Je vois en ce moment moult hommes politiques, souvent de droite, tenir sur mon écran plat des propos qui ne le sont pas moins. Ils déplorent avec un bel ensemble, la main sur le cœur, le manque de représentativité des syndicats français, à l’heure des négociations sur l’organisation du travail, ses horaires et sa rémunération. Venant de gens ayant toujours démontré leur préoccupation pour le sort de la classe ouvrière et des salariés en général, une telle sollicitude est émouvante. Une telle solidarité réconfortante. Représentativité, donc. C’est vrai que la représentativité des personnes qui parlent au nom des autres, c’est important, très important en terrain démocratique. Cependant, dans le cas présent, n’assistons nous pas à une séance répétitive de l’hôpital se foutant de la charité ? Avant d’aller mesurer la paille syndicale, nos députés et chefs de parti ne devraient-ils pas commencer par considérer leur propre poutre (☺) ? Ils prétendent représenter le peuple de France. Se sentent parfaitement légitimes. Ils sont pourtant les bénéficiaires sereins d’une injustice très clairement anti-démocratique qui se contente de piocher dans la moitié masculine de la population le corpus de ceux qui parlent, décident et légifèrent pour tout le monde. Messieurs, balayez devant votre porte. Balayer ? Vous savez pas ce que ça veut dire ? Élisez des femmes, elles vous expliqueront l’autre face de l’univers…
iA !