Je n’ai pas vu le temps passer ! J’ai laissé filer janvier, nous voilà en février et il y a abandon de poste caractérisé sur le présent blog. Pourquoi ? Parce que j’avais le nez dans le guidon. Je m’étais engagée auprès de mes éditeurs Héloïse d’Ormesson et Gilles Cohen-Solal à leur rendre le manuscrit de mon prochain roman fin janvier. Engagement tenu, vendredi dernier. Ça s’appelle « Fille de rouge » et ça paraît en avril… Voilà. Je me donne des excuses ? Oui. Il s’est passé des trucs, on peut pas dire le contraire. Mais je n’avais pas la tête à ça.
Une petite partie de preuve par meuf, pour se remettre en jambes ? Allez ! Instauration hier du très officiel et ô combien utile « Conseil pour la création artistique » présidé par le Président de toutes les Présidences, Nicolas Sarkozy soi-même, et vice-présidé par Christine Albanel, ministre de la Culture. Nous sommes en 2009, ça n’a échappé à personne. Le Conseil se compose de douze personnes. Onze hommes, une femme. No comment. Mais gros ralbol quand même. On reste partagée entre la consternation devant cette non-reconnaissance qui persiste et l’envie de faire un bras d’honneur aux instances officielles. Se dire que la création, la vraie, ne peut se situer qu’en dehors des sentiers battus et de l’adoubement des autorités.
Dans la rubrique « Qu’est ce qu’on se marre », les remerciements appuyés d’Hillary Clinton à son mari, pour lui avoir fait vivre « toutes sortes d’expériences ». L’autodérision poussée à ces extrêmes s’appuie sur une triste réalité : l’affaire Lewinski a eu plus de conséquences négatives sur la carrière d’Hillary que sur celle de Bill. On ne lui a pas pardonné à elle ses écarts à lui. Ça épaissit le cuir, faut croire.
iA !