Mardi soir 1er avril, Bry sur Marne. Enregistrement de l’émission de Patrick Sébastien, « Le plus grand cabaret du monde », et c’est pas une blague. Qu’est ce que je fais là ? La promo de « …même pas mâle ! ». Eh oui, où ça va pas se nicher, par ces temps de raréfaction, voire de pénurie, d’émissions littéraires. On va chercher le lectorat là où il est, devant les émissions de divertissement, les plus populaires du paf. Je sais pertinemment qu’on ne va pas parler du contenu du livre, on va juste signaler son existence, et c’est déjà énorme. Combien de livres naissent dans l’obscurité, progressent dans le silence et disparaissent dans l’indifférence ? Beaucoup, quelle que soit leur qualité.
Voilà comment on partage une table où il n’y a rien à manger, mais des coupes de champagne remplies en permanence, avec Plastic Bertrand, Jean Amadou et Bernard Montiel. Qu’on regarde des numéros de cirque, otaries avec ballon sur le nez, acrobates chinois, trapézistes ukrainiennes et magiciens divers et variés. Et qu’on remarque l’exceptionnel professionalisme de toute l’équipe, tout roule à la perfection au point que nous terminons en avance, c’est inouï. Patrick Sébastien, hôte bienveillant et chaleureux, a l’œil à tout. Il m’assure même qu’il est féministe ( ?). On est le 1er avril.
J’ai passé une excellente soirée. D’abord, j’aime le cirque, et celui là est de qualité. Et je me suis découvert des intérêts communs avec Bernard Montiel avec qui je partage des origines andalouses, à la source sans doute de notre goût immodéré pour Nat King Cole en espagnol, Carmen Sevilla, Antonio Machin et Julio Iglesias. Il va même jusqu’à Manolo Escobar, et là, je m’avoue vaincue, too mucho, même pour moi…
Ça sera diffusé début mai, ils s’y prennent à l’avance...
i.A !