’un halo doré, tout ça, voyez ce que je veux dire, je ne suis pas la dernière pour les évocations rédactives.  Je m’installe au Châlet de Laissa, tout neuf, tout beau, bois, pierre et couettes dodues. Le lendemain, samedi donc, j’ai deux rencontres, une le matin, une le soir. Entre les deux, il pleut sans discontinuer. Voilà. Heureusement, dans ces cas là, la chaleur humaine septimontaine ( originaire de Samoëns) pourvoit aux défaillances de la météo. Public curieux, chaleureux, attentif. Excellents moments.

On finit la soirée devant le match Italie-Allemagne, avec, entre autres, Yves Toussaint (charmant organisateur), Thierry Caquais (charmant animateur) et surtout,surtout Joseph Incardona (auteur), qui en tant qu’Helvéto-Italien ne tient pas en place et préfère sortir prendre l’air pendant l’incroyable séance de tirs au but. Un match joué par  des Italiens vu avec un Italien, ça vaut ledétour, je vous le dis. L’Espagne étant éliminée depuis un moment, je reste sereine. Dimanche matin, quand je repars, le beau temps est revenu. De quoi alimenter les éventuelles tendances à la parano de la voyageuse…

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  1. Ping : 9 & 10 juillet, Sablet | Isabelle Alonso

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