Je ne vous refais pas le coup des résolutions. Je reprends les mêmes et je recommence, il fait trop froid ! Le rapport ? Aucun. Bonne année, et voilà !
J’ai d’autres sujets de méditation. Les infos me fascinent. Hier, la journée entière a été rythmée par les bulletins inquiets concernant Jean Le Cam, concurrent de cet absurde Vendée Globe qui tant passionne les foules à ce qu’on dit. Le bateau retourné, une houle impossible, on craint le pire. Finalement, tout va bien, il est sauvé, il reviendra bientôt, puis repartira, bien sûr, et on s’inquiètera encore… Moi, pas tellement. Les gens qui risquent leur vie dans des entreprises qui les passionnent ont la chance de choisir leur destin, et c’est un privilège de nanti. Leur mort éventuelle en pleine aventure est triste, mais c’est une belle mort. Puisqu’il faut mourir…
Pendant ce temps, pas un mot, pas une ligne sur Ophélie Bretnacher. Rien. Elle fait désormais partie des évaporées. Elle n’est plus là, point. On devrait se contenter de cette non-info. Je ne m’en contente pas. Une jeune fille de vingt ans a disparu. Dans un océan plus que démonté, celui de la réalité quotidienne, lors d’une traversée autrement périlleuse, celle d’un simple pont quand il fait nuit et qu’on est une fille. Qu’est ce qu’on fait, dans ce cas là ? Apparemment, rien. On la passe par pertes et profits ? Si l’enquête continue, qu’on nous informe. Y a t-il enquête et si oui, où en est-on ? A t-on mobilisé des moyens dignes de ce nom ? Il est à craindre que non. Et c’est un scandale.
i.A !