5 mars-20h-Petit Hébertot (0142931304) REPRÉSENTATION EXCEPTIONNELLE "Et encore je m’retiens !"
nouveautés / comment fonctionne ce site ?
gynocide 2
par isabelle alonso - 7 août 2009


Sylvie Tranchant-Rousseau me transmet le texte suivant, publié sur le site féministe québécois Sisyphe. Une fois de plus, l’horreur. Le gynocide continue. Le mot n’apparaît que chez les irréductibles féministes québécoises et gauloises. Il est pourtant d’une atroce pertinence :

"Fusillade dans un club de gym en Pennsylvanie le 4 août 2009 : l’homme frustré en voulait aux femmes.

« L.A. Fitness Center », gymnase pour femmes de Pittsburgh, en Pennsylvanie. George Sodini, un homme de 48 ans tire sur un groupe de femmes en plein cours de danse, faisant 4 morts et au moins 15 blessés. Pour tenter de comprendre son geste, on pouvait lire dans le journal personnel de l’assassin http://georgesodini.com (page désormais retirée d’internet) la préméditation manifeste du massacre. Dès le 5 novembre 2008 et pendant neuf mois, l’homme tient en effet un blog dans lequel il confesse sa frustration à l’endroit des femmes et il déverse sa rancoeur et sa haine des femmes. A la veille de la tuerie, il écrivait : « J’ai pris ma journée, ce lundi, pour m’entraîner et faire en sorte que tout soit nickel... Demain, c’est le grand jour ». Les bien-pensants, tenants de l’ordre établi et du patriarcat, se précipitent dans les colonnes de Rue 89 pour nous dire que la misère sexuelle explique tout (isolement, tension, misère sexuelle, désarroi, solitude) : les soi-disants besoins irrépressibles des hommes vont longtemps encore légitimer l’inexcusable et l’inacceptable ! En réalité, la banalisation de la violence envers les femmes donne aux hommes le droit de vie et de mort sur les femmes qui se dérobent à eux et nous permet de comprendre l’état de misogynie où peut glisser un individu narcissique, obsédé par les femmes qu’il n’a pas. Revue de presse de cette tuerie aux accents de vengeance et rappel d’une publication « Les meurtres en série et de masse » 2008, Sisyphe".

.