ATTENTION, nouvel article de sporenda ! Précipitez vous ! Quant à moi, décidément, je ne décolère pas...
« Rien ne laissait présager le fatal dénouement ». Un internaute me signale avoir entendu cette phrase hier, dans le journal de 13h sur France 2, déclarée benoîtement par un officier de gendarmerie au sujet de cette mère de famille abattue le matin même d’une balle dans la tête par son ex mari contre lequel elle avait porté plainte la veille. L’internaute remarque, à juste titre : « Il s’est juste trompé d’adverbe il devait dire TOUT laissait présager la suite !! ».
Sur le site TF1 news, je lis qu’effectivement, les gendarmes sont d’avis que rien ne permettait de prévoir le drame. Résumons : procédure de divorce, relations très hostiles, épouse relogée par les services sociaux et ayant déposé une plainte pour harcèlement contre son mari. Et là, surprise ! Le lapin qui sort du chapeau ! Ça alors ! Il dit qu’il va la tuer et il la tue ! Comment voulez vous qu’on se doute ! On est des gendarmes, pas des voyantes extra-lucides !
Si ce n’était pas aussi tragique, si une femme (encore une !) n’y avait pas laissé sa vie, ces déclarations de la maréchaussée seraient comiques. On leur enseigne quoi, à nos braves Pandores ? Ils attendent quoi pour se rendre utiles ? Que l’assassin passe un coup de fil ? Qu’il envoie un texto trois jours avant de passer à l’acte ? Qu’il dépose un avis d’assassinat en trois exemplaires datés et signés ? Il arrive un moment où le déni devient non-assistance à personne en danger et où cécité équivaut à complicité.
iA