Ce matin, comme annoncé, je suis allée au Nouvel Obs chatter avec des internautes. Un jeune stagiaire qui tape plus vite que son ombre s’est obligeamment substitué à moi pour passer mes réponses par le clavier. Voilà le résultat. Beaucoup de questions, une centaine, et pas le temps de répondre à tout. J’ai sélectionné un échantillon représentatif, en incluant les habituelles niaiseries de ceux qui plaisantent sur les vicissitudes qu’ils n’ont pas à subir. C’est la loi du genre... Mais j’ai aussi pris plaisir à répondre à des questions plus subtiles, que nous pouvons évidemment approfondir si le coeur vous en dit... Bonne lecture. J’ai ensuite répondu à une journaliste qui m’a interrogée sur Elisabeth Badinter. Ce que j’ai dit ? Qu’E.Badinter, dans "Fausse route" (2003) fait le procès global du féminisme. Les média lui réservent une place considérable. Mais celles qui sont mises en accusation n’ont pas la même ouverture médiatique quand il s’agit de répondre. E.Badinter peut donc continuer en toute quiétude à surfer sur le thème de la victimisation, admirable concept à absoudre les salauds.
Pendant ce temps on débat de l’opportunité du boycot de la cérémonie d’ouverture des J.O, rapport aux Tibétains. Moi, ce jour là, je jouerai à la preuve par meuf : je compterai les délégations olympiques sans femmes du tout. Qui c’est qui les boy-cotte, les no-girls-lands ?
iA.