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Spleen

J’étais par monts et par vaux ces dernières semaines, et n’ai suivi l’actu que de loin, par à coups. J’en étais à la joggeuse disparue, et toujours pas retrouvée, et je me disais qu’on n’en finirait donc jamais avec cette incroyable violence. Comment peuvent-ils nous haïr autant ? Des cortèges de mortes pour rien, comme ça, parce qu’elles étaient des femmes et qu’être une femme, faut que ça se paye. Là c’est une femme adulte, celle d’avant, qui fut coupée en morceaux, une gamine… Ça ne s’arrête jamais.


Puis il y a eu la Lybie. On monte d’un cran avec le fou furieux qui préfère tuer son peuple plutôt que de lâcher le pouvoir... Un pays entier sous la coupe d’un allumé. Ça ne fait jamais que 42 ans qu’il leur pourrit la vie, aux Lybiens, ça lui a paru court.


Et par là dessus, le Japon anéanti par des forces qui nous dépassent. Que dire face à ces images ? On change de dimension. C’est la faute à personne, si les continents dérivent. On se sent écrasée, impuissante. On comprend ce que ressent la fourmi qui voit arriver la Pataugas qui va l’écraser. Nous sommes des fourmis assez connes pour nous massacrer entre nous.


Y a des jours où on se demande si c’est bien la peine de s’énerver…


iA !

14
Mar 11


Spleen


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