Youpi ! C’est les J.O ! Je sais, c’est gamin, mais j’adore les J.O, ceux d’été un peu plus, mais ceux d’hiver sont bien enthousiasmants aussi. Les athlètes de haut niveau font partie de mes héros et héroïnes préféré-e-s. Et n’oublions jamais, les filles, que les sportives ont révolutionné en profondeur l’image que les femmes ont d’elles-mêmes. Elles nous ont montré et nous montrent tous les jours que nous pouvons et devons repousser nos limites, que notre corps est magnifique et qu’il est notre ami. Ça n’avait rien d’évident.
N’oublions pas que Coubertin, ressusciteur des Jeux, affirma en son temps : « Une Olympiade femelle est impensable. Elle serait impraticable, inesthétique et incorrecte ». Coubertin, on t’emmerde ! Les Jeux antiques étaient masculins et se disputaient à poil, ce qui avait pour effet d’exclure les femmes même des gradins, il eut été inconvenant qu’elles voient en public ce qu’elles voyaient pourtant de très près en d’autres circonstances.
Coubertin pas mort ! Sa vieille moustache patriarcale sévit encore, puisque figurez vous que ces très actuels Jeux Olympiques d’hiver de Vancouver, avec leur modernité, leur technologie, leur retransmission sur la Terre entière, comportent encore des épreuves « non-mixtes », ce qui veut dire réservées aux hommes. J’ai déjà repéré le hockey sur glace, et aussi le saut à skis. Des championnes de cette dernière discipline se sont battues pendant des mois pour être admises, mais le CIO (composé, si j’ai bien compté, de 107 membres virils et 14 porteuses de cette foufoune qui empêche de voler avec les skis en V) ont décidé que non. Pourquoi ? Pas pour des raisons basées sur le sexe, ont-ils argumenté, mais pour des raisons « techniques ». Lesquelles ? L’enquête continue. Les raisons « techniques » sont vieilles comme le monde. Elles ont déjà beaucoup servi quand les femmes ont voulu voter, porter des pantalons, conduire les voitures ou entrer à Poly… technique. Elles apparaissent dès que les femmes prétendent échapper au total contrôle masculin sur ce qu’elles font ou ne font pas. Jusqu’en 1980, ces mêmes raisons « techniques » s’opposaient au marathon féminin. Que les vieilles barbes du Cio le sachent, elles aussi on les emmerde ! Et on les aura à l’usure !
En attendant, c’est bel et bien une fille, Marie Dorin, qui rapporte à la France sa première médaille. ¡¡ Viva Maria !!
iA !