Je mourrai une autre fois

eho_alonso5bandn-252x3681931. Dans la douceur de Madrid, Gelìn et ses parents savourent la victoire : la République vient d’être proclamée, sans coup de feu, proprement. Les regards se tournent vers l’avenir. Pourtant, les agissements de l’extrême droite assombrissent la liesse et viennent saper les espoirs de la famille.

1936. L’Armée se soulève contre le gouvernement du Front Populaire, issu d’élections légales. C’est le début de la guerre d’Espagne.

1938. Bercé par des idéaux résolument libéraux, égalitaristes et anticléricaux, Gelìn, avec la fougue de ses quinze ans, s’engage « pour botter le cul des fachas ». Mais ses convictions se heurtent vite à la réalité du champ de bataille.

Sous des allures de conte initiatique, Je mourrai une autre fois, est le récit d’un monde fracassé par un coup d’état et la guerre qui s’ensuit, où seul l’amour inébranlable de la liberté vaut pour ne pas sombrer.

Paru le 4 février 2016 aux Éditions Heloïse d’Ormesson

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Dans SinéMensuel de février, signé Patrick Raynal:

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28 réflexions au sujet de « Je mourrai une autre fois »

  1. Isabelle
    Je viens de lire Je mourrai une autre fois… lire…. non dévoré…. avec cette gourmandise de la lectrice qui attend patiemment la prochaine édition de son auteure….avec ce livre je me suis sentie transportée dans l’Espagne d’avant-guerre, une fraîcheur et un art de vivre qui ne nous préparent pas à l’horreur de ce qui va suivre… il y a l’histoire du livre qui nous raconte l’Histoire en trame de fond, mais surtout ce livre, nous interpelle par rapport à notre actualité, et ce avec l’ humour propre à ces gens qui ont résisté au pire, douloureusement, courageusement, solidairement. Comment ne pas faire le lien avec les réfugiés Syriens entre autres…
    Il est très émouvant, j’ai ri, j’ai eu la larme à l’œil plus d’une fois….non seulement parce que cette histoire se rapproche de la mienne mais parce que la narration est d’une très belle facture…un livre sublime (et je pèse mes mots)… Merci Isabelle de nous permettre de nous emplir de belles choses à partager.
    Angèle

  2. J’ai laissé Angel sur le chemin de retour en Espagne ce matin, vers 1h37.
    Du coup, je me pose des tas de questions… Comment va-t’il? Comment est-il rentré? Est-il arrivé à temps? … Bref, toutes ces questions sont bien le signe que ce roman appelle une suite (j’espère qu’elle est prête!).

    J’ai découvert la « vraie » Espagne en guerre, pas celle que nous enseignent les professeurs français dans les universités françaises… Il m’aura fallu attendre d’être à Bac + 4 en histoire pour avoir un cours (enfin, plutôt une séance où on nous parlait surtout de l’engagement français dans le conflit) sur « La Guerre d’Espagne ».

    Ce roman est un grand cri d’amour pour les hommes (pour ceux qui doutaient qu’Isabelle Alonso les aimait), et les femmes sont très peu présentes.
    Et le premier d’entre eux, le premier homme de la vie de n’importe qui… Angel, son père.
    Le roman commence dans la légèreté, l’insouciance et la progression vers l’horreur se fait progressivement. On pourra comparer les balcons de Valence et Madrid au grillages des camps de St Cyprien… Si ça c’est pas du paradoxe…

    Comme d’habitude, deux mots: Bravo et encore!!

    • Merci, beaucoup, pour cet avis circonstancié et curieux !
      Je réponds, dans le désordre, aux questions:
      - je ne sais pas si ce roman est « un grand cri d’amour pour les hommes », vu que « les hommes », pour moi, ça ne veut pas dire grand chose et que quand on m’accuse (c’est souvent le cas, j’en conviens!) de ne pas « les » aimer, en vrac, je trouve ça trop idiot pour répondre. Les hommes que j’aime, et aussi que j’admire, sont ceux qui s’engagent, qui ont des idées, des idéaux, qui se révoltent et qui se battent. Hommes ou femmes.
      - je ne trouve pas que les femmes soient peu présentes, étant donné le contexte. Bien sûr, dans la deuxième moitié, une fois le héros à l’Armée, il ne verra, fugitivement, que des infirmières et des prostituées. Mais dans la première partie, il me semble que le personnage de la mère, Nena, est très présent, ainsi que Sol et Maribel.
      - oui, il est rentré.
      - arrivé à temps? comment va-t-il? Autant de questions auxquelles la suite répondra!

