mamà, IV
Après ce dernier message je fermerai la parenthèse d’adieu à ma mère, et reprendrai le cours habituel de ces chroniques. Depuis ce dimanche matin, à dix heures elle repose aux côtés de sa mère et de son frère. Il faisait sur Madrid un soleil radieux, l’air était sec et transparent. L’hiver madrilène tel qu’elle l’adorait. La vie sans elle, c’est comme un départ en terre inconnue. Sauf que ce n’est pas vraiment sans elle. Je la porte désormais en moi comme jadis elle me porta.
Je remercie toutes celles et ceux qui m’ont envoyé un message de soutien et d’amitié. Je n’aurais jamais pensé que cela aide à ce point. L’idée que ça arrive à tout le monde, que nous partageons tous cette souffrance là, ne l’atténue pas, mais permet de l’admettre. C’est la loi de la vie. Il me reste à être fidèle à l’idée que Maman se faisait de moi.
i.