Libertad ne mourra pas, c’est le privilège des héroïnes de roman.

Mais ma mère, Antonia Trinidad Muñoz, qui m’inspira le personnage, vient de rendre les armes. La Camarde a fini par gagner, bien sûr, mais la petite lionne lui aura donné du fil à retordre. Elle a cessé de vivre et je n’arrive pas tout à fait à le croire.
Elle est restée fidèle à elle-même, jusqu’au bout, résistante, révoltée, tendre et rigolote, esquissant des mouvements de danse alors qu’elle n’avait plus la force de se nourrir.
J’ai regardé le ciel ce matin, miraculeusement dégagé. Je sais, c’est idiot, mais elle est là. J’ai reconnu la lumière.
Hasta siempre, Mamà.
i.