      ¡ Hasta pronto!

  3. (Je mourrai un autre jour)  »Maravilloso ! » Un véritable régal (et même  »un regalo »). J’ai lu votre livre avec le même plaisir que  »Hommage à la Catalogne » et vu  »Land and freedom ». Rien que ça !
    Il ne me reste plus qu’à lire  »Maman » pour savoir si elle ressemble à Nena…
    Amitiés
    PS : Comme le dit Stéphanie en attendant une suite à Je mourrai un autre jour ?

    • Wow! Rien que ça, comme vous dites! Orwell et Loach!
      Merci, c’est le moins que je puisse dire!
      « Maman » ne ressemble pas du tout à Nena, parce qu’elle n’est pas la mère de Angel, elle est Libertad, son épouse, déjà apparue dans « l’Exil est mon pays »…
      Une suite s’impose, je suis d’accord! Je m’en occupe.
      Un abrazo muy republicano.

  4. ¡ Isabel, bravo y gracias !
    Nos quatre enfants m’ont offert votre livre dimanche dernier. Quel merveilleux cadeau d’anniversaire pour une vieille dame de 82 ans (ancienne prof d’espagnol) qui, depuis sa plus tendre enfance a toujours entendu parler de la guerre d’Espagne dans sa famille, qui a connu beaucoup de jeunes espagnols réfugiés, au lycée et en fac ! L’Espagne est pour moi un trésor d’émotions que votre livre ressuscite. J’aurais tant de choses à vous dire !
    ¡ La mar de gracias !
    Réjane

    • Rien ne peut me faire plus plaisir que de plaire à celles et ceux qui ont vécu (de justesse) cette époque, qui ont connu des Républicains. Que vos petits enfants vous aient offert « Je mourrai une autre fois » tend un pont entre générations qui ne peut que combler la marqueuse de mémoire que je tente d’être.
      ¡Gracias à ti, pues, Réjane!

  5. Isabel, en me répondant, vous venez de me faire le plus merveilleux cadeau d’anniversaire ! J’aurai 82 ans demain 19 février et je viens de photocopier sur bristol notre petit échange épistolaire : superbe marque-page que je glisserai dans le livre que m’ont offert nos enfants ! Encore merci !
    ¡ Viva la España que queremos !
    Réjane

    • Vous ignorez la meilleure, mais vous me l’apprenez: vous êtes jumelle cosmique de mon père puisque demain 19 février, il aurait eu 93 ans! Il avait pour habitude d’acheter un jamon de jabugo entier pour la circonstance, et on se réunissait pour le manger en famille, couteau et appétit aiguisés, c’est un zeugma!
      Je vous souhaite un merveilleux anniversaire, je le fêterai demain avec celui de Vicente, comme s’il était encore là…
      ¡Feliz cumpleaños, compañera!

  6. ¡Qué casualidad ! ¡ Parece mentira ! Tal noticia me encanta y sin embargo no le contesté : ayer estuve demasiada ocupada.
    Je continue en français ! À Damgan (plage du Morbihan) où nous habitons périodiquement, je suis chargée de la communication dans une association : « Lire à Pénerf, ou ailleurs. » Pénerf est le petit port de la commune. Notre association organise chaque année mi-août un Salon du Livre très sympathique et « bon enfant » auquel s’inscrivent de nombreux auteurs bretons mais pourquoi n’y viendriez-vous pas ? Autre activité, l’association organise chaque mois un cercle de lecture autour d’une œuvre choisie par l’un de nous (les autres ont lu ou pas !) Cet exposé déclenche une discussion cordiale mais animée ! Hier, L’Islam contre l’Islam d’Antoine Sfeir, puis, en sortant du cercle, nous sommes passés à l’AG !
    Cette année fut pour moi très espagnole ! J’ai présenté « Pas pleurer » de L.Sylvaire et « Nada » de Carmen Laforêt. (Premier prix Nadal en 45)
    Pour chacun de ces livres chaque présentateur rédige un condensé PDF de sa présentation. Je pense à « Je mourrai une autre fois » qui bouclerait la boucle ! Qu’en pensez-vous ? Si vous pouviez venir nous en parler ce serait encore mieux !
    « Pas pleurer » m’a beaucoup plu et je trouve que les deux livres de ces filles de républicains exilés (issues de milieux très différents) se complètent et expriment clairement des convictions républicaines et anticléricales lumineuses !
    Cordialement.
    Réjane

