roman à l’eau de bleu : présentation


Un premier roman ambitieux et hilarant, un festival d’inventions, de jeux de mots et de pirouettes, un monde inattendu entre « La Planète des singes » et « San Antonio ». Kim et Loup, deux cœurs d’artichauts jolis et naïfs, essaient de se tirer des pièges amoureux tendus par des don juanes averties. Ils encaissent tous les coups d’une éducation sentimentale à la dure dans une société - totalement imaginaire - où, de naissance, ils font partie des dominés. Dans ce roman à l’eau de bleu, on rit beaucoup, on pleure aussi, on est révoltés. Jamais on n’est indifférents au destin de Kim et de Loup. Pas plus qu’à celui de leurs séductrices, Bernardine et Philomène... Et peu importe que le sexe fort soit féminin et le sexe faible masculin ! Le féminisme n’est pas une affaire de femmes contre les hommes, mais une lutte contre une forme de domination. Isabelle Alonso raconte ici les injustices et les violences qu’un sexe, quel qu’il soit, peut imposer à un autre, provoquant ainsi des malheurs qui n’épargnent personne. Loin de la caricature ou du pamphlet, les héros d’Isabelle Alonso sont criants de sincérité, et le monde qu’elle créé n’est en rien la transposition bête et méchante d’un univers masculin vers un univers féminin. Échappant à la facilité qui consisterait à peindre un monde qui serait un simple miroir inversé du nôtre, Isabelle Alonso invente un univers qui par certains côtés s’apparente à la science-fiction.