la Bourse ou la vie
par isabelle alonso - 28 mai 2008


Un internaute (masculin, je précise) m’envoie un article paru le 14 avril dans l’Expansion.com, et cité dans "les mots ont un sens". Des chercheurs auraient mesuré le taux d’hormone mâle dans l’organisme des traders, brokers et autres collègues de Jérôme Kerviel. Résultat : plus ils en ont, de la testostérone, et plus ils sont agressifs. Plus ils sont agressifs, et plus ils prennent de risques. Plus ils prennent de risques, et plus ils gagnent... Mais chaque médaille ayant son revers, l’article précise : "les auteurs de l’étude soulignent ainsi qu’un excès de testostérone, et aussi de cortisol ou hydro-cortisone qui augmente sous le stress, peut rendre euphorique au détriment des capacités à évaluer rationnellement le risque". Voyez le topo ? Un peu comme l’alcool au volant, l’euphorie et l’excès de confiance en soi provoqués par la testostérone rendent aveugle au point de provoquer des catastrophes. Ils sont bourrés aux hormones, les rois de la spéculation, comme des poulets de batterie ou des haltérophiles de compétition. Rassurant, non ?

Faut-il en déduire que les bourses ( !) sont aujourd’hui le terrain privilégié des prédateurs qui règnent sur la planète ? Avec les va-t’en-guerre, les méga-pollueurs et autres dictateurs, la surproduction de testostérone a de beaux jours devant elle. Autant de domaines qui résistent vaillamment à cette supposée féminisation rampante de la société qui tant chagrine nos pleurnicheurs...

iA !