  7. Je lis tous les commentaires et je constate que, encore une fois, en racontant une histoire qui peut paraître tout à fait personelle, « Je mourrai une autre fois » fait émerger des sentiments, des souvenirs chez chacun des lecteurs.
    Et je trouve ça complètement dément!
    Je ne me lasserai jamais, je crois, de voir que la littérature, comme la musique ou toute autre forme d’art existe avant tout pour créer du lien entre les Hommes.

  8. Hola,

    Professeur d’espagnol et petite fille d’immigrés, j’ai écouté avec grande attention et complètement par hasard dans ma voiture ce matin votre entrevue à Vivacité concernant la promotion de votre nouveau livre.
    Je compte le lire ce mois-ci et en parler en classe (je donne actuellement une séquence de cours en secondaires sur le franquisme à un groupe de 17 ans). Je travaille par exemple des documentaires tels que « Los Caminos de la memoria » ou le superbe roman de Dulce Chacon « La voz dormida ».

    Une version de « Je mourrai une autre fois » existe déjà en espagnol?

    Gracias Isabel!

    • Hola,
      Je partage votre enthousiasme pour « La voz dormida ». Quant aux documentaires, j’en suis friande, et parfois ils me posent problème, comme celui que dont je m’apprête à mettre en ligne le commentaire dans la rubrique « Gonflée à blog ».
      Hélas, « Je mourrai une autre fois » n’est pas encore traduites l’espagnol. Espérons que ça se fasse sans trop tarder…
      Un saludo.

  9. Ce livre m’a beaucoup plu. J’ai trouvé cela touchant et instructif….j’en sais désormais plus sur ces courageux républicains espagnols!
    Un saisissant témoignage d’amour de l’auteur pour son père.
    Je me réjouis de lire un jour la suite. Amicalement.
    Magali

  10. Bonsoir,
    Je viens de lire votre livre qui me parle tellement!
    C’est l’histoire de mes parents nés en 1930 à Palencia. Leur guerre d’Espagne dont ils me parlaient souvent. J’ai retrouvé leurs souvenirs , leur histoire. Mon père nous a quitté il y a un an, et ce livre m’a fait beaucoup de bien, il a prolongé la vie de mes parents dans une Espagne que je n’ai pas connue.
    Merci Iasabel

  11. J’arrive à la fin du livre…malheureusement.
    Fils d’espagnole mariée à un français, partis lutter avec les Brigades Internationales, je suis toujours à l’affût de ce qui peut entretenir la mémoire de ces combattants espagnols et internationalistes.
    Il est difficile de transmettre la mémoire de cette période où les gens se battaient pour des idées, des idéaux et non sur de % de déficits budgétaires ou des ouvertures de commerces le dimanche!
    Je vais offrir ce livre à mes enfants car c’est un « livre de mémoire » qui m’aidera à leur transmettre .
    Merci

  12. Chère Isabelle
    Je viens de terminer « Je mourrai une autre fois » et je pense que c’est un livre qui va me hanter longtemps. Beaucoup de rires et sourires et d’émotion, en permanence. Passionné d’histoire, en lisant ce livre je me suis senti espagnol, républicain, vivant dans l’Espagne des années 30, j’ai appris plein de choses sur la 1ere république, souvent oubliée car occultée par les années dramatiques qui ont suivi.. A la différence des livres d’histoires, votre livre est « habité » et cela est communicatif. Je ne vous connaissais pas comme écrivaine, je vais me précipiter sur vos autres romans.
    Amicalement
    Philippe

  13. Malheureusement cette guerre n’est pas souvent évoquée alors qu’elle a été injuste pour le peuple espagnol. Je viens de terminer « Je mourrai une autre fois » et je n’ai pu m’empêcher de verser une larme. Nous sommes en 2016 et les démons sont plus que jamais là. Je suis belge et aujourd’hui je me sens républicain espagnol. Merci pour votre livre.

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