Après trois romans, j’ai eu envie de partager mes réflexions sur le monde comme il va.
À la manière des continents, qui se déplacent sans mouvement perceptible jusqu’à changer la face du monde, la révolution des femmes a imposé une autre réalité.
Les féministes écrivent, analysent, s’expriment, mais ont un accès très limité aux mass media.
Les mass-media en parlent beaucoup, le plus souvent pour mettre le féminisme en accusation.
Les politiques font l’impasse sur la question, absente de leur programme, à droite comme à gauche.
C’est une révolution silencieuse. Une révolution sans nom. Une révolution contrainte à la clandestinité.
Pourtant, quand les femmes bougent, tout change de place. Sphère publique et sphère privée se confondent. La société toute entière gagnerait à penser les conséquences de ce bouleversement.
Le vieux patriarcat craque de partout, mais il résiste. De toutes ses forces, debout sur les freins. Encore costaud, le bougre…