théâtre des blancs manteaux, paris 4ème, du jeudi au samedi, 22 heures.
Moi je parle anglais, j’ai de la famille aux Etats-Unis, j’ai vis-à-vis des yankees un rapport affectif, enraciné dans mon enfance, dans mes premières émotions littéraires signées Mark Twain ou Louisa May Alcott, dans les comédies musicales de Busby Berbeley, ou les chorégraphies de Fred Astaire et Gene Kelly, vous l’avez compris : je suis américanophile en profondeur.
J’aime aussi les pionnières, les femmes des générations précédentes qui nous ont balisé les chemins de la liberté. Les audacieuses, les rebelles, les baiseuses sauvages, subversives et magnifiques. Les artistes. Les écrivaines, chanteuses, comédiennes qui n’acceptèrent pas les règles du jeu, qui ne s’en laissèrent pas conter, qui écrivirent l’histoire à leur manière, des deux côtés de l’Atlantique.
Il se trouve que j’en connais une, de meuf, qui a les mêmes enthousiasmes que moi. Une amie. Elle aime l’Amérique et les femmes insoumises. Elle le dit, le crie, le chante, avec admiration, tendresse, humour... En plus, elle a du talent. Elle est sur scène en ce moment. Elle ressuscite Mistinguett, Yvette, Arletty, Marlene, Josephine, Mae, Tallulah, etc... Elle rend hommage à Madonna, Gréco, Juliette... Elle interprète, elle incarne, elle parle, elle fait l’andouille. Elle me fait rire, elle me fait pleurer. Aux Blancs Manteaux, du jeudi au samedi, à 22h. Elle s’appelle Caroline. Caroline Loeb. Son spectacle s’appelle "Mistinguett, Madonna et moi". Ne la loupez pas.
iA !