Sarko est en Arabie Saoudite. Sans Carla. Pourquoi, sans Carla ? Parce qu’elle se serait pas tellement marrée, là-bas. Nous sommes en terre d’apartheid. Les femmes sont bouclées, au secret. Ce n’est pas tout. Selon les coutumes et le droit local, Carla est une femme adultère. Ce qui va chercher dans les 80 coups de fouet, l’amputation du nez ou quelque médiévale fantaisie non homologuée par le protocole des visites officielles. Carla est donc restée à la maison pendant que son Chevalier partait sauver la planète en Airbus-one, son fidèle destrier d’argent, fendant les nuées d’un trait d’hydrocarbures en fusion. C’est beau.
Euh non. Il va juste essayer de leur vendre des armes, aux archaïques de l’or noir. Ça va pas être facile, y’a de la concurrence. Y’a l’autre qui rôde. Le cow-boy. Le deubeul-you Bush. C’est lui qui va ramasser, parce que les princes du désert, c’est d’abord des gros estomacs, des voraces. Juste derrière l’estomac, ils ont certes un foie distendu mais surtout la foi. Distendue aussi. Ils font une cirrhose du religieux. Ça diminue nos chances, parce qu’en matière de religion, le yankee est plus branché que le gaulois et sa fâcheuse tendance à la laïcité. Ça doit être pour ça que notre Président en rajoute. Il ferait mieux de lire « Les filles de Riyad », de Rajaa Alsanea (Plon) avant de louer la « modernité » de l’Islam à la Saoudienne. C’est toujours mieux quand on sait de quoi on parle.
iA !