On apprend qu’une Américaine a donné le jour à des octuplés, et que dans l’hôpital où elle a accouché, toute l’équipe est contente, ils sont une quarantaine. Champions du monde ! Moi, consternée par la vision de ces bébés-têtards intubés et vagissants dont on se demande comment ils vont s’en sortir. Puis on apprend que la mère, sans ressources, a déjà eu six enfants obtenus par la même méthode d’implantation embryonnaire. Quatorze enfants à elle toute seule ! On peut douter de la santé mentale de cette femme. On n’a pas tort, puisqu’elle se serait fait opérer plusieurs fois pour… ressembler à Angelina Jolie ! Cette femme a besoin de se faire soigner. En lieu et place d’une thérapie adaptée, elle trouve des équipes entières de médecins prêts à l’utiliser comme cobaye.
Ça fait penser à Lolo Ferrari, qui croisa sur le chemin de ses angoisses et de ses délires des gentils toubibs (et un gentil mari) pour lui implanter des kilogrammes de silicone jusqu’à la caricature pathétique, et jusqu’aux exhibitions, comme une bête de cirque, dans des discothèques où le chaland se croyait le droit de la palper comme un fleuron du salon de l’agriculture… Elle en est morte, qui s’en soucie ?
Que des femmes fragiles, anéanties par l’hyperpuissance du mythe de la féminité, en viennent à envisager des solutions extrêmes pour ressembler à des images, est assez inquiétant en soi. Mais que reste-il du serment d’Hippocrate chez les médecins qui en profitent pour s’enrichir ou agrémenter leur carrière de records imbéciles ?
iA !