Mauvais temps, les filles. Ce matin, en une du Figaro, deux titres me clignotent fluo façon alarme. Danger à l’horizon.
En France, la Cour de Cassation estime que donner un statut juridique au fœtus permettrait aux cinq mille familles touchées par une fausse couche de faire leur deuil. Ces circonstances sont certes douloureuses, mais on ouvre une boîte de pandore qui risque à terme de menacer le droit à l’IVG, qui concerne, rappelons le, 200 000 femmes par an et qui, rappelons le aussi, est très mal appliquée. On les voit venir avec leurs gros sabots. Méfions nous.
En Angleterre, l’archevêque de Cantorbéry juge « inévitable » l’application de la charia dans certains domaines, tels les conflits conjugaux, au hasard. Les religions s’opposent souvent entre elles, sauf quand on en vient au contrôle des femmes. Là, union sacrée à tous les étages, ils se comprennent entre eux, ils se facilitent la tâche. La religion, c’est comme les fantasmes sexuels et les intestins, c’est très utile mais faut que ça reste à l’intérieur. Dans l’intime. Autrement ça pue.