"…la France est un pays où il n’y a pas de place pour la burqa, où il n’y a pas de place pour l’asservissement de la femme…." Nicolas Sarkozy, 12 novembre 2009.
Pardon ? Qu’ouïs-je ? Pas de place en France pour l’asservissement de « la femme » ? Je sais, ça part d’un bon sentiment, et indéniablement, la burqa, non, merci. Mais asservissement, ça veut dire « réduction à un état de dépendance absolue ». Elle n’est peut être plus absolue, la dépendance, mais....
Les femmes ont taillé quelques croupières dans la domination masculine, mais sur le fond, elle en est où, la femme, dans ce pays ? Elle partage le pouvoir, fifty-fifty, comme ça devrait être le cas si l’asservissement historique avait disparu ? Euh… en France, aujourd’hui, le sexe mâle détient tous les pouvoirs, dans tous les domaines. Il vote les lois, contrôle les média, choisit les priorités publiques, décide des budgets et veille à conserver jalousement les postes-clé. La présence féminine dans les instances de pouvoir oscille entre zéro et 20%, tourne le plus souvent aux alentours de 10%. C’est de la figuration, du strapontin. Aucune chance de changer les choses. Alors on peut dire que la situation a changé, que l’asservissement s’est atténué. Mais affirmer qu’il n’a pas de place dans la France d’aujourd’hui c’est pousser le bouchon un peu loin… Dans quel but ? On commence par affirmer une évidence sur la burqa, et elle sert de vaseline pour glisser une affirmation illusoire. E la nave va...
iA !