Hier soir, match de foot. Encore ? Oui, encore. Domenech, baballe, tout ça… Bon. On s’en fout ? Oui. C’était contre la Tunisie. Pourquoi je vous en parle ? Parce que Amina et Lâam, chanteuses franco-tunisiennes, avaient comme mission, petite intrusion féminine dans ce monde total masculin, un peu de douceur dans ce monde de brutes, de chanter les hymnes français et tunisien. Lâam s’est courageusement lancée a capella dans une Marseillaise copieusement sifflée. Saluons au passage le courage de la chanteuse, ça doit être coton comme expérience… Lâam, comme toute enfant de l’exil, est perçue comme Tunisienne ici, et Française là-bas. Jamais à sa place, nous connaissons tou-te-s ce sentiment… Bravo, Lâam.
Ce matin réactions dans toute la presse, bouh, c’est moche, on n’a pas le droit de siffler la Marseillaise. Et bien si, on a le droit. Ça s’appelle la liberté d’expression, et ceux que la Marseillaise désoblige ont le droit de le faire savoir. Personnellement, je trouve ça nullissime, et il suffit d’avoir entendu la Marseillaise à l’étranger pour avoir les tripes nouées, et s’être sentie tricolore des cheveux aux orteils. Mais bon. Qu’il y ait des blaireaux dans les habitués du stade de France n’a rien de surprenant, si ? En l’occurrence, quelques ados mal dégrossis en mal d’éducation. J’adore la Marseillaise (pas les paroles). Mais en cas de match France-Espagne, je suis toujours du côté de l’Espagne. Voilà. Les choses ne sont pas si simples…
Et voilà que notre ministre premier se distrait de la crise financière pour prendre le temps de déclarer qu’il faudrait interrompre les matches quand il se passe des choses comme ça ! Ok, François, mais tu t’y colles, tu laisses pas les CRS tous seuls sur ce coup là ! Tu vas sur le terrain et tu assumes ! Va y avoir du sport, comme on dit !
iA !